Résumé

Dans Parc Sauvage (2008), récit apparemment simple de Jacques Roubaud, un des jeux favoris des deux enfants protagonistes, vivant sous la menace des rafles allemandes, consiste à communiquer par messages secrets. L’agencement des lettres, syllabes ou mots par lesquels ces messages sont résumés en fin de chapitre s’avère obéir à une contrainte oulipienne. Si le lecteur familier de Roubaud reconnaît certains faits de la vie de celui-ci, le texte ne saurait se lire comme un récit d’enfance autobiographique. Le rapprochement de Parc Sauvage avec d’autres récits situés à la même époque permet de constater que Roubaud s’y livre à une déambulation mémorielle dans laquelle la mise par écrit de ses souvenirs d’enfance les fait changer sans cesse de forme. Ce rapprochement révèle également à quel point le goût des formes oulipiennes ou autres dispositifs formels dépasse chez Roubaud le champ de l’expérimentation ludique.

Jeux de mots – enjeux littéraires, de François Rabelais à Richard Millet

Essais en hommage à Sjef Houppermans

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