Les complétives en arabe classique: entre parataxe et hypotaxe

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Nous sommes parti dans cet article de la hiérarchie sémantique des différentes classes des verbes introducteurs de complétives propositionnelles, proposée par le linguiste cognitiviste Givón Talmy. Nous avons revu partiellement cette hiérarchie, notamment pour ce qui concerne le milieu et le bas de l’échelle de liage, et ce à partir des données de l’arabe classique<xref ref-type="fn" rid="FN1">1</xref>. Cette révision nous a permis de montrer que le liage sémantique est reflété par le degré d’intégration syntaxique, que l’emploi du muāri manūb (l’inaccompli subjonctif) après an est dû à sa valeur modale, qui permet de situer un processus dans la sphère subjective du possible et de l’éventuel. Cette étude nous a conduit enfin à nous intéresser aux particules an et anna, et à montrer qu’elles ne sont pas des connecteurs subordonnants, mais des opérateurs nominalisateurs qui permettent à un processus d’être conceptualisé comme un objet pour occuper les positions syntaxiques réservées d’ordinaire aux syntagmes nominaux dans une construction propositionnelle plus grande. Tous ces constats nous ont permis de revoir l’opposition entre parataxe et hypotaxe, et de considérer que la nominalisation des processus par le biais des particules an et anna représente un procédé intermédiaire de complexification.

Les complétives en arabe classique: entre parataxe et hypotaxe

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