Robert de Flers endeuillé : la mort des grand-mères chez Proust

in Proust et l'argent
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L’amitié de Marcel Proust et Robert de Flers est soigneusement documentée dans plusieurs études. Mais, au-delà des détails biographiques, voire anecdotiques, certaines questions proprement littéraires méritent réflexion : comment des données de la vie réelle sont-elles transposées dans des articles journalistiques puis, ensuite, à un roman aussi complexe que la Recherche ? Le portrait posthume « Une grand-mère », que Proust consacre à Mme de Rozière, grand-mère maternelle de Robert de Flers, suggère des hypothèses prometteuses. Selon Anne Chevalier, cet « extraordinaire » article permet de « lire un reflet du propre deuil de Proust et l’annonce des relations qui lient, dans À la recherche du temps perdu, le héros à sa mère et à sa grand-mère ». En ce sens, cet article a pour but de traiter brièvement des principaux aspects de leur amitié : le rôle joué par Mme de Rozière dans l’éducation de son petit-fils, les débuts des rapports avec Proust au Lycée Condorcet, ainsi que leur fréquentation des plus importants cercles mondains de Paris pendant la Belle Époque. Nous comparerons ensuite les formes de représentation du deuil dans l’article « Une grand-mère » avec certains passages de Le Côté de Guermantes, où le narrateur décrit la mort de sa grand-mère, Bathilde. Nous espérons ainsi mieux comprendre comment fonctionnent les « annonces romanesques » de Proust, si fréquentes dans son œuvre journalistique.

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