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Yona Hanhart-Marmor

Voir dans l’ ekphrasis, description d’une œuvre d’art, l’une des clés essentielles du roman, et par là-même ouvrir une réflexion novatrice sur le texte, l’image et leurs multiples intrications : tel est le défi qui sous-tend cet essai. A travers une analyse fouillée des processus que Claude Simon élabore afin de rendre inopérante l’habituelle distinction entre récit et pause descriptive, le regard se dévoile comme catalyseur de l’écriture, en ce qu’il la détermine tout en se laissant happer par elle. Cette relecture du corpus simonien, qui s’effectue au plus proche du texte, met en évidence le rôle capital de l’ ekphrasis dans le passage du regard au mot. Dans cette approche, l’ ekphrasis constitue le moteur de la démarche simonienne, constant tâtonnement entre le dire et le voir. L’étude de la nature et du rôle de l’ ekphrasis permet ainsi d’éclairer des pans entiers de l’œuvre, tributaire qu’est celle-ci du regard dans la détermination des objets ekphrastiques. La réflexion se poursuit par une interrogation sur le statut de ces objets de passage. La mise en écriture du temps s’avère dès lors cruciale pour tenter de dépasser ce que l’écriture pourrait avoir d’anecdotique et lui imprimer le sceau de l’universel, du non-datable ; ce qui ne manque pas de susciter des collisions fécondes entre différentes temporalités. A la lecture de cet ouvrage, qui s’inspire notamment de la pensée de Walter Benjamin et de Georges Didi-Huberman, et qui perçoit dans l’ ekphrasis bien davantage qu’une simple pause dans le récit, on voit apparaître un système de mises en résonance dont l’objet auratique constitue le noyau fondamental.

Dystopie et poïein, agnose et reconnaissance

Seize études sur la poésie française et francophone contemporaine

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Michael Bishop

René Depestre, Claude Esteban, Esther Tellermann, Bernard Noël, Gaston Puel, Ananda Devi, Gérard Titus-Carmel, Jean-Paul Michel, Heather Dohollau, Pierre Dhainaut, Christian Hubin, Béatrice Bonhomme, Herménégilde Chiasson, Bernard Vargaftig, Eugène Guillevic, Yves Bonnefoy: seize grandes voix poétiques de nos jours, françaises et francophones, seize poét(h)iques distinctives, seize manières puisant dans le stock des options formelles infinies afin d’installer leurs fourmillantes spécificités locutoires, seize études, tantôt embrassant la totalité d’une œuvre, tantôt centrées sur un seul recueil emblématique, permettant toutes de pénétrer dans des mondes hautement individualisés, des visions à la fois cohérentes et constamment complexifiées et paradoxales du poétique et de tout ce qui, fatalement, en excède les signes.

Espace méditerranéen

Écritures de l’exil, migrances et discours postcolonial

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Edited by Vassiliki Lalagianni and Jean-Marc Moura

À l’ère postcoloniale, les littératures de la migration et de l’exil se sont considérablement développées dans les pays de la Méditerranée qui ont connu, sous des formes diverses, le colonialisme, les guerres d’indépendance, puis la décolonisation. « Espace-mouvement » autour de trois aires culturelles, la chrétienté, le monde orthodoxe et la oumma musulmane, la Méditerranée a connu nombre d’affrontements, de heurts et de bouleversements identitaires. Au-delà de la crainte et de la méfiance nées de cette histoire, il existe une capacité d’invention renouvelée manifestée par les textes des écrivains issus des différents pays méditerranéens: Algérie, Chypre, Croatie, Égypte, Grèce, Liban, Maroc, Tunisie.
À la lumière de la critique postcoloniale, Espace méditerranéen : écritures de l’exil, migrances et discours postcolonial analyse la dimension politique de ces œuvres et le rôle qu’a pu jouer la découverte de cultures différentes – à travers la migration, l’exil, l’expatriation – dans le parcours de certains écrivains ou penseurs caractérisés par une double appartenance. Les auteurs de cet ouvrage s’attachent donc à montrer les complexités mais aussi tout l’intérêt des écritures de l’exil et de la migrance à la croisée des cultures et des langues de la Méditerranée contemporaine.

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Mireille Blanchet-Douspis

Marguerite Yourcenar a répété qu’on ne comprenait bien l’histoire du présent qu’à la lumière du passé. Dans cette affirmation, il y a assurément une vérité difficilement réfutable. Cependant, ne juger que d’après le passé, n’est-ce pas poser a priori que le présent n’en est que la reproduction et que rien ne change jamais dans l’histoire de l’humanité universelle ? Cela revient à nier toute idée de progrès et d’évolution et à entériner le concept d’éternel retour. Cette notion qui n’est pas neutre du point de vue idéologique incite à scruter l’image que Yourcenar donne de l’histoire contemporaine avec un esprit critique, aussi bien en ce qui concerne le style que les choix opérés par la romancière. Une observation se dégage de l’étude des rapports sociaux et des questions morales, intellectuelles ou plus nettement politiques dans les romans de Yourcenar. Elle se rattache toujours à un courant de pensée traditionaliste, voire conservateur, caractéristique de l’idéologie politique de la droite européenne du XXe siècle.

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Edited by Carole Edwards

Les littératures francophones postcoloniales portent l’empreinte de la douleur, du compromis ou encore de l’oubli, notions qui transparaissent dans celle du sacrifice. Dans ce collectif, les auteurs se penchent sur différentes représentations et fonctions du sacrifice dans le roman, le théâtre, la nouvelle, et le film antillais, haïtien, africain et québécois. L’étude déploie la diversité, tant dans le ton que la forme, du sacrifice dans des régions géographiques diverses et selon des esthétiques variées. Qu’il s’agisse du sacrifice au sens propre ou de l’artifice, la notion demeure riche en interprétations et traduit le caractère unique des littératures francophones. Don de soi ou don de l’autre, l’étude du sacrifice nous permet de comprendre l’Histoire d’hommes et de femmes pris dans le tourbillon de leur culture respective face au « destin ».

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Edited by Florence de Chalonge, Yann Mével and Akiko Ueda

Ce volume, qui rassemble plus de vingt-cinq contributions, fait pleinement le lien entre l’Occident et l’Extrême-Orient par l’origine géographique et culturelle des chercheurs qui ont travaillé à ce projet. Placé sous le parrainage de la Société internationale Marguerite Duras, il propose des approches aussi bien textuelles que contextuelles sur un sujet majeur des études durassiennes. L’Orient – terme générique qui désigne ici l’Indochine, mais aussi l’Inde, la Chine, le Japon –, tel qu’il apparaît dans l’œuvre de Marguerite Duras, se donne pour une large part comme production (d’) imaginaire et réseau d’effets esthétiques. Ceux-ci amènent à poser la question de savoir dans quelle mesure l’œuvre durassienne pourrait se prêter – ou non – à une forme d’orientalisme et d’exotisme. Tous les genres pratiqués par Marguerite Duras – pour autant que des frontières ici demeurent – sont abordés dans cet ouvrage, qui accorde également une nette importance au cinéma. Les études de réception préservent la spécificité, selon les pays, de l’accueil réservé à cette œuvre, du vivant ou non de l’auteur, mais aussi de son influence et des effets d’écho qu’elle suscite. À bien des égards, l’Asie de Marguerite Duras est plurielle.

Le Théâtre de Koffi Kwahulé

L’utopie d’une écriture-jazz

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Virginie Soubrier

Homme de théâtre, romancier et nouvelliste, Koffi Kwahulé (Côte d’Ivoire, 1956) appartient à la génération des auteurs de la postindépendance. Revendiquant son appartenance à la diaspora noire, ses pièces rédigées entre 1991 et 2005 constituent la période jazz de son théâtre au cours de laquelle son écriture s’inspire de l’écoute obsessionnelle de Coltrane, Monk ou encore Coleman. L’utopie poétique de l’auteur afro-européen – effacer la séparation entre le drame et la musique – remet en question la notion même de drame et fait dialoguer le théâtre avec d’autres esthétiques contemporaines. Mais cette écriture-jazz, dont la radicalité trouve sa source dans la mémoire de l’histoire des Noirs en Europe et en Amérique, soulève également des questions politiques : celles de l’identité et des conditions de possibilité d’un avenir en fusion.

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Colette Leinman

Cet ouvrage apporte un éclairage nouveau à l’histoire littéraire et artistique du surréalisme par un biais inédit : l’étude du catalogue d’expositions surréalistes (CES). Se penchant sur un genre interdisciplinaire jusque-là peu étudié, le catalogue d’exposition, il en retrace les fonctions définies par l’institution Royale du XVIIe siècle et son développement pour montrer comment les surréalistes subvertissent les formes traditionnelles liées à la description, l’explication et l’évaluation des œuvres exposées.
Après avoir recensé les catalogues surréalistes et décrit leur facture, le livre entreprend une analyse du discours singulier qui s’y déploie. Au-delà des différences individuelles, apparaît une logique scripturale commune. Les CES contribuent à l’élaboration de l’identité et de l’image collective du groupe d’avant-garde. Caractérisé par des discours de violence dont la dimension manifestaire produit un double mouvement de polarisation et d’exclusion, le CES gère l’hétérogénéité de l’ensemble de ses membres et disqualifie ses détracteurs.
Contre toute attente, les textes, au premier abord opaques et purement ludiques, s’emploient à présenter un métadiscours sur l’art dont le dispositif critique présente une rhétorique d’invention, de créativité qui n’englobe pas la dipositio rhétorique d’un raisonnement. S’attaquant tout particulièrement à la doxa, le CES, microcosme des écrits sur l’art, véhicule différentes stratégies discursives qui ciblent un public diversifié.
« S’emparant d’un objet et d’un questionnement qui retiennent de plus en plus les historiens de l’art et les spécialistes des écrits sur l’art, Colette Leinman nous livre la première synthèse sur le catalogue d’exposition surréaliste. » - Bernard Vouilloux

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Edited by Sjef Houppermans, Nell de Hullu-van Doeselaar, Manet van Montfrans, Annelies Schulte Nordholt and Sabine van Wesemael

Marguerite Duras

Le rire dans tous ses éclats

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Edited by Cécile Hanania

En proposant une exploration du rire chez Marguerite Duras, ce volume collectif aborde une facette méconnue et négligée d’une œuvre réputée ardue et sombre. Le rire, examiné dans l’ensemble de la production (entretiens, textes, théâtre, films) et entendu dans un sens générique, est aussi bien celui qui intervient dans l’œuvre, émis par l’auteure ou véhiculé par ses narrateurs et personnages, que celui suscité par l’œuvre chez ses récepteurs. Qu’elles interrogent ses apparitions et évocations explicites ou se penchent sur les ressorts humoristiques et comiques qui le provoquent, les dix-sept contributions réunies ici permettent de constater l’abondance et l’importance du rire dans l’univers durassien et d’en mesurer la diversité, la complexité et l’ambivalence. Manifestation de joie, sursaut de vie, bouffée d’enfance, pied de nez aux codes, aux conventions et à la raison, le rire apparaît aussi comme l’expression de ce « gai désespoir » que Duras a célébré. Les réflexions présentes dans l’ouvrage, tout en cherchant à dépasser des idées reçues et des interprétations figées, ne sonnent donc pas le glas de la dimension tragique de la création durassienne, elles la font résonner autrement.