Browse results

You are looking at 1 - 3 of 3 items for :

  • Hague Academy x
  • Upcoming Publications x
  • Primary Language: French x
  • Search level: Titles x
Clear All
Ethnohistoire d’une hétérotopie au Caire (979-2021)
Author: Gaétan du Roy
Les éboueurs du Caire (les Zabbalin) se sont installés sur les pentes du Muqattam en 1970. Très vite, ils ont attiré l’attention de nombreux acteurs actifs dans le développement ou la mission religieuse : des ingénieurs égyptiens, une sœur catholique Française, et le personnage central de cette histoire, le père Samʿān, qui se lança dans une mission auprès des Zabbalin en 1974. Ce prêcheur fonda plusieurs églises connues aujourd’hui sous le nom du monastère de Saint-Samʿan-le-Tanneur, un complexe de sept sanctuaires taillés dans les falaises du Muqattam. A travers son style charismatique et ses exorcismes publics mettant en scène une lutte symbolique entre Islam et Christianisme, Samʿān est devenu l’une des figures de proue de son Eglise.

The Cairene garbage collectors (the Zabbalin) settled on the Muqattam slopes in 1970. Soon they attracted the attention of different actors involved in development and religious mission: Egyptian engineers, a French Catholic Sister and the most central character of this story, Father Samʿān, who started a mission among the Zabbalin in 1974. This preacher founded several churches, today known as the Monastery of Saint Samʿān the Tanner, a complex of seven churches carved in the Muqattam walls. Through his charismatic style of preaching and his public exorcisms symbolically staging the struggle between Christianity and Islam, Samʿān has become a figurehead of his church.
Author: Aaron Prevots
Dans Esther Tellermann: Énigme, prière, identité, première monographie consacrée à l’œuvre de l’écrivain, Aaron Prevots met en lumière un regard poétique novateur sur des réalités tant intérieures qu’extérieures. Il montre comment Tellermann (1947-) explore l’intime du monde, ses textures et ses contours, ses terres insituables semblant s’entrecroiser, et le rêve et le mythe faits tremplin pour une traversée renouvelée de l’Histoire et du deuil. Il appréhende le caractère énigmatique de longues suites de chants dont la forme peut s’apparenter à celle de la prière, ainsi que les enjeux identitaires d’un dire singulièrement ouvert à l’Autre. En examinant des textes de 1999-2019, Aaron Prevots souligne le lyrisme décentré d’un poète majeur et la présence de ses pairs comme interlocuteurs.

In Esther Tellermann: Enigma, Prayer, Identity, the first book-length study of the writer’s œuvre, Aaron Prevots highlights her innovative poetic approach to inner and outer realities. He shows how Tellermann (1947-) explores the world’s innermost structures, its textures and contours, its indeterminate places that seemingly intersect, and dreams and myth as springboards for experiencing anew historical turning points and timeless rites of mourning. He considers the enigmatic quality of long suites of poetic song whose form can resemble that of prayer, as well as the stakes regarding identity when poetic expression foregrounds openness to the Other. In examining texts from 1999-2019, Aaron Prevots emphasizes this major poet’s decentered lyricism and the presence of fellow writers as interlocutors.
In Histoires hafsides Sébastien Garnier studies the ifrīqiyan historiography of the Restoration (1370-1488). His translation of Ibn al-Šammāʿ’s Adilla (scr. 1457) gives access to the quintessence of the sultanian project.
The book explores the Banū Ḥafṣ’ longevity through the mechanisms for the devolution of power, and the evolutions of the polity. It also analyses the paratextual tools mobilised by the authors, as well as the discourse elaborated to legitimise the court of Tunis along the following tryptic: the Almohad inheritance, the deeds of the sovereigns and the anathematisation of the enemy, the ʿarab.

Dans les Histoires hafsides, Sébastien Garnier étudie l’historiographie ifrīqiyenne de la Restauration (1370-1488) Sa traduction des Adilla (scr. 1457) d’Ibn al-Šammāʿ donne accès à la quintessence du projet sultanien.
L’ouvrage examine la longévité des Banū Ḥafṣ à travers les mécanismes de dévolution du pouvoir et les évolutions politiques du régime. Il analyse également les dispositifs paratextuels mobilisés par les auteurs, ainsi que le discours développé pour légitimer la cour tunisoise autour du tryptique suivant : l’héritage almohade, les actes souverains et l’anathématisation des ʿarab ennemis.