De l’oeil et de l’esprit : une semiotique du visible et de l’invisible dans Dalāʾil al-iʿǧāz d’al-Ǧurǧānī

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Le Dalāʾil al-iʿǧāz (Signes et preuves de l’inimitabilité du Coran) de ʿAbd al-Qāhir al-Ǧurǧānī (m. 471/1074) est reconnu comme l’un des traités majeurs de la rhétorique arabe. Et en tant que discours du savoir dont l’ambition affichée est celle d’une refondation de cette discipline, le sujet connaissant y tient une place centrale, en partie relativement à son rôle d’instance énonçante. C’est au niveau de cet opérateur d’énonciation que nous situerons notre analyse de la configuration discursive d’un contenu cognitif dans Dalāʾil. Ainsi, deux actes épistémiques vont retenir notre attention : la quête des signes, dont l’acte de voir (ʿayān) est l’instrument principal, et la quête des secrets. Dans cette double quête, le « je » du discours, comme expression formelle du sujet du savoir, est tenu pour une instance énonçante ancrée. C’est le « je-ici » identifiant le « champ positionnel du sujet » (Benveniste) dont il faut définir le parcours de compétence à travers lequel le sujet du savoir dans Dalāʾil se déploie comme une affirmation de soi.

De l’oeil et de l’esprit : une semiotique du visible et de l’invisible dans Dalāʾil al-iʿǧāz d’al-Ǧurǧānī

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References

3

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 90 94-97 99-100 136-137 193-194 249 279-280 312-313 354 360-361 403-404.

4

Ibid. p. 401 476.

5

Ibid. p. 458. D’autres lexicalisations dans les Dalāʾil pour désigner et mettre en valeur l’objet d’étude de la balāġa : « centre de gravitation » (al-quṭb allaḏī ʿalayhi l-madār) « le pilier » (al-ʿamūd) un objet « noble » (maḥall min al-šaraf) « objet de la science de la rhétorique » (al-ʿilm bi-mawḍiʿ al-balāġa). Voir p. 104 116 290.

7

Ibid. p. 7-9.

8

Émile BenvenisteProblèmes de linguistique généraleParisGallimard1966i p. 174.

10

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 84.

11

Paul RicœurTemps et récit : le temps racontéParisSeuil1985iii p. 253.

12

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 455 : « Le discours sur [le sens figuré] est devenu une science en soi et une techné à part entière » (ṣāra l-kalām fī [l-maǧāz] nawʿ min al-ʿilm mufrad wa-ṣināʿa ʿalā ḥidda).

14

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 100-101.

15

Ibid. p. 90. Voir le dictionnaire des termes rhétoriques de Aḥmad Maṭlūb Muʿǧam al-musṭalaḥāt al-balāġiyya wa-taṭawwuruhā Beyrouth Maktabat Lubnān nāširūn 1996 p. 234 237 545. Sur l’évolution historique de ces notions d’al-Ǧāḥiẓ (m. 255/868) jusqu’à al-Qazwīnī (m. 739/1338) voir id. Muṣṭalaḥāt balāġiyya Bagdad al-Maǧmaʿ al-ʿilmī l-ʿirāqī 1972 p. 9-32 41-48 66-78.

19

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 59.

20

Ibid. p. 59-60.

22

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 129. Voir aussi pages 60 et 362.

24

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 60 359.

28

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 60.

29

Ibid. p. 121.

30

Ibid. p. 104.

32

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 255-261.

33

Ibid. p. 117.

34

Ibid. p. 121.

35

Ibid. p. 121.

36

Ibid. p. 162-181.

37

Ibid. p. 202-205.

38

Ibid. p. 297-310.

39

Ibid. p. 311-334.

40

Ibid. p. 223-245.

41

Ibid. p. 61-62 65-83.

43

CoquetLe discours et son sujet p. 155.

44

Ibid. p. 155.

47

Ibid. p. 71.

48

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 131 277 279 396 459.

49

Ibid. p. 52 58 60 62 63 125 201.

50

Ibid. p. 281.

51

Ibid. p. 103 353 357 372.

53

J.-Cl. CoquetLa quête du sens : le langage en questionParisPresses Universitaires de France1997 p. 1.

56

BenvenisteProblèmesi p. 260. Voir aussi Gérard Dessons Émile Benveniste Paris Bertrand-Lacoste 1993 p. 65-70.

57

Ibid. p. 251.

58

BenvenisteProblèmesi p. 252.

65

É. BenvenisteProblèmes de linguistique généraleParisGallimard1974ii p. 69.

68

M. Merleau-PontyL’œil et l’espritParisGallimard1964 p. 53.

69

Ibid. p. 59.

71

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 168 195 196 242 282 289 320. Aussi ibid. p. 174 198 201 242 271 et 416.

73

Merleau-PontyLe visible p. 264. Voir note supra 61.

74

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 116.

78

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 85 92 93 105 114 118 119 120 121 122 123 124 125 126 130 131 133 134 135 166 167 266.

79

Ibid. p. 121 167 180 181 272 283 357 378 400.

80

Sur cette opposition voir Houari TouatiIslam et voyage au Moyen Âge : histoire et anthropologie d’une pratique lettréeParisSeuil2000notamment les chapitres ii (« À l’école du désert ») p. 57-94 et iv (« Autopsie d’un regard ») p. 123-185.

81

TouatiIslam et voyage p. 57-94 chapitre ii (« À l’école du désert »).

83

Ibid. p. 125.

85

TouatiIslam et voyage p. 128.

86

Ibid. p. 126.

87

Ibid. p. 133.

88

Ibid. p. 132. Rappelons à cet égard l’obédience muʿtazilite d’al-Ǧāḥiẓ. Notons également qu’au nom de cette « supériorité dogmatique de la vue sur l’ouïe les théologiens muʿtazilites nourris de rationalisme aristotélicien ont raillé les traditionnistes pour avoir sans discernement transmis toutes sortes de traditions aussi invraisemblables les unes que les autres ». Ibid. p. 124.

92

Ibid. p. 104. Littéralement ahl al-naẓar signifie « les gens qui s’adonnent à la spéculation » mais souvent cette désignation renvoie aux théologiens (al-mutakallimūn).

95

Ibid. p. 85.

98

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 377.

100

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 89.

101

Ibid. p. 47 52 60 86 104 129 261.

102

Ibid. p. 104 125 362.

103

Ibid. p. 47 86 298.

104

Ibid. p. 80.

108

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 473.

109

Ibid. p. 475.

110

Ibid. p. 475.

111

Ibid. p. 400-401.

113

Ibid. p. 256.

114

J.-Cl. CoquetLe discours et son sujetParisKlincksieck1985ii (Pratique de la grammaire modale) p. 28. Il faut préciser que savoir métaphorique et savoir métonymique sont utilisés dans ce contexte pour qualifier deux discours métalinguistiques et ne font pas référence d’une manière directe aux deux figures connues et répertoriées dans la taxinomie rhétorique.

115

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 86.

116

CoquetLe discours et son sujetii p. 43.

117

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 104. Un autre passage oppose dans le domaine de l’éloquence le critère de l’ouïe (samʿ) à celui de la raison (ʿaql). Le premier relève du savoir sensible (ḥiss) ; le second de l’intelligible (maʿqūl) p. 367.

118

CoquetLe discours et son sujetii p. 171.

120

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 85 122 377.

122

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 86.

126

De CourcellesD’un principe philosophique p. 23 : « Il apparaît bien que le secret est avant tout objet de désir un objet désirable et transformable selon celui qui l’inscrit dans les textes celui qui l’interprète celui qui s’en sert. L’étrangeté du monde et l’opacité des mots font que les hommes n’en auront jamais fini avec le secret qu’écrire le secret les secrets c’est faire acte de présence au cœur des choses ».

128

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 60 116 125 131 169 189 202 203 215 223 231 246 247 256 264 275 297 310 333 398 401 474 477.

129

Ibid. p. 60 61 88 112 116 125 127 129 131 162 174 180 201 227 231 241 242 269 275 291 298 310 329 333 380 398 477.

130

Ibid. p. 96 248.

131

Ibid. p. 203 245.

132

Ibid. p. 180 256.

133

Ibid. p. 129.

134

Ibid. p. 60.

135

Gaston BachelardLa poétique de l’espaceParisPresses Universitaires de France1957 p. 131.

136

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 245.

137

Ibid. p. 398. C’est aussi de la même manière qu’est présentée la métonymie (al-kināya). Ibid. p. 291.

138

Ibid. p. 162.

139

Ibid. p. 223.

140

Ibid. p. 231.

141

Ibid. p. 297-298.

142

Ibid. p. 202.

143

Ibid. p. 329.

145

Michel De CerteauLa fable mystiqueParisGallimard1982 p. 133.

146

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 256.

147

Ibid. p. 401.

148

Ibid. p. 474.

149

Ibid. p. 246-247. Il arrive même à des savants en l’occurrence les spécialistes de rhétorique de manquer de vigilance à propos des subtilités rencontrées au moment de traiter par exemple la question du sens figuré (maʿnā l-maʿnā) de la forme d’expression (lafẓ) ou de l’agencement (naẓm). C’est ce que disent les deux citations suivantes : mā qawluka fī šayʾ qad balaġa min amrihi an yuddaʿā ʿalā kibār al-ʿulamāʾ bi-annahum lam yaʿlamūhu wa-lam yafṭinū lahu ? Ou encore : ṯumma lam yanfakka l-ʿālimūn bihi wa-llaḏīna hum min ahlihi min duḫūl al-šubha fīhi ʿalayhim wa-min iʿtirāḍ al-sahw wa-l-ġalaṭ lahum. Voir Al-Ǧurǧānī Dalāʾil p. 264-265.

152

De CerteauLa fable p. 133.

154

De CerteauLa fable p. 135.

155

Ibid. p. 133.

157

Ibid. p. 197-198 207-211.

158

Al-ǦurǧānīDalāʾil p. 131.

160

Ibid. p. 370.

161

Ibid. p. 371.

162

Ibid. p. 231-232.

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