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Paroles d’auteurs jeunesse

Autour du multiculturalisme et des minorités visibles en France

Series:

Edited by Michèle Bacholle-Bošković

Paroles d’auteurs jeunesse – autour du multiculturalisme et des minorités visibles en France
donne la parole à treize auteurs et à un illustrateur de littérature jeunesse contemporaine. Nadira Aouadi, Louis Atangana, Hubert Ben Kemoun, Dounia Bouzar, Marc Cantin, Marie-Félicité Ebokéa, Gudule, Catherine Kalengula, Gisèle Pineau, Karim Ressouni-Demigneux, Leïla Sebbar, Tran Quoc Trung et Marcelino Truong se sont gracieusement prêtés à une réflexion autour du multiculturalisme, du multiethnique, de l’interculturalité.
Cet ouvrage part d’un simple constat : le manque de représentation des minorités visibles en littérature jeunesse dans les années 1970. Cette littérature s’inscrit dans un contexte historique et socio-politique ; or, un des traits caractéristiques de la France actuelle est sa multiculturalité, maintenant visible dans sa production pour la jeunesse. Chacun de ces auteurs, aux origines et parcours différents, aux voix et styles très divers, s’est penché sur la question d’appartenir à une « minorité visible » et sur sa propre contribution.
L’ouvrage de Michèle Bacholle-Bošković s’adresse aux professionnels du livre jeunesse, aux chercheurs en littérature jeunesse, en études francophones, études postcoloniales et études culturelles, mais aussi à un large public. Il offre une voie d’accès essentielle à des auteurs d’un genre en expansion, toujours renouvelé.

Paroles de salauds

Max Aue et cie

Series:

Edited by Luc Rasson

La publication des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) a projeté sur l’avant-plan la figure inquiétante du « salaud » (ou du « monstre », ou du « bourreau ») prenant la parole. Cette figure n’est pas inédite. Au début des années cinquante, Robert Merle avait déjà octroyé le monopole narratif au monstre par excellence que fut Rudolf Höss, le commandant d’Auschwitz. Même un Jean-Paul Sartre, dans une nouvelle célèbre parue en 1939, avait fait parler l’infâme. D’autres écrivains, à diverses époques et issus d’aires linguistiques différentes, n’ont pas hésité à mettre en place des dispositifs énonciatifs comparables, tels Jorge-Luis Borges, Alberto Moravia, Edgar Hilsenrath, Harry Mulisch ou Roberto Bolaño, parmi d’autres. Le présent volume s’interroge sur les stratégies d’interprétation que le lecteur peut mettre en œuvre face à ces prises de paroles dérangeantes. Qu’est-ce que l’abjection et comment lutter contre elle?

Series:

Edited by Frédérique Chevillot and Colette Trout Hall

Les femmes rebelles et/ou criminelles seraient-elles plus monstrueuses que leurs homologues masculins parce qu’elles transgressent la construction socio-sexuée d’une élusive « nature féminine »? La représentation de la rébellion et de la criminalité des femmes par les écrivaines d’expression française soulève la question de la représentation de la violence tout autant que celle de la violence de cette représentation, à travers le temps mais aussi à travers l’espace. Ce n’est que très récemment qu’écrire a commencé de ne plus être vécu par les femmes dans la violence de la transgression; qu’en devient-il dès lors que celles-ci écrivent pour revendiquer leur propre violence? N’y a-t-il pas là une rébellion scripturale et sociétale doublement subversive? « Une violence à soi » tel pourrait être le sous-titre de cet ouvrage qui, dans une perspective résolument féministe, s’adresse à un lectorat pluridisciplinaire. Son originalité tient en ce qu’il offre, par le biais de disciplines telles que l’histoire, la psychanalyse ou la linguistique, ainsi que sous l’angle de théories récentes sur la narratologie, le postcolonialisme, le traumatisme ou la glottophagie, une diversité d’approches sur un sujet d’actualité trop longtemps resté tabou.

Scènes des genres au Maghreb

Masculinités, critique queer et espaces du féminin/masculin

Series:

Edited by Claudia Gronemann and Wilfried Pasquier

Dans la lignée des études postcoloniales et des études sur le genre, Scènes des genres au Maghreb examine les manifestations du genre dans différentes formes d’expression artistique de l’espace franco-maghrébin. Ce volume réunit les réflexions et analyses captivantes de spécialistes en littérature, cinéma et linguistique dans le but d’éclairer la fonction structurante des mythes génériques et de souligner l’impact social des images et des codes genrés ainsi que leur incidence dans les différents champs artistiques. D’Isabelle Eberhardt à Yasmina Khadra en passant par Bernard-Marie Koltès, Assia Djebar, Abdelkébir Khatibi ou Rachid Boudjedra, la littérature du (ou en rapport avec le) Maghreb y occupe une place de choix, à côté d’œuvres cinématographiques de Julien Duvivier, Mehdi Ben Attia ou encore Merzak Allouache. L’ouvrage, qui aborde en outre la question de la musique (raï) et des traditions iconographiques et culturelles, interroge ainsi l’ensemble des modes de création, réécriture, subversion ou perpétuation des mythes.

Une femme puissante

L’œuvre de Marie NDiaye

Series:

Edited by Daniel Bengsch and Cornelia Ruhe

Marie NDiaye s’impose comme l’une des voix les plus intéressantes de la littérature française contemporaine. L’obtention du prix Goncourt en novembre 2009 pour Trois femmes puissantes vient confirmer ce constat.
La recherche littéraire n’a pas tardé à interroger les univers insolites de ses romans, de ses pièces de théâtre et de ses nouvelles qui semblent défier toute tentative de classification générique. Le réalisme ndiayïen agit en correcteur des formes préétablies, qui suggèrent une cohérence que la réalité n’offre pas. L’auteure refuse la parenté avec les moules des genres traditionnels et renonce à s’intégrer dans une grande et heureuse « famille » littéraire.
C’est dans cette perspective que le présent ouvrage se propose de relire l’œuvre de Marie NDiaye en réfléchissant sur des sujets tels que les mécanismes d’exclusion sociale, l’étrangeté et les procédés discursifs de racialisation aussi bien que sur la dimension poétique de son écriture et sur la gestion de l’image de l’auteure et les enjeux médiatiques de sa représentation.

Series:

Edited by Walter De Mulder, Jesse Mortelmans and Tanja Mortelmans

Qu’il s’agisse de temps verbaux, d’auxiliaires, d’adverbes ou de conjonctions, la plupart des marqueurs temporels et modaux font preuve d’une grande flexibilité sémantique, qui se manifeste à travers leurs emplois dans des contextes différents. Les contributions réunies dans ce volume s’intéressent en majorité aux emplois d’une série de marqueurs du français (« hexagonal » ou non), mais aussi au fonctionnement de marqueurs d’autres langues (par exemple de l’espagnol ou du birman). Elles s’efforcent de décrire d’une façon détaillée les différentes interprétations de ces marqueurs, en privilégiant souvent des usages moins fréquents ou atypiques (le présent « prototypisant », les emplois postmodaux de pouvoir, etc.) et des contextes d’emploi moins fréquemment analysés dans la littérature (rubriques nécrologiques, reportages sportifs, articles législatifs, etc.). Les auteurs apportent ainsi des mises au point éclairantes sur la relation existant entre les emplois temporels, modaux ou évidentiels des temps verbaux (comme le futur simple ou le conditionnel), mais aussi sur la relation entre emplois temporels et emplois discursifs ou argumentatifs d’adverbes dits « temporels ». Le volume contribue de cette façon à une meilleure compréhension de la polyvalence sémantique en général et en particulier à celle des marqueurs temporels et modaux étudiés dans ce volume.

Series:

Edited by Christine Dupouy

Depuis la disparition de l’écrivain en 1991, l’œuvre prolifique d’André Dhôtel n’a cessé de grandir et de faire la preuve de son actualité paradoxale. Largement rééditée, elle a trouvé de nouveaux lecteurs et attiré l’attention d’une critique quelque peu revenue des éclats de l’avant-garde et plus curieuse, désormais, de la fonction d’émerveillement de toute grande littérature. Il y a bien du mystère en effet dans la simplicité sinueuse et déconcertante des romans d’André Dhôtel, et sa « rhétorique fabuleuse » n’a pas encore livré tous ses secrets.
Ce livre offre un aperçu exemplaire des interrogations critiques qui se sont développées depuis une vingtaine d’années autour de cette œuvre singulièrement attachante, saluée en son temps par les plus grands – notamment Philippe Jaccottet – et dont l’importance dans l’histoire littéraire du « second vingtième siècle » ne manquera pas de s’affirmer dans les années à venir.

Series:

Edited by Clotilde Thouret and Lise Wajeman

L’interprétation n’aurait-elle pas besoin des émotions ? Ce livre répond à cette question par une série d’études sur l’articulation entre l’expérience esthétique et l’activité herméneutique dans des œuvres des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Si le corps et l’interprétation ont longtemps été placés dans un rapport d’exclusion, une partie de la pensée philosophique et critique a récemment proposé de repenser une continuité entre la réception sensible et l’élaboration du sens. La période qui s’étend de la Renaissance aux Lumières nous aide à le faire, parce qu’avant l’autonomisation de la sphère esthétique, une œuvre ou une pratique esthétique ne sont jamais pensées hors de leurs effets sur leurs destinataires. Les études réunies dans ce volume invitent à repenser en profondeur l’expérience esthétique, qui se reformule plus exactement en relation esthétique : l’objet à interpréter n’est pas tant l’œuvre que la réaction, l’affection, du corps face à l’œuvre, ou la relation que le lecteur/spectateur établit avec l’œuvre. C’est en fonction de cette interprétation seconde que l’on pourra décider du sens – ou de l’un des sens possibles – de l’œuvre. On voit ainsi apparaître des manières différentes d’engager l’expérience sensible dans l’interprétation, ce qui nous importe à la fois comme pédagogues, dans nos pratiques de transmissions, comme chercheurs, pour comprendre comment opère l’élaboration du sens, mais aussi comme spectateurs, dans l’appréhension des œuvres d’art qui nous entourent.

Des littératures-mondes en français

Écritures singulières, poétiques transfrontalières dans la prose contemporaine

Series:

Oana Panaïté

Des littératures-mondes en français se propose de réfléchir à une série de questions consubstantielles à la littérature française contemporaine. On entend par là aussi bien des questions que les textes et les écrivains posent à leurs lecteurs que des interrogations auxquelles œuvres et auteurs sont appelés à répondre. De quelles manières ces textes et ceux qui les produisent conçoivent-ils leur place dans la communauté littéraire? Quels types de relations entretiennent-ils avec le passé, littéraire ou historique? Quelles catégories orientent leur horizon esthétique et quelles solutions individuelles chaque texte apporte-t-il à nos inquiétudes partagées?
Adoptant une perspective critique à l’égard de Pour une littérature-monde, cet essai montre, à partir d’un large corpus, que l’on ne saurait comprendre la valeur esthétique et les enjeux politiques de la littérature actuelle sans dépasser les frontières géographiques, politiques, culturelles et institution¬nelles de ce que l’on appelle communément « la littérature française ».

Series:

Edited by Jan Herman, Kris Peeters and Paul Pelckmans

‘D’autres rapporteront de Rome des tableaux, des marbres, des médailles, des productions d’histoire naturelle ; moi, j’en rapporterai des sentiments, des sensations et des idées’. Le Voyage d’Italie du Président Dupaty, qui parut à l’automne 1788, fut le dernier best-seller de l’Ancien Régime. Son succès se trouva inévitablement éclipsé assez vite par une actualité politique devenue très envahissante.
L’histoire littéraire a du coup quelque peu oublié que ce texte renouvelait, à la fin d’un siècle qui en avait publié beaucoup, la tradition des Voyage en Italie. Le Président De Brosses et ses émules s’étaient intéressés surtout à la collecte des antiques et à la critique d’art ; Dupaty s’inscrit à l’orée d’une génération dont le Grand Tour s’attarde inévitablement aux mêmes étapes mais se recentre désormais autour des émois des voyageurs eux-mêmes et de la résonance bien souvent pathétique des souvenirs historiques et des œuvres d’art rencontrés. L’Italie, qui se sera prêtée à toutes les projections, devient ainsi, dans quelques textes qui s’échelonnent autour du millésime 1800, une terre rêvée des âmes sensibles.