Les adverbes zài du chinois mandarin et encore dans le système temporel de Reichenbach

In: Cahiers de Linguistique Asie Orientale
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  • 1 1Université Paris 8 - Vincennes Saint Denis Structures Formelles du Langage, CNRS UMR 7023 UFR Sciences du Langage 2, rue de la Liberté 93526 Saint-Denis Cedex donazzan@linguist.jussieu.fr
  • 2 2Université Paris 13 - Paris Nord LIPN, CNRS UMR 7030 Département de Mathématiques - Institut Galilée 99, Avenue Jean-Baptiste Clément 93430 Villetaneuse schwer@lipn.univ-paris 13. fr
  • 3 3Université Paris Diderot - Paris 7 Laboratoire de Linguistique Formelle, CNRS UMR 7110 75205 Paris Cedex 13 tovena@linguist.jussieu.fr

Ce travail étudie les propriétés sémantiques de l'adverbe zài ??? du chinois mandarin, que nous analysons comme un adverbe de répétition restreint aux événements prospectifs par rapport au temps d'évaluation, et comparons avec l'adverbe encore du français, en reprenant l'analyse de Renaud et Luo (1987). Un examen détaillé des contraintes imposées par le système aspectuel des deux langues nous permet d'analyser les interactions de ces deux adverbes avec l'information temporelle véhiculée par la phrase. Notre description formelle s'appuie sur la caractérisation des différentes formes d'itération produites par les adverbes répétitifs, proposée par Donazzan (2008); Tovena et Donazzan (2008), et sur la représentation du modèle reichenbachien des temps verbaux sous forme de treillis de Delannoy généralisés, présentée par Autebert et Schwer (2003), et appliquée par Schwer (2007) à l'étude des temps verbaux.

  • 1 Le terme d'événement nous permettra ici de rendre l'anglais event, dans son opposition à état (state). Pour traduire le terme anglais plus général de eventuality, qui s'applique tant aux événements qu'aux états (cf. Smith 1991), nous emprunterons à Fradin (2003) le terme français d'évenance.

  • 2 Pour une introduction à la notion sémantique de pluriactionnalité, le lecteur peut se rapporter à Laca (2007).

  • 3 Aux trois lectures exemplifiées en (l)-(3), s'ajoute aussi la lecture dite 'restitutive' (voir Stechow 1996 et références citées), qui, n'étant pas pertinente pour notre analyse de encore et zài, ne sera pas discutée ici.

  • 4 Il peut être intéressant de remarquer que l'anglais peut exprimer les lectures itérative et continuative à l'aide d'adverbes, cf. Mary washed the shirt again et Mary is still washing shirts, mais que la lecture incrémentale nécessite une toute autre forme d'expression, par exemple une modification adnominale comme en Mary washed one more shirt.

  • 5 La procédure LIFO, à savoir 'le dernier entré est le premier traité' (en anglais, Last In First Out), correspond à un accès aux informations par une seule extrémité de la structure, à savoir celle correspondant au dernier ajout.

  • 6 Nous citerons, au coté des adverbes d'itération, la reduplication verbale et les classificateurs verbaux de fréquence (cf., entre autres, Paris 1981; Lam et Vinet 2005). 7 Pour gloser les exemples chinois, nous employons les abréviations suivantes : ASP=morphème aspectuel; CL=cIassincateur; FIN�articule finale exclamative/ modale ; MOD = auxiliaire modal; PART=particule; NEG = morphème de négation; STR = morphème fonctionnel. La langue discutée dans cet article est limitée à la variété du dialecte du Nord considérée comme chinois 'standard' (pútÕnghuà). Dans le cas où l'auteur n'est pas précisé, les exemples chinois sont à considérer comme originaux. L'appréciation de grammaticalité a été confirmée dans chaque cas par au moins deux locuteurs natifs du mandarin, en prenant les précautions nécessaires pour éviter que ces appréciations ne reflètent une préférence due à des interférences dialectales.

  • 8 Nous prédisons l'impossibilité de zài de se combiner avec les prédicats statifs au moyen de la contrainte de prospectivité, cf. section 2.1.2, qui, en requérant l'identification d'une borne, ne peut pas être satisfaite par les statifs. Ce deuxième point fait partie de la caractérisation aspectuelle de cet adverbe, qui, en Donazzan et Tovena (2007), complète le volet temporel ; nous reviendrons sur ce point dans la discussion suivante. Toutefois, cette définition est imprécise vis-à-vis des contextes tels (i) ci-dessous où zài peut modifier un prédicat statif comme 'grand'. (i) Zài dà de Îengyil wô yë bû pà! zài grand STR tempête je aussi NEG craindre 'Même si la tempête était plus violente, je n'aurais pas peur!'

  • Nous ne nous intéresserons pas ici à ce contexte d'utilisation, car dans ce cas zài véhicule une information qui n'est pas temporelle, mais qui concerne un degré sur l'échelle donnée par la propriété en question. Nous remercions Marie-Claude Paris d'avoir attiré notre attention sur ce point. 9 Cette phrase est acceptable, avec une interprétation distincte de celle en discussion ici, si le pinyin zài correspond au morphème marquant l'aspect progressif «- 'être en train de'.

  • 10 Voir les analyses proposées par Muller (1975), Hoepelman et Rohrer (1980), Martin (1980), Nef (1981), Borillo (1984), Tovena et Donazzan (2008) parmi d'autres.

  • " Plus exactement, 'deux kilomètres' donne la mesure du chemin à parcourir, qui, lui, peut fonctionner comme thème incrémental, suivant la définition de Dowty (1991), mais voir aussi Krifka (1992) et Tenny (1994). C'est-à-dire que la structure du thème peut être mise en correspondance avec la structure de l'événement et donc que la progression mesurée sur l'une correspond à la progression mesurée sur l'autre.

  • l'ensemble vide), les treillis de Delannoy généralisés sont engendrés par ce point unique, à partir d'un système de réécriture. Schwer (2007) a montré que ces treillis permettaient de générer l'ensemble de toutes les situations temporelles possibles selon un ordre compatible avec la ligne temporelle, c'est-à-dire en choisissant le point extrémal générateur correspondant à la situation temporelle la plus lointaine dans le passé, le point extrémal terminal correspond à la situation temporelle la plus lointaine dans le futur et tous les chemins dans le treillis constituent les différentes possibilités de passer "pas à pas" de ce passé à ce futur. Finalement, on remarquera aussi que, contrairement au demi-treillis des pluriels, pour lesquels tous les chemins du niveau le plus bas au niveau le plus haut ont la même longueur, les chemins reliant les deux points extrêmes des treillis de Delannoy généralisés n'ont pas la même longueur. �3 Ce système, et en particulier, l'interprétation des trois paramètres E, R et S, a donné lieu à de nombreuses discussions (voir en particulier Homstein 1990, Klein 1994, Vetters 1996, Vet 2007), mais nous pouvons ici nous satisfaire de cette description pour les temps verbaux usuels de l'indicatif français. En effet, notre raisonnement repose d'une part sur le fait que R est médiateur entre E et S - ce qu'on peut déduire de Reichenbach (1947:296-7) - et d'autre part sur une représentation originale des repères, que nous explicitons en section 4, qui consiste à leur attribuer la forme la plus économique compatible avec le sens de l'énoncé à décrire (suivant la proposition de Schwer 2010).

  • '4 Notre but est de travailler sur les positions temporelles globales, ce qui justifie la non prise en compte de la relation repéré/repère. Nous gagnons ainsi en concision, l'information perdue-et qui ne nous intéresse pas ici-peut être restaurée par des diacritiques.

  • 15 (X-Y-»X,Y— >Y-X) signifie alors: la sous-séquence X-Y peut se transformer en la sous-séquence X,Y; la sous-séquence X,Y en la sous-séquence Y-X. Deux séquences sont voisines si l'une est la transformée de l'autre par l'une des transformations données par les chaînes de type (U1) ou (U2).

  • 16 Soit E, R, S; R, E, S; E, S, R; S, E, R; R, S, E; S, R, E. 17 Les règles (U2i) et (U2ii) sont également des instances d'un schéma de règles plus général qu'il n'est pas nécessaire de détailler ici (cf. Autebert et Schwer 2003). Notons simplement ici que ce système s'applique sur toute séquence formée d'un nombre quelconque d'occurrences de lettres R, S et E, ce qui est le moteur de notre formalisation. Etant donnés les trois entiers naturels e, r, s, D(e,r,s) représente le treillis de Delannoy généralisé associé à e occurrences de E, r occurrences de R et s occurrences de S, avec les mêmes règles de réécriture.

  • 18 Les règles (�72i) et U2ii) sont absorbées par ces règles en négligeant le troisième repère.

  • '9 Notons que la transformation des trois repères reichenbachiens en intervalles aurait conduit à utiliser le treillis D(2,2,2), généré avec le même système de réécriture

  • mais qui comporte 409 noeuds. Notons également que, si l'on ne tient pas compte de la contrainte temporelle entre l'événement asserté et l'événement présupposé, on est conduit à devoir utiliser le treillis D(1,1,1,1) qui possède un système de réécriture sur quatre lettres et contient 75 nœuds (Schwer 2002). Les problèmes posés par la combinatoire des nœuds montrent l'importance du choix du treillis de Delannoy généralisé pour la représentation des phénomènes linguistiques.

  • 20 Cette représentation d'un R étendu rejoint ici les propositions de Klein (1994), qui nomme cet intervalle topic time. 21 C'est-à-dire les prédicats qui figurent dans les phrases que Lin (2003, 2006) qualifie de 'nues' (bare sentences). Nous empruntons ici ce terme, en appelant les prédicats sans marque aspectuelle apparente des prédicats morphologiquement 'nus',

  • zz Ce gradient sémantique a aussi un reflet syntaxique : l'adverbial qui exprime explicitement la localisation prévue pour l'événement dans le futur se trouve préférablement dans une position qui permet une lecture contrastive, cf. (43) vs.

  • (45) plus haut et aussi le contraste entre (i) et (ii) ci-dessous. (i) ? ?Mingtiân wô hën mang. demain je très occupé ('Demain, je suis très occupé.') (ii) Wô mingtiân hën mang. je demain très occupé 'Demain je suis très occupé.' La différence de position des adverbiaux de temps est d'autant plus pertinente, en absence d'un modal explicite, pour favoriser l'émergence de la lecture de zài dite 'de postposition', cf. (iii), qui est possible en effet seulement dans des contextes de planification explicite de l'action future : (iii) ( ??Mingti�n) wômen mingtian zài qù ba! demain nous demain zài aller FIN 'Allons-y (plutôt) demain!' Pour des raisons de cohérence et d'espace, nous ne discuterons pas ici cette occurrence de zài ; pour une analyse présuppositionnelle en parallèle avec la présente étude, voir Donazzan (2008).

  • z3 Ce qui peut se passer, d'une part entre Rd et S, et d'autre part entre El et Rf n'est pas pertinent, il est donc inutile d'y associer un espace temporel.

  • za On remarquera, au contraire, qu'il est possible dans ce cas d'utiliser l'adverbe hdi (i), qui peut correspondre justement à l'interprétation continuative de encore, exclue dans le cas de zài (Donazzan 2008). (i) Ta gângcâi hùi shûo yào qù ne. il juste hâi dire vouloir aller FIN `Il vient juste de dire qu'il veut (quand même) y aller.' Cependant, il n'est pas clair, pour nos informateurs, si le sens de hâi dans ces contextes doit être interprété comme celui d'un adverbe continuatif, ou comme un connecteur discursif (guand même), exprimant l'existence d'un état de choses en contradiction avec les attentes du locuteur.

  • 25 Pour une analyse de hui en tant que modal épistémique, voir Iljic (1985), Wang (2007), Donazzan (2008b).

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