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Tout effacer

Séries:

Edited by Sjef Houppermans, Manet van Montfrans, Annelies Schulte Nordholt, Sabine van Wesemael and Nell de Hullu-van Doeselaar

Ce numéro de Marcel Proust Aujourd’hui, ‘Sensations proustiennes’, regroupe une dizaine articles, en français, traitant de de la notion de ‘sensation’ sous plusieurs perspectives : une recherche basée sur la sémiotique et la phénoménologie ; une approche partant des portraits de peintres dans Les Plaisirs et les Jours ; une étude de l’ivresse ; la chambre en tant qu’espace générateur d’une part, polysignifiant de l’autre ; l’érotisme d’Albertine, ainsi que la transposition des sensations dans le domaine du cinéma. En plus des études sur ‘le roman noir’, sur les modalités de la traduction et sur le dynamisme des titres chez Proust complètent ce panorama.

Avec des contributions de: Joel Candau ; Thomas Carrier-Lafleur ; Fanny Daubigny ; Rokus Hofstede ; Sjef Houppermans ; Farzaneh Karimian ; Guillaume Lavoie; Cristian Micu ; Bérengère Moricheau-Airaud ; Thomas Muzart ; Philippe Robichaud ; Philippe Willemart ; Manet van Montfrans ; Nell de Hullu-van Doeselaar ; Annelies Schulte Nordholt ; Sjef Houppermans

Séries:

Edited by Carole Edwards

Les littératures francophones postcoloniales portent l’empreinte de la douleur, du compromis ou encore de l’oubli, notions qui transparaissent dans celle du sacrifice. Dans ce collectif, les auteurs se penchent sur différentes représentations et fonctions du sacrifice dans le roman, le théâtre, la nouvelle, et le film antillais, haïtien, africain et québécois. L’étude déploie la diversité, tant dans le ton que la forme, du sacrifice dans des régions géographiques diverses et selon des esthétiques variées. Qu’il s’agisse du sacrifice au sens propre ou de l’artifice, la notion demeure riche en interprétations et traduit le caractère unique des littératures francophones. Don de soi ou don de l’autre, l’étude du sacrifice nous permet de comprendre l’Histoire d’hommes et de femmes pris dans le tourbillon de leur culture respective face au « destin ».

Une femme puissante

L’œuvre de Marie NDiaye

Séries:

Edited by Daniel Bengsch and Cornelia Ruhe

Marie NDiaye s’impose comme l’une des voix les plus intéressantes de la littérature française contemporaine. L’obtention du prix Goncourt en novembre 2009 pour Trois femmes puissantes vient confirmer ce constat.
La recherche littéraire n’a pas tardé à interroger les univers insolites de ses romans, de ses pièces de théâtre et de ses nouvelles qui semblent défier toute tentative de classification générique. Le réalisme ndiayïen agit en correcteur des formes préétablies, qui suggèrent une cohérence que la réalité n’offre pas. L’auteure refuse la parenté avec les moules des genres traditionnels et renonce à s’intégrer dans une grande et heureuse « famille » littéraire.
C’est dans cette perspective que le présent ouvrage se propose de relire l’œuvre de Marie NDiaye en réfléchissant sur des sujets tels que les mécanismes d’exclusion sociale, l’étrangeté et les procédés discursifs de racialisation aussi bien que sur la dimension poétique de son écriture et sur la gestion de l’image de l’auteure et les enjeux médiatiques de sa représentation.

Séries:

Edited by Clotilde Thouret and Lise Wajeman

L’interprétation n’aurait-elle pas besoin des émotions ? Ce livre répond à cette question par une série d’études sur l’articulation entre l’expérience esthétique et l’activité herméneutique dans des œuvres des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Si le corps et l’interprétation ont longtemps été placés dans un rapport d’exclusion, une partie de la pensée philosophique et critique a récemment proposé de repenser une continuité entre la réception sensible et l’élaboration du sens. La période qui s’étend de la Renaissance aux Lumières nous aide à le faire, parce qu’avant l’autonomisation de la sphère esthétique, une œuvre ou une pratique esthétique ne sont jamais pensées hors de leurs effets sur leurs destinataires. Les études réunies dans ce volume invitent à repenser en profondeur l’expérience esthétique, qui se reformule plus exactement en relation esthétique : l’objet à interpréter n’est pas tant l’œuvre que la réaction, l’affection, du corps face à l’œuvre, ou la relation que le lecteur/spectateur établit avec l’œuvre. C’est en fonction de cette interprétation seconde que l’on pourra décider du sens – ou de l’un des sens possibles – de l’œuvre. On voit ainsi apparaître des manières différentes d’engager l’expérience sensible dans l’interprétation, ce qui nous importe à la fois comme pédagogues, dans nos pratiques de transmissions, comme chercheurs, pour comprendre comment opère l’élaboration du sens, mais aussi comme spectateurs, dans l’appréhension des œuvres d’art qui nous entourent.

Séries:

Caroline Mannweiler

Tout en étant influencée par la théorie esthétique d’Adorno ainsi que par la pensée deleuzienne, L’éthique beckettienne et sa réalisation dans la forme ne cherche pas à formuler son sujet à travers un système philosophique. L’étude se propose bien plus de le développer à partir et à travers les œuvres de Beckett. Plus précisément, elle retrace l’éthique beckettienne au fil d’une analyse portant sur le contenu des œuvres, sur les réflexions poétologiques de Beckett ainsi que sur les évolutions formelles de l’œuvre, évolutions qui ne sont pas seulement décelées dans les œuvres tardives et leurs innovations médiatiques mais dans l’ensemble de la prose et du théâtre de Beckett. Un chapitre sur les préférences de Beckett concernant la peinture illustre les liens entre esthétique et éthique dans l’univers beckettien. Des chapitres sur Sartre, Camus et Ionesco axés autour des sujets de la liberté et de la solitude humaine précisent l’originalité de l’éthique beckettienne, éthique ni moderne, ni postmoderne, mais tout à fait pertinente.

Séries:

Murielle Lucie Clément

L’œuvre d’Andreï Makine, depuis Au temps du fleuve Amour, Le Testament français et Le Crime d’Olga Arbélina jusqu’à Requiem pour l’Est, La Musique d’une vie et La Vie d’un homme inconnu, ne cesse de déployer une sensibilité historique et une fine connaissance des comportements humains, ceci souvent dans le contexte d’une thématique de l’exil et de la migrance. Ceci dit, et comme le démontre avec pertinence l’étude de Murielle Lucie Clément, la force de l’œuvre réside plus fondamentalement, comme celle de tout grand écrivain, dans la souplesse de l’expression et la valeur multifonctionnelle des tactiques scripturales. Cette étude examine ainsi de façon insistante et avec pénétration un des éléments d’une telle souplesse makinienne, les ekphraseis qui exploitent les riches ressources de la photo, de la musique et du film avec leurs différentes fonctions, souvent fusionnées, où c’est tantôt la dimension psychologique, tantôt celle de l’ontologie, que régissent et complexifient les fonctionalités plus strictement rhétoriques et structurales. On lira ainsi avec profit et plaisir le texte de Murielle Lucie Clément, texte qui, pour la première fois, permet d’aller beaucoup plus loin que les plutôt ordinaires équations autobiographiques ou culturelles.

Séries:

Edited by Sjef Houppermans, Manet van Montfrans and Annelies Schulte Nordholt

La Littérature face à elle-même

L’Écriture spéculaire de Samuel Beckett

Séries:

Éric Wessler

Quelles fonctions l’homme occidental assigne-t-il à la littérature ? Quelle légitimité pour la littérature et la fiction dans notre monde ? Pour le découvrir, il fallait la radicalité de Samuel Beckett, dont l’œuvre constitue une mise à nu patiente et progressive des fondements de la littérature.
À travers l’étude de l’autoréférence, de l’autoréflexivité, et de tout ce qui fait de l’écriture de Beckett une écriture au miroir, La Littérature face à elle-même montre que l’auteur de Fin de partie remet à l’ordre du jour une question que déjà posaient Dante, Cervantès et les romantiques allemands, entre autres. La littérature n’a cessé de se mirer, de s’admirer, de se critiquer depuis qu’elle s’est constituée en système. Mais l’autonomie du champ littéraire est un leurre, et l’examen de l’œuvre beckettienne, pourtant si centrée sur elle-même, permet de définir ce qui est exprimé, ce qui est montré dans l’écriture spéculaire : si ce n’est pas le monde, c’est toutefois quelque chose de bien réel…

Art et littérature

Le voyage entre texte et image

Séries:

Edited by Jean-Loup Korzilius

Les voyages relatés dans le présent volume sont en effet fortement associés aux dimensions visuelle et scripturale en ce qu’ils se fondent sur, engendrent ou passent par l’écriture et/ou la figuration, que ce soit simultanément ou consécutivement : le voyage vers des contrées mystérieuses et déroutantes de Marco Polo, dans l’hypermonde, une campagne militaire…, le voyage formateur…, celui entrepris pour raisons pratiques ou intellectuelles…, pour s’adonner à une nostalgie improbable …, au rêve d’ une communauté idéale…, ou pour se confronter à l’étrangeté du lieu visité.
En considérant les échanges variés et serrés entre les deux modes d’expression, le rapport texte/image apparaît dans la perspective du voyage comme la métaphore de l’expérience même du voyage au sens profond du terme.
Cet aspect (trans)formateur du voyage est donc au cœur du présent recueil (…) Comme dans la vie de ces voyageurs, un réseau nouveau, invisible se crée sous l’effet du déplacement entre la lettre et la forme, entre ce qui était au départ inaccessible, ignoré ou impensable et le connu ou convenu…
Il ne reste plus qu’ à souhaiter qu’en voyageant d’un texte à l’autre, d’une illustration à l’autre, d’une ambiance historique et imaginaire à l’autre, le lecteur saisisse, lui aussi, l’occasion de circuler entre les diverses configurations du dialogue visuel/scriptural… (et) entre l’histoire, l’histoire de la littérature, de l’art, la littérature comparée et l’esthétique graphique.

Séries:

Diane Lüscher-Morata

Après la guerre, une réorientation radicale intervient dans la prose de Samuel Beckett : ce changement a trait avant tout à la souffrance. Celle-ci va contaminer tous les aspects de l’expérience humaine. Beckett semble privilégier de plus en plus une histoire débordant les seuls cataclysmes du XXe siècle : l’histoire anonyme et silencieuse d’une humanité torturée depuis des temps immémoriaux et vouée à un sort incompréhensible. Cette lecture de l’œuvre beckettienne s’imprègne des études de Paul Ricœur sur l’identité et le souvenir et aborde la prose de Beckett comme une écriture de la mémoire. Ainsi Watt, dont la genèse est retracée au travers d’un examen des manuscrits, est considéré ici comme un paradigme dans l’écriture de la mémoire et de la souffrance. D’autre part, les ‘German Diaries’, écrits en 1936-7, témoignent de l’intérêt profond de Beckett pour la peinture. Cette étude se penche sur ses réflexions sur l’art et ses réactions face aux icônes religieuses dans le contexte de la souffrance. Les écrits de Ricœur permettent de mieux examiner la manière dont l’œuvre beckettienne se trouve de plus en plus au carrefour d’identités privées et plurielles. Au travers de ces études, la question de la disparition de l’individu, remplacée graduellement par une histoire de la souffrance collective, peut être réévaluée.