Jean-Jacques Rousseau vitaliste : La moralisation de l’hygiène médicale entre régime diététique et éthique alimentaire

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The historiographical prejudice that sees in Jean-Jacques Rousseau an implacable opponent of scientific knowledge has long prevented an objective evaluation of the important influence that medical thought exerted over his philosophy. The aim of this paper is to show not only Rousseau’s familiarity with the most important expressions of eighteenth-century medical literature, but also his willingness to incorporate some medical suggestions in his philosophical and literary production. In the first part of this article, I try to show how Rousseau’s sensibility theory presupposes precise medical ideals, related to Montpellier School of vitalism. In the second part, I stress how Rousseau’s philosophy of alimentation (which has clear anthropological and political implications) can be regarded as a genuine application of an ambition typical of vitalism : to use medical hygiene, also and above all, for moral purpose.

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References
  • 3

    Ibid. p. 36.

  • 10

    Anne C. VilaEnlightenment and Pathology (Baltimore : Johns Hopkins University Press1998) p. 80.

  • 13

    Ibid. p. 110.

  • 15

    Ibid. pp. 247-248.

  • 24

    Ibid. p. 270.

  • 27

    Ibid. p. 270.

  • 28

    Ibid. p. 271.

  • 41

    Ibid. p. 807. Pour les études générales sur la sensibilité voir Arthur M. Wilson Jr. “Sensibility in France in the Eighteenth Century. A Study in Word History” French Quaterly 1931 13: 35-46; Pierre Trahard Les maîtres de la sensibilité française au 18esiècle : 1715-1789 4 vols. (Paris : Boivin 1931-1933); Frank Baasner Der Begriff “sensibilité” im 18. Jahrhundert. Aufstieg und Niedergand eines Ideals (Heidelberg : Carl Winter 1988); Id. “The Changing Meaning of Sensibilité : 1654 till 1704” Studies in Eighteenth-Century Culture 1986 15: 77-96. Pour les indications sur les contributions plus récentes voir David J. Denby “The current State of Research on Sensibility and Sentimentalism in late Eighteenth-Century-France” Studies on Voltaire and the Eighteenth Century 1992 304: 1344-1347; Gerhard Sauder entrée “Sensibilité” dans Dictionnaire européen des Lumières éd. Michel Delon (Paris : P.U.F. 1997) pp. 985-990; Franco Piva (éd.) La sensibilité dans la littérature française au XVIIIesiècle (Fasano-Paris : Schena-Didier Erudition 1998).

  • 47

    Ibid. p. 282. Pour confirmer cela il faut observer comment “un enfant ne s’attaque pas aux personnes mais aux choses” (ibid. p. 329).

  • 48

    Ibid. p. 247. L’éducation des choses se joint (suivant une tripartition reprise par Plutarque) à celle de la nature sur laquelle il n’est pas possible d’intervenir et à celle des hommes qui doit être rejetée.

  • 49

    Ibid. pp. 268-269.

  • 52

    Ibid. pp. 78-79. J’ai approfondi les croyances physiologiques de Rousseau pour ce qui concerne la respiration dans Marco Menin “Dans la pureté de l’air. La rappresentazione del paesaggio alpino in Rousseau tra estetica morale e fisiologia” Metamorfosi dei Lumi 5. Il paesaggio publié sous la direction de Simone Messina Valeria Ramacciotti (Alessandria : Edizioni dell’Orso 2010) pp. 141-162.

  • 55

    Ibid. pp. 495-496.

  • 58

    Ibid. p. 800. Le terme “tempérament” dans le Dialogues est marqué médicalement de façon tout à fait surprenante : “Voilà le précis des observations d’où j'ai tiré la connoissance de sa [de Jean-Jacques] constitution physique […]. Ces observations et les autres qui s’y rapportent offrent pour résultat un tempérament mixte formé d’elémens qui paroissent contraires : un cœur sensible ardent ou très-inflammable; un cerveau compacte et lourd dont les parties solides et massives ne peuvent être ébranlées que par une agitation du sang vive et prolongée.” Ibid. p. 804.

  • 59

    Ibid. pp. 809-810.

  • 61

    Voir en particulier ibid. pp. 274 e 407. Diderot défini le chyle comme “un suc exprimé des aliments pour être porté dans le sang. Il paraît être d’une nature aqueuse et oléagineuse. Blanc doux acescent; il a tout rapport à une émulsion il est fait de la farine des végétaux et de la lymphe et de l’huile des animaux.” Denis Diderot Éléments de physiologie dans Œuvres complètes texte établi par Jules Assézat et Maurice Tourneux 20 vols. Vol. IX (Paris : Garnier 1875-1877) p. 297. Voir aussi Encyclopédie (cit. note 31) III entrée “Chyle” p. 405.

  • 86

    Ibid. p. 749.

  • 103

    Voir Henry Cheyron“Ray et Sauvages annotés par Jean-Jacques Rousseau,” Littératures1986 15: 83-99.

  • 105

    Voire Anne C. Vila“Beyond Sympathy : Vapors, Melancholia, and the Pathologies of Sensibility in Tissot and Rousseau,” Yale French Sudies1997 92: 88-101.

    • Search Google Scholar
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  • 109

    Voir Jean StarobinskiAction et réaction. Vie et aventures d’un couple (Paris : Seuil1999) en particulier le chap. 3 La vie réagissante pp. 99-144.

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