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Tout effacer

Changer de style

Écritures évolutives aux XXe et XXIe siècles

Series:

Edited by Sophie Jollin-Bertocchi and Serge Linarès

Cet ouvrage, coordonné par Sophie Jollin-Bertocchi et Serge Linarès, interroge pour la première fois la pratique fréquente du changement de style chez les écrivains français depuis la fin du XIXe siècle. Restituant le phénomène à son historicité, il ne vise pas à contester la notion de « style d’auteur », mais à en relativiser le caractère essentialiste, croisant la démarche stylisticienne avec d’autres approches (sociologie, poétique…). Il dessine le contexte historique et éditorial, évoque ensuite des parcours de polygraphes, appréhende la problématique sous l’angle générique (poésie, roman), met en évidence les enjeux biographiques, questionne enfin les possibilités d’une permanence derrière la disparité des manières d’écrire. À l’époque moderne, avoir du style ne se limite pas à en avoir un seul.

This collection coordinated by Sophie Jollin-Bertocchi and Serge Linarès addresses the common practice of the change of style among French authors since the end of the nineteenth century. The intention is not to challenge the notion of an author’s style but the relativization of its essentialist nature, from different approaches (sociology, poetics…) and through a variety of examples. This study delineates the historical and editorial context, brings up some surveys from the point of view of genre (poetry, novel), underlines the biographical goals. In the end it raises the question of some possibilities of a standard behind the array of different styles. During the contemporary period evidencing Style does not simply imply a one-way evidence.

Series:

Edited by Kathleen Gyssels and Christa Stevens

Écrivain inclassable, Hélène Cixous offre une écriture dont les grands thèmes – le père mort, le pays perdu et la mère étrangère –, aux fortes résonances autobiographiques, s’affirment continuellement tout en multipliant les échos poétiques et philosophiques. La question de l’origine, à la fois singulière et plurielle, donne lieu à une écriture-pensée d’une subjectivité qui montre ses enracinements, revisite les lieux et les liens, mais (se) défait aussi des mythes de l’origine. Ce volume se propose d’étudier les marqueurs de la féminité, de l’ « algériance » et de la judéité comme les principaux lieux d’interrogation de l’origine, auxquels s’ajoutent la filiation allemande mise en lumière dans les textes les plus récents, Gare d’Osnabrück à Jérusalem et Une autobiographie allemande. Le volume ouvre par un inédit d’Hélène Cixous, « Un legs empoisonné ».

Hélène Cixous offers us an unclassifiable oeuvre, the main themes of which - the dead father, the lost country and the foreign mother -, all autobiographically inspired, assert themselves as such while offering the reader continuously new poetical and philosophical insights.
The question of origin, either singular or multiple, gives rise to an écriture-pensée of a subjectivity which shows its roots, revisits places and relationships, but also breaks down myths of origin.
This collections of essays proposes to study the markers of femininity, “algériance”, Jewishness and, as expressed in Cixous’ latest works of fiction, the German filiation, as the main places of questioning origin. « Un legs empoisonné », an unpublished text by Hélène Cixous, opens the collection.

Series:

Julie Gaillard

Réalités pseudonymes explore la question de la réalité à travers le prisme du nom propre et de ses mécanismes référentiels dans la littérature et les arts au tournant du 21ème siècle. Julie Gaillard convoque les œuvres de penseurs, auteurs et artistes qui ont en commun de remettre en question l'évidence référentielle du nom propre pour interroger la fabrique du réel et montrer comment il peut être transformé, suspendu ou encore détourné : Jean-François Lyotard, Samuel Beckett, Édouard Levé, ainsi que les artistes Renaud Cojo et Invader. Situé au carrefour de plusieurs disciplines, l'ouvrage interroge la trame de la réalité à l’heure où les sociétés glissent de modalités analogiques à des modalités numériques de sa médiation.

Réalités pseudonymes explores the question of reality through the lens of the proper name and its referential mechanisms in French literature and arts at the turn of the 21st century. Julie Gaillard analyzes the works of thinkers, authors, and artists who all question the referential transparency of the proper name to question the fabric of reality and show how it can be transformed, suspended or even faked: Jean-François Lyotard, Samuel Beckett, Édouard Levé, as well as the artists Renaud Cojo and Invader. Situated at the crossroads of several disciplines, the book questions the fabric of reality at a time when societies are shifting from analogue to digital modalities of its mediation.

« Je, auteur de ce livre »

L’affirmation de soi chez les historiens, de l’Antiquité à la fin du Moyen Age

Series:

Cristian Bratu

In L’affirmation de soi chez les historiens, Cristian Bratu discusses authorial self-representations and self-promotion strategies in the works of ancient and medieval historians, from Herodotus (5th c. BC) to Philippe de Commynes (15th c. AD). After describing the emergence of an author figure in the works of ancient Greek and Roman historians, Bratu shows that, in spite of the emphasis placed by the nascent Christian civilization on humility, medieval historians were anything but self-effacing. Subsequently, he focuses on the authorial figures of French medieval historians who wrote in the vernacular between the 12th and 15th centuries. Bratu uses a variety of approaches (philology, codicology, narratology) in order to shed new light on the authorial figures of ancient and medieval historians.

Dans L’affirmation de soi chez les historiens, Cristian Bratu étudie la figure de l’auteur dans les œuvres des historiens antiques et médiévaux, d’Hérodote (Ve siècle av. J.-C.) à Philippe de Commynes (XVe siècle ap. J.-C.). Après une section dédiée à l’émergence d’une figure d’auteur chez les historiens de l’Antiquité gréco-romaine, Bratu montre que malgré l’importance accordée à l’humilité dans la civilisation chrétienne naissante, les historiens médiévaux furent tout sauf modestes. Cette étude se concentre ensuite sur les figures des historiens de langue française entre le XIIe et le XVe siècle. En s’appuyant sur différentes méthodes (philologie, codicologie, narratologie), Cristian Bratu apporte un éclairage nouveau sur la figure de l’auteur chez les historiens antiques et médiévaux.

Bernard Vargaftig

Esthétique du renversement

Series:

Régis Lefort

Dans cette monographie, Régis Lefort met en evidence le caractère pictural du poème de Bernard Vargaftig (1934-2012), et la composition musicale de l’œuvre. Il envisage le phénomène de renversement, que ne cesse de convoquer le poète, comme une esthétique poétique, comme l’identité même du poème. Commençant par le dernier vers et remontant jusqu’au premier, le poète creuse la langue du poème pour en identifier la source. Le renversement est aussi une façon de détruire, d’entrer dans l’avalanche, pour rebâtir, aller vers l’aube des mots. Il s’inscrit dans l’omnipresence de la culture hébraïque, selon laquelle la quête du réel ne dévoilerait aucune vérité, inaccessible à la raison humaine, mais produirait un bouleversement de la connaissance, de l’ordre de la connaissance ontologique.

Régis Lefort's study of Bernard Vargaftig (1934-2012) highlights the pictorial character of his poems and the musical composition of his work. Lefort locates in the phenomenon of reversal, so frequently enacted by Vargaftig, a poetic aesthetic and the very identity of the poem. Beginning with the last line and working back to the first, the poet burrows deep into the language of the poem to identify its source. Reversal is also a means of destruction, of entering into an avalanche, in order to rebuild the poem and go towards the dawn of words. It marks in the work the omnipresence of Hebrew culture, according to which the search for the real can reveal no truth, since all truth is inaccessible to human reason, but rather entails an upheaval of knowledge that is in itself the very condition of ontological knowledge.

Series:

Alice Richir

Qui se cache derrière le « Je » et ses mensonges ? Écriture du fantasme plonge au cœur de la littérature contemporaine de langue française pour désigner comme fantasmes, au sens psychanalytique, les projections imaginaires qui peuplent les romans de Jean-Philippe Toussaint et Tanguy Viel. Prenant appui sur la définition du fantasme de Sigmund Freud et sur l’identification de sa logique par Jacques Lacan, la fiction fantasmatique est envisagée comme un moyen pour un narrateur à l’identité diffractée de faire récit. Cette nouvelle logique narrative est étudiée à la lumière des dispositifs modernes de l’image – photographie et cinéma, essentiellement –, dont Toussaint et Viel s’inspirent pour déconstruire les cadres représentatifs traditionnels et interroger le rapport entre identification et récit aujourd’hui.

Who lies behind the "I" and its deceitful nature? Écriture du fantasme delves into the heart of contemporary French-language literature to psychoanalytically designate as fantasies the imaginary projections which populate the novels of Jean-Philippe Toussaint and Tanguy Viel. Fantasized fiction is regarded as a means for a narrator with a diffracted identity to exist through the narration, based on how Sigmund Freud defined fantasy and on how Jacques Lacan deciphers its logic. This new sense of narration is studied through modern imagery devices – essentially photography and cinema. Toussaint and Viel use these as inspiration to deconstruct the traditional representative frameworks and question the current correlation between identification and narrative.

Series:

Edited by Marc Hersant and Catherine Ramond

Comme la destinataire des Mémoires du cardinal de Retz, l’époque classique « aime les portraits ». Ils abondent dans les jeux mondains, les récits historiques, les Mémoires, les lettres. Ils occupent également une place importante dans les fictions narratives de la période, et notamment dans les romans. L’ouvrage collectif Les Portraits dans les récits factuels et fictionnels de l’époque classique, édité par Marc Hersant et Catherine Ramond, propose une confrontation systématique de ces deux pratiques d’écriture, une analyse de leurs similitudes et de leurs différences. Sous un angle peu étudié jusqu’à présent, il couvre un large champ de l’écriture du portrait, à partir de nombreux exemples allant de Brantôme à Stendhal.

Like the recipient of the Cardinal de Retz’ Memoirs, the early modern period “loves portraits”. They can be found in social games, historical narratives, Memoirs, and letters. They also occupy an important place in narrative fiction of that period, especially in novels. The collective volume Les Portraits dans les récits factuels et fictionnels de l’époque classique, edited by Marc Hersant and Catherine Ramond, proposes a systematic confrontation of these two writing practices, and analyzes their similarities and differences. From a hitherto little studied angle, the book covers a wide range of examples of portrait writing, from Brantôme to Stendhal.

Boris Vian, faiseur de hoax

Pour une démystification de l’Affaire Vernon Sullivan

Series:

Clara Sitbon

Boris Vian, faiseur de hoax : pour une démystification de l’Affaire Vernon Sullivan propose la première véritable théorie du canular, ou hoax littéraire : Qu’est-ce qu’un hoax littéraire ? Comment se manifeste-t-il ? Quelles en sont les conséquences sur la fonction de l’auteur ?
S’inspirant de grands théoriciens de la littérature tels Roland Barthes, Michel Foucault ou Jacques Derrida, Clara Sitbon applique sa toute nouvelle théorie des hoaxes littéraires à des exemples tirés des littératures française, britannique et australienne et, ce faisant, parvient à établir la première typologie des hoaxes. Plus précisément, à travers une analyse détaillée de l’Affaire Boris Vian/Vernon Sullivan (1946-1950) comme fil rouge, Clara Sitbon démontre habilement que le hoax littéraire peut être un outil d’analyse littéraire de qualité. Plus important encore, elle prouve que les auteurs pseudonymes, ces compagnons d’infortunes de leurs créateurs ont, eux aussi, une légitimité littéraire.

Boris Vian, faiseur de hoax : pour une démystification de l’Affaire Vernon Sullivan offers the first comprehensive theory of literary hoaxes: What are they? How can recognise them? How do they work? What are their consequences on the notion of authorship?
Drawing on literary theorists such as Roland Barthes, Michel Foucault and Jacques Derrida, Clara Sitbon applies her theory to a range of hoaxes in French, British and Australian literatures, thereby providing a detailed typology of hoaxes. More particularly, through detailed analysis of the Boris Vian/Vernon Sullivan Affair (France, 1946-1950) as a case study for her theory, Clara Sitbon cleverly demonstrates that the literary hoax can indeed be a useful analytical tool in literary criticism. More importantly, she proves that pseudonymous authors can indeed have a literary legitimacy.

Series:

Hermes Salceda

Dans Clés pour La Disparition de Georges Perec : contrainte, fiction, texte, traduction, mémoire Hermes Salceda propose à la fois une lecture globale du roman de Perec et une réflexion générale sur l’écriture sous contrainte. La Disparition reste un roman oulipien exemplaire pour étudier la potentialité et les limites de l’écriture sous contrainte oulipienne, ses enjeux théoriques, le pacte de lecture qu’elle implique, ses formes de circulation et l’inscription qu’elle offre à la mémoire. Hermes Salceda articule son propos autour de quatre axes : l’analyse de la fiction narrative ; la réflexion théorique sur le fonctionnement et les enjeux des contraintes d’écriture ; les problèmes de traduction soulevés par les écritures expérimentales et le rapport de la contrainte à la mémoire.

In Clés pour La Disparition de Georges Perec : contrainte, fiction, texte, traduction, mémoire Hermes Salceda proposes both a global reading of Perec's novel and a general reflection on constrained writing. La Disparition remains an exemplary oulipian novel to study the potentiality and limitations of writing under constraints, its theoretical stakes, the pact of reading it implies.
The four main topics of this book are the following : an in-depth analysis of narrative fiction, a theoretical reflection about the functioning and the stakes of writing constraints, the translation problems raised by experimental writings and the relation of Constraint and Memory.

Series:

Edited by Annemie De Gendt and Alicia Montoya

La pensée sérielle : du Moyen Age aux Lumières se propose d’étudier le phénomène discursif de la série, du Moyen Age à la première modernité. Le volume enrichit nos connaissances sur la façon dont la notion de série – actualisée entre autres sous la forme des sept vices et vertus, des cinq sens, de l’hexaëmeron - a été pensée et mise en forme dans les écrits philosophiques et littéraires et, de manière moins exhaustive, dans la peinture et la musique. Une réflexion méthodologique et théorique introduit le volume, offrant de nouvelles pistes scientifiques.

La pensée sérielle : du Moyen Age aux Lumières, a collection of essays edited by Anne-Marie De Gendt and Alicia C. Montoya, proposes to study the discursive phenomenon of the series, from the Middle Ages to early modernity. The volume sheds light on the way the concept of the series – manifested among others through the seven vices and virtues, the five senses, or the Hexameron – has been thought and formalized in philosophical and literary texts and, to a lesser extent, in music and the visual arts. A methodological and theoretical reflection introduces the volume, offering new scholarly approaches to the phenomenon.