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Tout effacer

Infiltrations d’images

De la réécriture de la fiction pastorale ibérique en France (XVIe-XVIIIe siècles)

Series:

Marta Teixeira Anacleto

Infiltrations d’images. De la réécriture de la fiction pastorale ibérique en France (XVIe-XVIIIe siècles) propose une relecture actuelle de la fiction pastorale née du dialogue original entre les espaces littéraires ibérique et français: Jorge de Montemayor, Lope de Vega, Cervantès, Honoré d’Urfé, Gomberville, Du Verdier, Du Broquart….
En analysant un corpus pluriel qui couvre près de deux siècles, d’Amyot-traducteur à Prévost-traducteur, cet ouvrage met en avant le rôle prépondérant de la traduction dans l’établissement des différents modèles d’écriture en abyme (les images infiltrées) qui accompagnent l’évolution de l’écriture bucolique en France, du roman à la nouvelle galante ou à la pastorale dramatique. On tente ici de démontrer que des enjeux de convergence littéraire, historique, culturelle, sociale marquent la conception, la transposition et la lecture des Arcadies de fiction, reprises, depuis Sannazar, par Jorge de Montemayor et Honoré d’Urfé.
Ainsi, plus que de présenter une confrontation circonscrite d’écritures du roman pastoral en Espagne et en France, on s’efforce de renouveler l’histoire de la légitimation du genre pastoral, de la fin du XVIe siècle jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, dans la littérature française – et a fortiori dans la littérature européenne. L’inscription de cette nouvelle hypothèse de lecture dans le cadre d’un univers épistémologique, où « la littérature est l’épreuve de la traduction » (Meschonnic), ouvre cette étude au domaine du Poétique.

Le mythe de l’authenticité

Lectures, interprétations, dramaturgies de Britannicus de Jean Racine en France (1669-2004)

Series:

Karel Vanhaesebrouck

À la base de cette étude se trouvent des questions très simples, mais tellement fondamentales qu’on oublie souvent de les poser. Pourquoi le théâtre français est-il tellement “français”, par exemple lorsqu’on met en scène un auteur comme Racine? Quelles constructions identitaires, quelles catégories idéologiques étayent cette pratique ? Et quels facteurs contextuels, à la fois politiques et sociaux, influencent, contestent, contaminent ces constructions ? Abordant à la fois des questions liées à l’histoire du théâtre et des problèmes qui touchent à l’analyse culturelle, Le mythe de l’authenticité analyse l’impact de certains facteurs contextuels sur le processus de canonisation et les modes de représentation d’une seule pièce canonique : Britannicus de Jean Racine (1669). Quel serait le lien entre le personnage de Néron et le roi de France ? Qu’aurait pensé Napoléon de l’interprétation de ce même personnage par son acteur favori Talma ? Quels facteurs furent à la base de l’interprétation psychosexuelle et puis psychanalytique (à la française) de cette pièce ? Et comment l’interprétation de Britannicus par André Antoine pourrait-elle être appelée queer ? Le mythe de l’authenticité démontre ainsi comment cette tragédie romaine fut, depuis sa création jusqu’à nos jours, déconstruite et reconstruite par des artistes aussi divers que Le Kain, Talma, Mounet-Sully, André Antoine, Michel Hermon, Antoine Vitez, Brigitte Jaques-Wajeman et bien d’autres.

Chevillard, Echenoz

Filiations insolites

Series:

Edited by Aline Mura-Brunel

A chaque rentrée littéraire, le nombre de romans publiés ne cesse de croître. Et même si tous, loin s’en faut, ne dépassent pas le temps d’une saison, il en est qui demeurent et qui témoignent de la vitalité et de la qualité de la littérature française d’aujourd’hui. Jean Echenoz et Eric Chevillard sont de ceux-là.
Par des analyses à la fois précises et profondes, les auteurs du présent volume explorent leurs œuvres respectives ainsi que quelques autres en interrogeant des parentés lointaines ou inattendues et prenant l’histoire littéraire à rebours. Bien que le dispositif épistémologique qui préside à l’acte d’écrire ait changé, la littérature continue de décliner les mêmes paradigmes.
Sans doute s’agit-il là d’une tâche critique nécessaire sinon majeure : retracer ou réinventer des filiations entre les écrivains – au sein d’un domaine en expansion et en perpétuelle transformation.

Plagiat et créativité

Treize enquêtes sur l’auteur et son autre

Series:

Jean-Louis Cornille

Qu’Arthur Rimbaud ait prélevé dans les Poésies d’Isidore Ducasse l’essentiel de sa fameuse lettre du Voyant, est-ce concevable ? Pourquoi Flaubert, dans l’un de ses Trois Contes, chercha-t-il à se mesurer au Julien de Stendhal ? Comment Céline peut-il successivement s’inscrire dans la filiation de Zola et du polar américain ? Enfin, imagine-t-on qu’un écrivain aussi contesté que Michel Houellebecq ait commencé par refaire scolairement du Camus ? Jusqu’à quelles profondeurs du texte nous faut-il descendre avant de voir se déployer les menus effets d’une intertextualité pourtant débordante ? Il n’est, pour s’en apercevoir, nul besoin de plonger dans les abysses de l’œuvre, tout se jouant à la surface, entre les lignes du texte. Une généalogie entière se reconstitue au moindre trait de plume. Que ce soit en hommage ou par rivalité, la littérature se reproduit par mimétisme et l’on trouve, logé au cœur de la création, des petits mécanismes de copiage infiniment efficaces qui assurent sa transmission. D’où la nécessité du plagiat, considéré ici non pas comme une action illicite, mais comme opération de transformation créatrice : l’impureté étant à la base des procédés de fabrication littéraire, tout écrivain, lorsqu’il capte un bout de code d’un autre, y ajoute aussitôt une plus-value qui n’appartient qu’à lui. Et si les auteurs ont systématiquement recours à des textes existants, qu’ils reprennent tout en les défaisant, c’est qu’il n’est pas d’autre voie pour entrer en littérature. Derrière chacun des auteurs que nous allons aborder ici, un autre se tient caché, prêt à se manifester cependant, pour autant que le lecteur veuille bien lui faire signe.

Series:

Edited by Sjef Houppermans, Nell de Hullu-van Doeselaar, Manet van Montfrans, Annelies Schulte Nordholt and Sabine van Wesemael

Proust tel qu’il a été relu et retravaillé par un certain nombre d’auteurs contemporains représentatifs de la littérature actuelle: Julien Gracq; Claude Simon; Nathalie Sarraute; Renaud Camus; Gérard Wacjman; Marguerite Yourcenar; Jacques Roubaud; Roland Barthes; Anne-Marie Garat; Jean Rouaud.

Diderot, Sénèque et Jean-Jacques

Un dialogue à trois voix

Series:

Eric Gatefin

Dans l’ Essai sur les règnes de Claude et de Néron, dernier texte publié de son vivant, Diderot dresse un portrait élogieux du philosophe Sénèque, dont l’action et les préceptes devraient être, selon son apologiste, l’objet d’une égale admiration. Exploitant l’opinion des uns, contestant les parti-pris des autres, le défenseur du sage stoïcien tente de donner de l’éclat à l’action du philosophe et de pousser le lecteur à partager son enthousiasme. Toutefois, l’univocité du discours ne peut cacher une interrogation de Diderot sur la réussite du programme qu’il s’est fixé. Cette étude sur l’apologie de Sénèque s’efforce de montrer que ce questionnement est en bien des points comparable à celui qui hante Rousseau dans ses Dialogues. Inquiets de voir certains préjugés prendre la forme de vérités incontestées, Diderot et Jean-Jacques veulent fixer pour la postérité une image favorable, presque idéale de l’homme qu’ils défendent. Dans le sillage d’un auteur dont l’objectif principal est de démontrer son innocence absolue, le défenseur de Sénèque ne se résout pas à ne pas avoir le dernier mot, révélant, au-delà de l’importance d’un enjeu qui dépasse le cadre de l’Antiquité romaine, une facette étrange et inattendue de son personnage.

Series:

Michel Sirvent

Après une introduction synthétique offrant une vue d'ensemble de l'œuvre de Georges Perec et de sa réception critique, le livre met en lumière la diversité des genres, des registres et des stratégies d'écriture pratiqués par l'auteur de La Vie mode d'emploi. L'enjeu dépasse les questions souvent débattues du mélange des genres, du métissage ou de l'hybridation. Il s'agit avant tout de dialogues, de la prise en compte des différences radicales des discours en présence, notamment entre fiction et autobiographie. Face à une œuvre foncièrement polymorphe, l'approche se veut multipolaire et résolument ouverte, refusant toute clôture générique, thématique ou biographique. Ainsi, l'examen approfondi d'un livre comme W ou le souvenir d'enfance éclaire la complexité des relations entre texte et péritexte. L'accent mis sur le montage de récits antithétiques donne lieu à une approche comparatiste: de Faulkner à Barthes et Robbe-Grillet. L'importance accordée au dialogue des genres permet d'inscrire l'œuvre dans le contexte plus large de la Nouvelle Autobiographie. Souligner le rôle primordial des contraintes ouvre sur des problèmes théoriques relatifs aux différentes stratégies de lecture mises en jeu. La nouvelle place donnée à l'espace textuel conduit à réfléchir sur un aspect longtemps négligé de la poétique perecquienne : la dimension scriptographique. Celle-ci n'est plus perçue comme une composante externe et contingente (paratextuelle), mais participe pleinement de la textualité de l'œuvre.

Series:

Edited by Noëlle Benhamou

Maupassant occupe une place à part dans les lettres françaises. S’il jouit d’une grande popularité auprès du lectorat et des élèves de l’enseignement secondaire où ses contes et romans sont beaucoup étudiés, il semble moins intéresser l’université et les institutions françaises. En dehors des célébrations de sa mort et de sa naissance, rares sont les numéros de revues et les ouvrages collectifs qui lui ont été consacrés. Cependant, l’œuvre du nouvelliste et du romancier est l’une des plus traduites et des plus lues à l’étranger. Il était donc nécessaire de s’interroger sur la position actuelle de Maupassant dans le monde et dans la recherche hors de l’hexagone, en ce début de XXIe siècle.
Ce volume réunit les contributions de douze chercheurs français et étrangers, enseignant aux quatre coins du globe. Chacun à sa manière souligne la diversité des études sur l’œuvre de Maupassant dans les pays francophones (Belgique, Tunisie) et non francophones (Espagne, Grande-Bretagne, Italie, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, Roumanie, Suède, Ukraine). A travers différentes approches critiques (narratologie, poétique, stylistique, étude de la réception, comparatisme, analyse filmique…), leurs travaux privilégient de nouvelles lectures et des domaines moins étudiés (le Maupassant conteur, chroniqueur, épistolier, ayant influencé et inspiré ses contemporains et les artistes d’aujourd’hui), pour constituer une sorte de bilan critique. Des documents inédits (lettres et carte) viennent compléter l’ensemble.

La Russie et les Russes dans la fiction française du XIXe siècle (1812-1917)

D’une image de l’autre à un univers imaginaire

Series:

Charlotte Krauss

A travers tout le XIXe siècle, l’empire des tsars et ses habitants ont largement inspiré la production littéraire en France. Mais si des recherches se sont intéressées aux récits de voyages, aux journaux et aux correspondances, la Russie en tant qu’objet de la fiction est généralement jugée inintéressante car très éloignée de la réalité. Reposant sur l’analyse d’un corpus de cent textes environs, ce livre se propose de révéler toute la richesse de la Russie et des Russes imaginés par la fiction française du XIXe siècle – un imaginaire effectivement peu fidèle à la réalité russe, mais fortement influencé par le contexte historique des relations franco-russes dont il retrace les hauts et les bas.
Trois stades d’évolution se dégagent entre la débâcle napoléonienne de 1812 et la Révolution russe de 1917. Pendant la première moitié du XIXe siècle, l’image de l’autre, du Russe, reprise au XVIIIe siècle se fragmente en plusieurs types. Entre 1855 et 1880 environs, ces types – le tsar, le prince, le Cosaque, le moujik, la femme-martyre et la séductrice – évoluent devant un arrière-plan également stéréotypé et forment un véritable univers imaginaire qu’auteurs et lecteurs identifient comme « russe ». Entre 1880 et 1917 enfin, l’harmonie de l’univers est passagèrement mise en cause par l’intrusion des nihilistes. Cependant, au même moment, de nombreux textes de la décadence recourent aux personnages russes parfaitement excessifs, et la littérature populaire diffuse abondamment le concept de l’âme slave.

Proust et Flaubert

Un secret d’écriture. 2ème édition

Series:

Mireille Naturel

En 1908, écrire « un essai sur Ste-Beuve et Flaubert » fait partie des projets de Proust. Certes, il y aura l’article de la NRF, en 1920, « À propos du “style” de Flaubert », mais l'essai annoncé ne verra jamais le jour. Proust aurait-il oublié son auteur de prédilection, celui qu'il imitait si bien dans ses pastiches ? Il n'en est rien. Flaubert est omniprésent dans l'œuvre proustienne mais toujours parfaitement dissimulé. Le dépouillement de la Correspondance, le déchiffrement des manuscrits – la démarche suivie est, en effet, celle de la critique génétique – permettent de transformer une impression de lecture en certitude. Au moment de la conception de son roman, Proust se trouve face à une actualité éditoriale qui met Flaubert à l'honneur. Lecture, relecture vont lui permettre de puiser, dans les œuvres de son prédécesseur, des motifs, des images, des noms, de construire ses personnages féminins, sa représentation de la société et de la création littéraire. À travers l'auteur de L’Éducation sentimentale, une esthétique, faite d'imitation mais aussi de dépassement, de transgression, se construit. Flaubert aura été le double de l'écrivain, réel et fictif, sans cesse tenu à distance.