Finding Common Ground Between Europe and Asia: Understanding and Conflict During the Persian Embassy to France in 1715

in Journal of Early Modern History
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In 1715, Louis XIV received Mohammad Reza Beg, an ambassador from distant Persia in the Hall of Mirrors at Versailles. The aging monarch greeted the ambassador in a suit encrusted with diamonds, a costume worthy of an Oriental potentate. The Beg and his entourage were no less splendid and the similarity between the Frenchmen and the Persian must have struck some viewers. King and ambassador played roles in a common drama—the ambassadorial visit—and they had more in common than one might expect. Thanks to the memoirs in manuscript of the introducteur des ambassadeurs, Baron de Breteuil, we know that the French worked hard to cooperate with the Beg despite cultural differences. After all, Breteuil and the Beg shared the goal of projecting the grandeur of their respective monarchies. This common ambition resulted in clashes of precedence between the French and Persian representatives, similar to those that occurred between European powers. This article suggests that “Orientalism” and cultural conflict did not necessarily shape the French response to the Persians. Rather, common diplomatic interests that transcended cultural differences underlay the encounter between West and East.

Finding Common Ground Between Europe and Asia: Understanding and Conflict During the Persian Embassy to France in 1715

in Journal of Early Modern History

Sections

References

12

William Roosen“Early Modern Diplomatic Ceremonial: A Systems Approach,” The Journal of Modern History 52 no. 3 (Sep. 1980): 452-476.

18

Anne KroellLouis XIV La Perse et Mascate37-38.

20

Anne KroellLouis XIV La Perse et Mascate53. According to the Encyclopedia Iranica a “Khan” is a title higher than a “Beg.” The title of “Beg” was equivalent to lord chief or prince and “kalantar” was the mayor in charge of town administration. “Kalantars” were usually notables chosen by the King. See A. Lambton “The Office of Kalantar under the Safavids and Afshars” in Mélanges d’Orientalisme offerts à Henri Massé a l’occasion de son 75éme anniversaire (Tehran 1963) 209-18. For more on Safavid titles and government posts see Willem Floor Safavid Government Institutions (Costa Mesa CA 2001).

21

Anne KroellLouis XIV La Perse et Mascate48-49. The correspondence between Richard and Pontchartrain and the Khan of Erivan and Torcy can be found in Affaires Étrangères Correspondence Politique Perse vol. 3. For more on the political role of the Khan of Erivan Mohammad Qoli Khan see Vladimir Minorsky Tadhkirat al-Muluk: A Manual of Safavid Administration (London 1943).

29

Baron de BreteuilMémoires10-11.

31

Baron de BreteuilMémoires61. “[L]es démarches d’un ambassadeur les jours de cérémonie sont des démarches graves dont les pas sont comptés et mésurés et auxquels il n’est pas permis d’ajouter ou de retrancher sans l’ordre exprès du roi.”

33

Baron de BreteuilMémoires43.

34

See Baron de BreteuilMémoires107. See Don Garcia de Silva y Figueroa L’Ambassade de D. Garcias de Silva Figueroa en Perse contenant la politique de ce grand Empire les moeurs du roy schach Abbas et une relation exacte de tous les lieux de Perse et des Indes où cet ambassadeur a esté l’espace de huit années qu’il y a demeuré trans. from Spanish by M. de Wicquefort (Paris 1667) and Jean Chardin Voyage du Chevalier Chardin en Perse et aux Indes Orientales par la Mer Noire & par la Colchide (London 1686).

35

Anne KroellLa Perse et la Mascate43. The Baron de Breteuil corresponded with Gaudereau. See Affaires Étrangères Correspondence politique Perse vol. 3 folio 386a-389a. For more on the interpreter Padery see Anne-Marie Touzard Le Drogman Padery: émissaire de France en Perse (1719-1725) (Paris 2005).

44

Baron de BreteuilMémoires101. François Pidou de Saint-Olon wrote about his experience in Morocco. See François Pidou de Saint-Olon État present de l’empire de Maroc (Paris 2002).

46

Anne-Marie TouzardLe Drogman Padery91. Also see AN AE-B/III/139 fol. 193v Arnoul à Pontchartrain Marseille 26 Octobre 1714.

47

Baron de BreteuilMémoires102. “Scrupuleusement attaché à sa religion et superstitieux à l’excès il prétendait qu’il ne lui était pas seulement permis de se lever sur ses pieds pour recevoir un chrétien.”

49

Baron de BreteuilMémoires103. “Ils me dirent que l’ambassadeur me faisait des excuses d’être oblige de me recevoir couché parce qu’il avait la fièvre je ne fus pas fâché de me servir de ce prétexte pour n’exiger aucune réception de lui . . .”

50

Baron de BreteuilMémoires101. “La religion des Persans ne leur défend point d’avoir des figures d’hommes et de femmes peintes dans son palais. Aussi l’hôtel des ambassadeurs fut meublé de tapisseries à personnages des plus belles du garde-meuble après celles qui ne servent qu’au roi. Je fis seulement observer de mettre dans la chambre où l’ambassadeur devait faire ses prières une tapisserie sans personnages de velours vert à bandes en broderie d’or aussi bien que le lit qui est magnifique.”

51

Baron de BreteuilMémoires120-121.

52

Baron de BreteuilMémoires121-122. “Elle a été touchée de la peine qu’il témoignait sur les malheureuses influences de la lune et pour récompenser en même temps sa docilité Sa Majesté s’est portée d’Elle-même à remettre l’audience au mardi de la semaine prochaine.”

54

Baron de BreteuilMémoires113. “Il est homme de considération dans son pays glorieux et vain à l’excès mais poli et gracieux quand il veut plaire. Il a tout l’esprit qu’on peut avoir et de l’humeur au-delà de ce que l’on peut dire: dès que sa tête commence à s’échauffer il passe en un moment jusques à la colère outrée. La nature lui a donné un ton de voix de taureau qui rend encore sa colère plus effrayante en sorte que pendant le chemin de Marseille à Paris quand il tombait dans ses emportements il avait fait trembler tout ce qui l’environnait.”

56

Baron de BreteuilMémoires114.

57

Baron de BreteuilMémoires114. “Je lui dis que s’il voulait éviter toute cérémonie il pouvait descendre seul jusqu’au carrosse auprès duquel le maréchal de Matignon et moi l’attendrions; qu’en l’abordant nous le mettrions entre nous deux et que le maréchal lui ferait les honneurs du carrosse; que cette manière se pratiquait avec les nonces du pape lorsqu’on va les prendre dans le carrosse du roi pour l’entrée. Il refusa de le faire et me dit qu’il était informé que M. de Matignon et moi devions monter et nous asseoir dans sa chambre et qu’il nous y ferait donner du café et du thé.”

58

Baron de BreteuilMémoires114.

59

Baron de BreteuilMémoires114. “Il refusa absolument de le faire sous le prétexte déjà cité que sa loi lui défendait.”

60

Baron de BreteuilMémoires114-115. “Il refusa encore cet expédient et quelques autres semblables que je lui proposai et cela avec un ton de colère et tant d’emportement que je fus enfin obligé de lui dire que s’il ne voulait pas faire la civilité que je lui demandais qui était certainement la moindre qu’on pouvait exiger de lui il ne ferait point d’entrée à Paris et que s’il ne faisait point d’entrée il n’aurait point d’audience du roi et ne rendrait point à Sa Majesté la lettre du roi de Perse.”

61

Baron de BreteuilMémoires114-115.

62

Baron de BreteuilMémoires114-115. “Et comme loin d’écouter la raison son emportement et son obstination à refuser augmentaient je le quittai pour aller concerter avec le maréchal de Matignon qui m’attendait en bas de monter en carrosse sans l’ambassadeur et de feindre de nous en aller persuadé que l’ambassadeur qui n’avait plus ni pot ni écuelle à Charenton parce qu’il avait tout envoyé dès le matin à Paris se laisserait plutôt mourir de faim que de manger de ce qui serait apprêté par des chrétiens reviendrait à lui dès qu’il nous verrait partir et nous enverrait prier de revenir.”

63

Baron de BreteuilMémoires114-115.

64

Baron de BreteuilMémoires115. “Je remontai avec précipitation et le trouvant encore dans le jardin auprès de la porte de la salle où il faisait accommoder son étrier je saisis la bride de son cheval et lui dis que certainement je l’en ferais descendre.”

65

Baron de BreteuilMémoires114-115. “Outré de fureur il demanda dans le moment son sabre au page qui le porte et qui était déjà à côté de lui.”

66

Baron de BreteuilMémoires115. “Je le regardai de sang-froid attacher son sabre à son côté et mettre la main sur la poignée.”

67

Baron de BreteuilMémoires115.

68

Baron de BreteuilMémoires115. “Je trouvai heureusement sous ma main dans ce moment deux des gardes du prévôt de la marine qui l’ont accompagné depuis Marseille. Je leur commandai d’aller fermer les portes du jardin et d’empêcher que l’ambassadeur ni aucun de ses gens n’en sortissent. Il entendait déjà assez de français pour avoir compris ce que je disais et croyant que je voulais le faire prisonnier il se jeta encore avec plus de fureur en bas de son cheval et courut se rmettre dans le fauteuil où je l’avais trouvé en arrivant.”

69

Baron de BreteuilMémoires115. “À ces paroles sa tête s’échauffa au point qu’à un clin d’œil qu’il fit à ses gens six de ses fusiliers entrèrent dans la chambre et me vinrent environner le fusil bandé.”

70

Baron de BreteuilMémoires116.

71

Baron de BreteuilMémoires121. “L’ambassadeur se raccommoda avec moi me toucha dans la main en sa présence et me donna une orange pour signe de paix.”

72

Baron de BreteuilMémoires121. “[E]t depuis ce temps non seulement nous avons été les meilleurs amis du monde mais j’ai été son recours et son unique consolation.”

74

Pietro della ValleHistoire Apologetique d’Abbas Roy de Perse. . . trans. Jean Baudoin (Paris 1631).

78

Baron de BreteuilMémoires107.

79

Baron de BreteuilMémoires121. “Le roi de Perse est un souverain assez considérable pour qu’on augmente plutôt que diminuer les honneurs de ses ambassadeurs d’autant plus que depuis Charlemagne aucun empereur de Perse n’a envoyé d’ambassadeur aux rois de France . . .”

80

Baron de BreteuilMémoires121. “Je pris aussi son ordre pour l’audience et représentai à Sa Majesté que cet ambassadeur venant de la part du plus magnifique souverain de l’Orient l’Empereur du plus ancien empire du monde . . .”

85

Baron de BreteuilMémoires133. Breteuil wrote that the magnificence of the men and women at the audience was executed with the utmost expense and éclat (ostentatious display) of the most magnificent court in the world. Breteuil 119 126.

87

Duc de Saint-SimonMemoirs404-405.

88

Baron de BreteuilMémoires132.

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