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Emmanuel Decaux

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Depuis près de deux siècles, la question de l’esclavage et de la traite négrière est au coeur des relations internationales. Du Congrès de Vienne de 1815 qui dénonce un commerce « répugnant aux principes d’humanité et de morale universelle » jusqu’à la Cour internationale de Justice qui évoque en 1970 les « principes et [l]es règles concernant les droits fondamentaux de la personne humaine, y compris la protection contre la pratique de l’esclavage » comme source d’obligations erga omnes, le droit international contemporain est caractérisé par la construction progressive d’un régime international relevant de la notion de jus cogens.
Alors que de nombreux travaux récents évoquent l’esclavage sous l’angle historique ou dans une perspective contemporaine, cet ouvrage présente l’originalité de s’inscrire dans une perspective juridique de longue durée, au carrefour des sources formelles et matérielles du droit international public, tout en l’éclairant des débats les plus actuels sur les responsabilités historiques en la matière.

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Edited by Murielle Lucie Clément

Andreï Makine est né à Krasnoïarsk en Sibérie. Son quatrième roman, Le Testament français (1995) lui a valu la reconnaissance internationale. Les auteurs de ce recueil s’attachent à sonder la poétique et la symbolique makiniennes dans des analyses méticuleuses, en se concentrant notamment sur les dix premiers romans. Les approches méthodologiques – psychanalytiques, sociologiques, culturelles, historiques, poético-rhétoriques, interdisciplinaires, musico-littéraires – offrent des angles de lecture jusque-là négligés et ouvrent des pistes inédites de recherche future pour l’œuvre de cet auteur essentiel de la littérature contemporaine française. Le présent ouvrage réunit, en outre, des articles sur les romans encore peu analysés.

Aux limites de l’imitation

L’ut pictura poesis à l’épreuve de la matière (XVIe-XVIIIe siècles)

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Edited by Ralph Dekoninck, Agnès Guiderdoni-Bruslé and Nathalie Kremer

Aux limites de l’imitation pose une question audacieuse que les innombrables études existantes sur l’ ut pictura poesis à l’âge classique ont eu tendance à laisser dans l’ombre : celle de la matière comme limite de l’imitation, suivant l’hypothèse selon laquelle le surgissement du matériel est à l’origine du délitement de l’ ut pictura poesis au cours de l’âge classique. Les études réunies ici abordent cette question pour l’ensemble de l’âge classique (allant du XVIe à la fin du XVIIIe siècle) ainsi que pour les principaux domaines artistiques que l’on peut distinguer (littérature, peinture, sculpture, musique, danse).

Éloge de l’idiotie

Pour une nouvelle rhétorique chez Breton, Faulkner, Beckett et Cortázar

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Marie Berne

Le terme idiotie est créé au début du 19e siècle pour remplacer celui d’ idiotisme qui désignait à la fois l’absence de culture et la stupidité au sens médical. Pourtant l’origine grecque introduit une nuance : idios signifie ce qui est spécial, propre ou original. De là, dire que l’idiot, de Dostoïevski notamment, appartient à la catégorie des mélancoliques, êtres exceptionnels et artistes selon Aristote dans le Problème XXX, encourage une nouvelle définition du terme.
Cet Éloge de l’idiotie observe pour la première fois de près le phénomène de l’idiotie romanesque en Occident à travers le 20e siècle. À la différence du 19e, le personnage idiot ne transmet pas seulement un thème mais bien une nouvelle façon de s’exprimer et d’écrire. Mettant en dialogue les termes idiotie et rhétorique, cette étude offre un examen méticuleux de quatre textes choisis et réunis de façon inédite: Nadja de Breton, Le Bruit et la Fureur de Faulkner, L’Innommable de Beckett et Marelle de Cortázar.
Nadja, Benjy, l’Innommable et la Maga manifestent une ignorance et une singularité qui font d’eux ces idiots persécutés du fait de leur perception « anormale » de la réalité. Tout s’inverse lorsque leurs propos étranges se mêlent à la langue originale de chacun des livres. Proche de l’écrivain, l’idiot est à son tour métaphore de la rhétorique à l’œuvre, la figure idéale pour remettre en question toute prétendue intelligence ou raison au profit de l’éloge d’une forme de naïveté, une bienheureuse éthique de l’idiotie.

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Éric Le Calvez

Genèses flaubertiennes emprunte la voie déjà tracée par Flaubert topographe (1997) et La Production du descriptif (2002) d’Éric Le Calvez et aborde la genèse de l’œuvre de Flaubert avec des questions qui relèvent de la théorie de la production textuelle. Le premier axe choisi examine des fragments d’avant-textes à partir d’une question théorique précise (relation description-récit, réécriture intertextuelle et construction d’un portrait), aussi est-il microgénétique. Le second axe, qui se situe entre une micro et une macrogénétique, élargit la perspective à un ensemble de contextes en fonction de différents points de vue : genèse ambiguë d’un motif récurrent ou d’un objet récurrent dans tout le récit d’un roman, voire problématique de l’autotextualité. En théorie, une approche macrogénétique serait davantage à même de respecter le travail de l’écrivain ; c’est aussi l’approche qui conviendrait le mieux a priori au questionnement narratologique. En pratique, la tâche est quasi impossible, car étudier la genèse de l’ensemble d’une scène nécessiterait des analyses qui se prolongeraient indéfiniment. Aussi les chapitres qui illustrent le troisième et dernier axe, macrogénétique pour sa part, rendent-ils compte de la formation de plusieurs scènes en se concentrant chaque fois sur des problèmes spécifiques, souvent de l’ordre d’une stylistique des brouillons.

Infiltrations d’images

De la réécriture de la fiction pastorale ibérique en France (XVIe-XVIIIe siècles)

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Marta Teixeira Anacleto

Infiltrations d’images. De la réécriture de la fiction pastorale ibérique en France (XVIe-XVIIIe siècles) propose une relecture actuelle de la fiction pastorale née du dialogue original entre les espaces littéraires ibérique et français: Jorge de Montemayor, Lope de Vega, Cervantès, Honoré d’Urfé, Gomberville, Du Verdier, Du Broquart….
En analysant un corpus pluriel qui couvre près de deux siècles, d’Amyot-traducteur à Prévost-traducteur, cet ouvrage met en avant le rôle prépondérant de la traduction dans l’établissement des différents modèles d’écriture en abyme (les images infiltrées) qui accompagnent l’évolution de l’écriture bucolique en France, du roman à la nouvelle galante ou à la pastorale dramatique. On tente ici de démontrer que des enjeux de convergence littéraire, historique, culturelle, sociale marquent la conception, la transposition et la lecture des Arcadies de fiction, reprises, depuis Sannazar, par Jorge de Montemayor et Honoré d’Urfé.
Ainsi, plus que de présenter une confrontation circonscrite d’écritures du roman pastoral en Espagne et en France, on s’efforce de renouveler l’histoire de la légitimation du genre pastoral, de la fin du XVIe siècle jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, dans la littérature française – et a fortiori dans la littérature européenne. L’inscription de cette nouvelle hypothèse de lecture dans le cadre d’un univers épistémologique, où « la littérature est l’épreuve de la traduction » (Meschonnic), ouvre cette étude au domaine du Poétique.

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Edited by Marc Smeets

J.-K. Huysmans chez lui, c’est d’abord Huysmans en Hollande. L’écrivain, rappelons-le, a des attaches familiales dans le Nord. Il s’en glorifie, parfois mais pas toujours. Le rapport à la Batavie est essentiellement ambigu. Mais l’écrivain chez lui, c’est aussi toute une thématique de la réclusion et de l’enfermement. Huysmans cherche les « coins douillets », la chaleur du foyer. Le célibataire veut construire sa maison, sa thébaïde. Or il n’y réussit pas vraiment. Dans ce volume est explorée – à travers une riche palette méthodologique et sous des angles différents – la tension spécifiquement huysmansienne entre le dedans et le dehors, l’ici et l’ailleurs, le même et l’autre.

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Bruno Thibault

J.M.G. Le Clézio et la métaphore exotique propose une analyse détaillée et approfondie de l’œuvre de J.M.G. Le Clézio, prix Nobel de littérature 2008. La question de la « métaphore exotique » sert ici de fil conducteur et permet d’éclairer le corpus leclézien d’un triple point de vue textuel, anthropologique et psychanalytique. L’inscription problématique de l’espace et du voyage domine en effet toute la production littéraire de Le Clézio ; et cette inscription s’accompagne d’une certaine ambiguïté générique. D’une part l’analyse montre que l’écriture du voyage fonctionne chez Le Clézio, comme chez Segalen, comme une « écriture des limites », c’est-à-dire comme un déplacement du sujet et du sens. Mais d’autre part l’analyse montre que l’écriture du voyage dessine chez Le Clézio un rapport singulier et ambivalent à l’espace postmoderne, au désenchantement du monde et à la disparition des grands mythes fondateurs, interrogeant l’acte même de la création littéraire. A la fois humaniste et antidogmatique, l’œuvre de J.M.G. Le Clézio se situe ainsi de façon originale dans les marges des grands mouvements littéraires du XXe et du XXIe siècle, du Nouveau Roman des années 60 à la « littérature-monde » d’aujourd’hui.

La Littérature face à elle-même

L’Écriture spéculaire de Samuel Beckett

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Éric Wessler

Quelles fonctions l’homme occidental assigne-t-il à la littérature ? Quelle légitimité pour la littérature et la fiction dans notre monde ? Pour le découvrir, il fallait la radicalité de Samuel Beckett, dont l’œuvre constitue une mise à nu patiente et progressive des fondements de la littérature.
À travers l’étude de l’autoréférence, de l’autoréflexivité, et de tout ce qui fait de l’écriture de Beckett une écriture au miroir, La Littérature face à elle-même montre que l’auteur de Fin de partie remet à l’ordre du jour une question que déjà posaient Dante, Cervantès et les romantiques allemands, entre autres. La littérature n’a cessé de se mirer, de s’admirer, de se critiquer depuis qu’elle s’est constituée en système. Mais l’autonomie du champ littéraire est un leurre, et l’examen de l’œuvre beckettienne, pourtant si centrée sur elle-même, permet de définir ce qui est exprimé, ce qui est montré dans l’écriture spéculaire : si ce n’est pas le monde, c’est toutefois quelque chose de bien réel…

Le mythe de l’authenticité

Lectures, interprétations, dramaturgies de Britannicus de Jean Racine en France (1669-2004)

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Karel Vanhaesebrouck

À la base de cette étude se trouvent des questions très simples, mais tellement fondamentales qu’on oublie souvent de les poser. Pourquoi le théâtre français est-il tellement “français”, par exemple lorsqu’on met en scène un auteur comme Racine? Quelles constructions identitaires, quelles catégories idéologiques étayent cette pratique ? Et quels facteurs contextuels, à la fois politiques et sociaux, influencent, contestent, contaminent ces constructions ? Abordant à la fois des questions liées à l’histoire du théâtre et des problèmes qui touchent à l’analyse culturelle, Le mythe de l’authenticité analyse l’impact de certains facteurs contextuels sur le processus de canonisation et les modes de représentation d’une seule pièce canonique : Britannicus de Jean Racine (1669). Quel serait le lien entre le personnage de Néron et le roi de France ? Qu’aurait pensé Napoléon de l’interprétation de ce même personnage par son acteur favori Talma ? Quels facteurs furent à la base de l’interprétation psychosexuelle et puis psychanalytique (à la française) de cette pièce ? Et comment l’interprétation de Britannicus par André Antoine pourrait-elle être appelée queer ? Le mythe de l’authenticité démontre ainsi comment cette tragédie romaine fut, depuis sa création jusqu’à nos jours, déconstruite et reconstruite par des artistes aussi divers que Le Kain, Talma, Mounet-Sully, André Antoine, Michel Hermon, Antoine Vitez, Brigitte Jaques-Wajeman et bien d’autres.