14 Multiplier les vices à l’époque des philosophes : « nature » ou géométrie (Loquet, Sade) ? 316

in La pensée sérielle, du Moyen Age aux Lumières
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Résumé

Dans cet article, nous proposons une lecture de l’œuvre mystique de Marie-Françoise Loquet, publiée dans les dernières décennies du XVIIIe siècle, qui met en avant le rôle des structures typiquement sérielles dans celle-ci. Nous présentons à cette fin une analyse croisée des quatre romans d’apprentissage religieux qu’elle publie de son vivant – Voyage de Sophie et d’Eulalie au Palais du Vrai Bonheur (1781), Entretiens d’Angélique pour exciter les jeunes personnes du sexe à l’amour et à la pratique de la vertu (1781), Cruzamante ou la Sainte Amante de la Croix (1786) et Entretiens de Clotilde pour exciter les jeunes personnes du sexe à la vertu (1788) – et le premier roman du marquis de Sade, publié dans la décennie suivante, Justine ou les malheurs de la vertu (1791) ; avec en outre quelques renvois ponctuels à ses Cent vingt journées de Sodome ou l’école du libertinage. Dans l’œuvre de Loquet, le lecteur trouve une combinaison à la fois de l’encyclopédisme typique de son époque – conçu comme volonté de tout décrire, et comportant une multiplication sans cesse des vices et vertus – et du système médiéval et pour ainsi dire organique de la série des Vices et Vertus. Dans les romans de Sade au contraire, le comptage mathématique et l’esprit de géométrie vident les vices et vertus de leur contenu moral, les réduisant à autant de « poses » dans son théâtre vicieux du monde.

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