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  • Postcolonial Literature & Culture x
  • Primary Language: French x
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Études de littérature comparée.
Les textes rassemblés dans Afrique plurielle mettent en relief quelques aspects de la foisonnante diversité littéraire du continent. Commençant par l'Afrique dite francophone, l'auteur évoque d'abord la littérature bilingue, arabe-français, du Maghreb; il décrit les rapports entre le roman sénégalais contemporain, la tradition locale d'historiographie arabe et les épopées orales en langues vernaculaires; il définit la spécificité littéraire du Zaïre, ancienne colonie belge. Un deuxième groupe d'essais initie le lecteur à des aspects peu connus des littératures anglophones et lusophones, s'attardant en passant à un des premiers maîtres du roman africain, Thomas Mofolo. Les chapitres suivants traitent des problèmes linguistiques que rencontre l'écrivain africain écartelé entre trois modes d'expression: son idiome maternel, qui n'existe souvent que dans l'oralité, la langue européenne de l'ancien colonisateur, encore inaccessible à la majorité de son peuple, et le parler créole qui est en train de se développer dans les centres urbains. S'inspirant enfin de son expérience personnelle, Albert Gérard définit une méthode pour l'historiographie littéraire d'un continent dont presque chaque état est lui-même une entité complexe: polyethnique et plurilingue.
This book's aim is to provide a critical bird's eye view of Blaise Cendrar's oeuvre, through readings which sample its interdisciplinary diversity, as indicated by the protean metaphor of the title. Colvile's six essays on the Franco-Swiss literal and literary vagabond have been organized under the headings of Cendrar's three main genres: poetry, fiction and journalism. The heterogeneous assemblage of verse and prose texts analyzed here with a variety of theoretical approaches, should convey and reflect Cendrars' eccentricity and intellectual independence, his highly experimental writing techniques often influenced by the plastic arts, as well as his posthumous avoidance of the Canon.
Ce livre a pour but de donner un panorama sélectif de l'œuvre cendrarsienne, à travers des lectures qui en soulignent la diversité, d'où la métaphore protéenne du titre. Les six essais de Georgiana Colvile sur le bourlingueur franco-helvétique, s'organisent selon les trois genres principaux pratiqués par Cendrars: poésie, fiction et reportage. Le choix hétérogène des textes en vers et en prose analysés ici, ainsi que la variété des méthodes utilisées, devraient relever et refléter l'excentricité et l'indépendance intellectuelles de Cendrars, ses techniques expérimentales d'écrivain influencé par les arts plastiques et la persistance posthume de sa marginalité.
Né en 1928 à Sainte-Marie en Martinique, Edouard Glissant compte aujourd'hui parmi les écrivains les plus importants de la littérature antillaise d'expression française. Depuis la parution La Lézarde, qui lui valut le prix Renaudot en 1958, il n'a cessé de s'imposer comme l'auteur le plus fécond de sa génération prenant ainsi la relève de celle qui nous imposa les noms d'Aimé Césaire, René Ménil, Joseph Zobel et Franz Fanon. Poète, romancier, essayiste, dramaturge, critique d'art, Glissant déploie son oeuvre sur différents registres reprenant inlassablement la question de l'identité antillaise. Mais sans doute l' antillanité ne saurait-elle se laisser saisir par le concept d'identité sans le mettre violemment en question. En effet, que peut être la littérature d'un peuple arraché à son origine il y a quatre siècle par la Traite et qui, en l'absence d'une mémoire collective, n'a jamais pu élaborer au moyen de mythes et d'épopées, la catégorie du passé ? Qu'est ce qu'un peuple ne brutalement à la modernité et qui n'a pu mûrir dans les profondeurs stratifiées du temps? La question de la mémoire et de l'origine renvoie ainsi à une question plus profonde: qu'est-ce qu'oublier? Car la force énigmatique de l'oublié c'est qu'il nous laisse toujours en rapport avec ce qui est oublié. Si la poésie est chant de la mémoire, que peut être désormais le chant antillais?
Ou l’Idée de pouvoir chez les romancières d’expression française de l’Afrique sub-saharienne
L'arrivée des romancières africaines sur la scène littéraire est récente mais importante dans la mesure où leurs œuvres proposent une vision du monde différente de celle suggérée par les auteurs masculins qui ont dominé l'univers romanesque africain jusqu'à ce jour. L'idée de pouvoir qui se dégage de la lecture des textes écrits par les romancières d'expression française de l'Afrique sub-saharienne est particulièrement intéressante à cet égard. Elle témoigne d'un élargissement du champ littéraire qui dépasse de beaucoup un simple renouvellement des thèmes abordés par les romanciers. Une analyse détaillée des romans publiés par Régina Yaou, Aminata Sow Fall, Marie NDiaye, Angèle Rawiri, Mariama Bâ, Delphine Zanga Tsogo, Werewere Liking, Ken Bugul, Calixthe Beyala et d'autres, montre que les romancières africaines n'accordent que peu d'intérêt à l'idée de pouvoir «Souverain-Loi» qui domine l'écriture de leurs confrères masculins. Au contraire, les auteurs femmes ont tendance à concentrer leur attention sur une vision du pouvoir issue des rapports de forces multiples qui se jouent entre les individus à tous les niveaux. Dès lors, l'idée d'un Pouvoir tout puissant est remplacée par un concept plus souple, plus fragmentaire et plus conforme à la place qu'occupe la femme africaine d'aujourd'hui, non seulement dans les affaires de la famille, mais aussi dans celles de la Nation.
Réalité et représentation dans l’œuvre de Wole Soyinka
L'image obsédante de la route parcourt toute l'oeuvre de l'écrivain nigérian Wole Soyinka, prix Nobel de littérature en 1986. Chemins, pistes et autoroutes, voies construites par des «bâtisseurs d'empires» restituent à un premier niveau de lecture des réalités géographiques, sociales, linguistiques, économiques et politiques. A partir de La Route (pièce charnière publiée en 1965), le présent ouvrage explore toute l'oeuvre de Soyinka (théâtre, poésie, roman, autobiographie, essais) dans sa mobile complexité et tisse des réseaux de correspondances liés à la figure centrale et ambivalente d'Ogun, dieu yoruba du fer, de la créativité et de la destruction, mais aussi dieur de la Route....
Puisant dans la richesse des cultures africaines, Soyinka réinterprète l'espace métaphysique et mythique yoruba et le transforme en mythologie personnelle; il s'approprie en même temps divers modes de pensée et de représentation (imagerie biblique, théâtre rituel, grec, shakespearien ou brechtien) pour nous faire accéder à des itinéraires inconnus. Il nous permet ainsi d'explorer les routes de la transition avec leurs «êtres du passage» et leurs «créatures crépusculaires,» mais aussi celles hantées par les chauffards de la religion, de la politique et de la critique littéraire qui participent à la «danse macabre» contemporaine que l'auteur met en scène.
La dynamique, l'ampleur et la complexité du thème de la route se retrouvent dans le mélange des genres et des formes constamment renouvelés de cette oeuvre mythopoétique et iconoclaste, tragique et satirique, comique et cosmique, parodique et truculente, restituant la complexité du monde dans sa transparence comme dans son opacité.
Ce livre aborde pour la première fois la totalité de l'œuvre de Benoît Peeters, jeune écrivain franco-belge dont la production protéiforme illustre les changements radicaux que subissent aujourd'hui tant l'écriture littéraire que le métier d'écrivain. La production de Benoît Peeters échappe en effet de toutes parts à la notion d'œuvre et au concept d'auteur. Travaillant dans des genres et pour des publics on ne peut plus hétérogènes, mélangeant les médias, écrivant presque systématiquement en collaboration, Benoît Peeters pose les jalons, non pas d'un style inédit mais d'une conception totalement nouvelle du travail d'écriture. Proposant une bibliographie commentée de la production d'ensemble de Benoît Peeters (près de 40 livres, une centaine de publications en revue), ce livre contient aussi une sélection des textes les plus importants de Benoît Peeters non encore rassemblés en volume.
Mémoire et échos chez Virgile, Senghor, Mellah, Ghachem, Augustin, Ammi, Broch et Glissant
Carthage ou la flamme du brasier part d’une suite poétique d’Edouard Glissant, intitulée « Carthage », incluse dans Le sel noir (1960). Creuset des plus fructueux, ce texte a rapidement suscité chez Bernadette Cailler le désir d’explorer d’autres incarnations textuelles contemporaines de ce regard porté sur l’ancienne Carthage. Dans ce cheminement, deux grands noms du passé, à savoir Virgile et Augustin, se sont également très tôt intégrés à la recherche. En effet, le lecteur découvrira que, d’une manière ou d’une autre, Virgile apparaît dans tous les textes étudiés ici. Quant à Augustin, ses textes imprègnent de leurs traces deux des œuvres examinées dans cet ouvrage. Ce va-et-vient entre temps et espaces a donc pris forme de l’étude même de quelques auteurs du 20e siècle et de celui qui vient de commencer. A ce regard porté sur l’œuvre glissantienne et les anciens s’ajoutent une lecture de textes par Léopold Sédar Senghor, Fawzi Mellah, Moncef Ghachem, Kebir Mustapha Ammi, ainsi qu’une méditation de certains aspects de La mort de Virgile par Hermann Broch. Développant son étude, Bernadette Cailler est amenée à examiner diverses relations textuelles à l’épique, plus généralement aux « textes fondateurs » et, ce faisant, à réfléchir aussi à la dialectique pouvant exister entre agression, sacrifice et massacre.
Mythes et érotismes propose une réflexion neuve sur l’Érotisme en rapprochant l’érotique et le mythe dans la production littéraire et culturelle de l’extrême contemporain. Par la diversité des thèmes et des écrivains analysés, la multitude des approches et des points de vue théoriques, méthodologiques et textuels proposés, l’ouvrage se veut une exploration profonde de la littérature érotique, une cartographie moderne des nouvelles tendances d’écriture, masculine et féminine, et des mariages des genres de l’extrême contemporain. Le mythe de l’érotisme constitue un outil de l’idéologie, des croyances de la société, un discours et un métadiscours. Par sa double approche épistémologique, du Mythe et de l’Érotisme, cette étude vise à renouveler les études féminines et les études de genre dans les littératures et les cultures françaises et francophones.