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Tout effacer

Marguerite Duras

Un théâtre de voix / A Theatre of Voices

Series:

Edited by Mary Noonan and Joëlle Pagès-Pindon

Marguerite Duras. Un théâtre de voix / A Theatre of Voices propose une relecture originale du théâtre de Marguerite Duras dans sa dimension à la fois textuelle et scénique. Les articles ici réunis sont écrits par plusieurs des meilleurs spécialistes du théâtre français ou par des praticiens de la scène. Ils témoignent des dernières avancées de la recherche, particulièrement dans les domaines de la voix et du son. Les auteurs démontrent, par des analyses précises et approfondies d’un large éventail des pièces de Duras, que ses innovations scéniques ont eu un impact radical sur le développement de la forme théâtrale. L'ouvrage offre également la lecture d'un entretien inédit en français de Duras sur son théâtre en 1985. Ce livre est donc une ressource indispensable pour les étudiants de la littérature française, ainsi que pour les étudiants du théâtre contemporain.

Marguerite Duras. Un théâtre de voix / A Theatre of Voices presents a radical reappraisal of the plays of Marguerite Duras. The essays are written by some of the leading scholars in French theatre studies today. A number of the approaches, particularly in the areas of voice and the auditory, are at the cutting-edge of contemporary performance research. The authors demonstrate, by precise and detailed analysis of the full range of her plays, that Duras was a trailblazer, and that the startling ways in which she manipulated the languages of the stage have shaped the development of the form. The book is a therefore a vital resource for students of French literature and culture, and for students of contemporary theatre.

Series:

Charlène Deharbe

Tout semble opposer le théâtre au récit de soi. Le premier se rattache aux arts du spectacle, tandis que le second relève de l’intime. Genre littéraire emblématique du XVIIIe siècle, le roman-mémoires invite à dépasser cette opposition. S’il place l’expérience vécue au cœur de son écriture, il s’approprie également le langage de la scène comique ou tragique au profit d’une fiction de l’intériorité. Ce livre montre ce que le roman-mémoires doit au théâtre, en étudiant comment son écriture s’élabore à partir de différents emprunts et procédés caractéristiques de la scène. En s’inventant au sein d’une culture dominée par le goût du spectacle, ce genre lègue ainsi à la littérature à venir les éléments constitutifs d’un langage de l’intime.

Theatre and fictional memoir are supposedly opposites: the former has to do with the performing arts, while the latter focuses on the intimate side of life. A literary genre emblematic of the eighteenth century, fictional memoir invites readers to move beyond this assumption. Although lived experience is at the heart of the memoir, such fiction also appropriates the language of comedy or tragedy for the benefit of a novel of interiority. This book highlights fictional memoir’s debt to the theatre, while examining how its writing developed based on various borrowings and processes characteristic of the stage. By self-inventing within a culture dominated by enthusiasm for stage performance, this genre thereby endowed future literature with the constitutive elements of a language of the intimate.

Une femme puissante

L’œuvre de Marie NDiaye

Series:

Edited by Daniel Bengsch and Cornelia Ruhe

Marie NDiaye s’impose comme l’une des voix les plus intéressantes de la littérature française contemporaine. L’obtention du prix Goncourt en novembre 2009 pour Trois femmes puissantes vient confirmer ce constat.
La recherche littéraire n’a pas tardé à interroger les univers insolites de ses romans, de ses pièces de théâtre et de ses nouvelles qui semblent défier toute tentative de classification générique. Le réalisme ndiayïen agit en correcteur des formes préétablies, qui suggèrent une cohérence que la réalité n’offre pas. L’auteure refuse la parenté avec les moules des genres traditionnels et renonce à s’intégrer dans une grande et heureuse « famille » littéraire.
C’est dans cette perspective que le présent ouvrage se propose de relire l’œuvre de Marie NDiaye en réfléchissant sur des sujets tels que les mécanismes d’exclusion sociale, l’étrangeté et les procédés discursifs de racialisation aussi bien que sur la dimension poétique de son écriture et sur la gestion de l’image de l’auteure et les enjeux médiatiques de sa représentation.

Series:

Caroline Mannweiler

Tout en étant influencée par la théorie esthétique d’Adorno ainsi que par la pensée deleuzienne, L’éthique beckettienne et sa réalisation dans la forme ne cherche pas à formuler son sujet à travers un système philosophique. L’étude se propose bien plus de le développer à partir et à travers les œuvres de Beckett. Plus précisément, elle retrace l’éthique beckettienne au fil d’une analyse portant sur le contenu des œuvres, sur les réflexions poétologiques de Beckett ainsi que sur les évolutions formelles de l’œuvre, évolutions qui ne sont pas seulement décelées dans les œuvres tardives et leurs innovations médiatiques mais dans l’ensemble de la prose et du théâtre de Beckett. Un chapitre sur les préférences de Beckett concernant la peinture illustre les liens entre esthétique et éthique dans l’univers beckettien. Des chapitres sur Sartre, Camus et Ionesco axés autour des sujets de la liberté et de la solitude humaine précisent l’originalité de l’éthique beckettienne, éthique ni moderne, ni postmoderne, mais tout à fait pertinente.

Le Sang et les Larmes

Le suicide dans les tragédies profanes de Jean Racine

Series:

Tom Bruyer

En dépit de l’affirmation de Racine dans la préface de Bérénice que « ce n’est point une nécessité qu’il y ait du sang et des morts dans une Tragédie », la mort et le suicide en particulier sont omniprésents dans ses tragédies. Les pleurs versés par les personnages sur la scène suscitent à leur tour les larmes du spectateur qui donne libre cours à ses propres émotions. Le Sang et les Larmes s’attache d’une part à cerner les particularités du suicide dans les tragédies profanes de Racine et, de l’autre, à présenter les multiples enjeux poétiques, dramaturgiques et esthétiques du suicide. L’étude contextuelle établit quelle est, sous Louis XIV, la pensée officielle sur le suicide, et révèle plusieurs hésitations et contradictions. L’étude interne touche à des aspects majeurs de la dramaturgie racinienne : comment Racine réussit-il à contourner les limites fixées par la bienséance et quelle est la fonction des dénouements tragiques ?
Le Sang et les Larmes oppose aussi la représentation de l’acte suicidaire sur la scène du théâtre classique aux stratégies discursives des protagonistes de Racine. Une option parmi d’autres, le suicide devient essentiellement un moyen de chantage, mis au service d’une rhétorique cruelle destinée à faire parler « l’autre ». Il s’agit de remédier à l’échec de la communication en brisant un silence tenace qui accule les personnages tragiques au « sacrifice ». Comment ne pas être sensible à la violence de l’univers tragique racinien où la parole tragique exprime davantage toute la cruauté des affrontements entre les personnages ? Le théâtre classique est alors le lieu privilégié où s’articule une véritable esthétique de la mort, nonobstant les contraintes dramaturgiques qui en interdisent la représentation directe sur la scène.

Philologie et théâtre

Traduire, commenter, interpréter le théâtre antique en Europe (XVe – XVIIIe siècle)

Series:

Edited by Véronique Lochert and Zoé Schweitzer

Après avoir été longtemps réduites à des recueils de sentences morales ou à des modèles rhétoriques, les pièces des grands dramaturges grecs et latins reconquièrent, à la fin du XVe siècle, une part importante de leur théâtralité. Le travail des traducteurs, situé au carrefour de l’explication philologique et de l’appropriation culturelle, est un élément essentiel de ce renouveau.
Le théâtre occupe une place centrale parmi les œuvres antiques éditées et commentées par les Renaissants, et dans leurs réflexions sur l’Antiquité, mais pose de nombreux problèmes d’interprétation. Comment lire ces textes destinés à la scène et dont une pleine compréhension engage le ressaisissement d’un monde révolu?
Les contributions réunies dans ce volume explorent la diversité des pratiques européennes du XVe au XVIIIe siècle afin de mieux mettre en valeur le rôle joué par la traduction dans le nouveau statut du texte dramatique. Elles éclairent la dimension herméneutique de la traduction, son apport à la réflexion théorique sur le théâtre et la place du spectacle antique dans la Querelle des Anciens et des Modernes.

La passion du théâtre

Camus à la scène

Series:

Edited by Sophie Bastien, Geraldine F. Montgomery and Mark Orme

Voici enfin une somme critique consacrée aux multiples facettes de la relation entre Albert Camus et la scène de théâtre. Réunissant des exégètes camusiens aussi bien que des théâtrologues et des professionnels de la scène, elle embrasse une pluralité d’approches et de sensibilités. La première de ses quatre parties se concentre sur le répertoire dramatique de Camus : les pièces de son cru autant que ses adaptations scéniques de romans, ses traductions de pièces étrangères et les créations collectives. La seconde partie considère le praticien qui a expérimenté tous les métiers de la scène, et la veine théorique qu’il développe dans certains textes de réflexion. L’ensemble de cette première moitié du livre couvre ses nombreux accomplissements reliés au théâtre ; celui-ci apparaît dans toute sa polymorphie comme une sphère d’activité permanente sur le parcours camusien. La suite du livre examine la fortune scénique remarquable non seulement du corpus dramatique mais aussi de récits camusiens : d’abord en France (c’est l’objet de la troisième partie), puis à l’étranger (c’est l’objet de la quatrième et dernière partie). D’une façon inusitée, en se penchant sur la vie théâtrale contemporaine, elle met vigoureusement au jour l’actualité de l’œuvre fictive de Camus à l’échelle occidentale.

Samuel Beckett : trivial et spirituel

Le langage dans les pièces théâtrales, radiophoniques et télévisuelles

Series:

Arnaud Beaujeu

Quoi dire, mal dire, ouïr, mal entendre, en-deçà du langage, à l’écoute d’un manque, mèr(e) morte ou « souffle-esprit » ? Dans et hors de la langue, triviale ou spirituelle, aimée ou haïe, anglaise ou française, exil ou patrie... Le travail de Beckett, dans ses pièces théâtrales, télévisuelles et radiophoniques, est le travail d’un poète sur la matière des mots, dénudés de leurs sens par trop utilisés, travail musical et rythmique, d’une exigence qui dépasse la frontière des langues dans leur labilité. Le théâtre beckettien donne à écouter une présence (peut-être celle du « mot perdu »), la présence d’une absence qui n’en finirait plus…
Ainsi le néologisme de « spirivial » – qui provient (tout comme son dérivé, la « spirivialité ») de la jonction (ou bien encore du va-et-vient) entre le mot « trivial » et le mot « spirituel » – permet-il de désigner le passage ou bien encore l’anamorphose au cœur du processus de destruction-reconstruction, propre au langage beckettien. Il peut s’agir, par extension, du « lieu-non-lieu » de la Question ou du mystère qui palpite au centre d’un mouvement paradoxal-spiroïdal, involutif-évolutif, à la fois creuset et matrice de la « matière-idée ».

La Littérature face à elle-même

L’Écriture spéculaire de Samuel Beckett

Series:

Éric Wessler

Quelles fonctions l’homme occidental assigne-t-il à la littérature ? Quelle légitimité pour la littérature et la fiction dans notre monde ? Pour le découvrir, il fallait la radicalité de Samuel Beckett, dont l’œuvre constitue une mise à nu patiente et progressive des fondements de la littérature.
À travers l’étude de l’autoréférence, de l’autoréflexivité, et de tout ce qui fait de l’écriture de Beckett une écriture au miroir, La Littérature face à elle-même montre que l’auteur de Fin de partie remet à l’ordre du jour une question que déjà posaient Dante, Cervantès et les romantiques allemands, entre autres. La littérature n’a cessé de se mirer, de s’admirer, de se critiquer depuis qu’elle s’est constituée en système. Mais l’autonomie du champ littéraire est un leurre, et l’examen de l’œuvre beckettienne, pourtant si centrée sur elle-même, permet de définir ce qui est exprimé, ce qui est montré dans l’écriture spéculaire : si ce n’est pas le monde, c’est toutefois quelque chose de bien réel…

Le mythe de l’authenticité

Lectures, interprétations, dramaturgies de Britannicus de Jean Racine en France (1669-2004)

Series:

Karel Vanhaesebrouck

À la base de cette étude se trouvent des questions très simples, mais tellement fondamentales qu’on oublie souvent de les poser. Pourquoi le théâtre français est-il tellement “français”, par exemple lorsqu’on met en scène un auteur comme Racine? Quelles constructions identitaires, quelles catégories idéologiques étayent cette pratique ? Et quels facteurs contextuels, à la fois politiques et sociaux, influencent, contestent, contaminent ces constructions ? Abordant à la fois des questions liées à l’histoire du théâtre et des problèmes qui touchent à l’analyse culturelle, Le mythe de l’authenticité analyse l’impact de certains facteurs contextuels sur le processus de canonisation et les modes de représentation d’une seule pièce canonique : Britannicus de Jean Racine (1669). Quel serait le lien entre le personnage de Néron et le roi de France ? Qu’aurait pensé Napoléon de l’interprétation de ce même personnage par son acteur favori Talma ? Quels facteurs furent à la base de l’interprétation psychosexuelle et puis psychanalytique (à la française) de cette pièce ? Et comment l’interprétation de Britannicus par André Antoine pourrait-elle être appelée queer ? Le mythe de l’authenticité démontre ainsi comment cette tragédie romaine fut, depuis sa création jusqu’à nos jours, déconstruite et reconstruite par des artistes aussi divers que Le Kain, Talma, Mounet-Sully, André Antoine, Michel Hermon, Antoine Vitez, Brigitte Jaques-Wajeman et bien d’autres.