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Murielle Lucie Clément

L’œuvre d’Andreï Makine, depuis Au temps du fleuve Amour, Le Testament français et Le Crime d’Olga Arbélina jusqu’à Requiem pour l’Est, La Musique d’une vie et La Vie d’un homme inconnu, ne cesse de déployer une sensibilité historique et une fine connaissance des comportements humains, ceci souvent dans le contexte d’une thématique de l’exil et de la migrance. Ceci dit, et comme le démontre avec pertinence l’étude de Murielle Lucie Clément, la force de l’œuvre réside plus fondamentalement, comme celle de tout grand écrivain, dans la souplesse de l’expression et la valeur multifonctionnelle des tactiques scripturales. Cette étude examine ainsi de façon insistante et avec pénétration un des éléments d’une telle souplesse makinienne, les ekphraseis qui exploitent les riches ressources de la photo, de la musique et du film avec leurs différentes fonctions, souvent fusionnées, où c’est tantôt la dimension psychologique, tantôt celle de l’ontologie, que régissent et complexifient les fonctionalités plus strictement rhétoriques et structurales. On lira ainsi avec profit et plaisir le texte de Murielle Lucie Clément, texte qui, pour la première fois, permet d’aller beaucoup plus loin que les plutôt ordinaires équations autobiographiques ou culturelles.

Jean Genet

Une écriture des perversions

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Geir Uvsløkk

Jean Genet. Une écriture des perversions est la première étude consacrée entièrement au sujet de la perversion dans l’œuvre de Jean Genet (1910-1986). Ce sujet – primordial pour Genet – est ici analysé selon trois perspectives à la fois distinctes et profondément liées : les perversions morales, les perversions sexuelles et les perversions textuelles.
Voleur, pédéraste et écrivain, Genet attaque la société dite « normale » en arborant ses « perversions » au grand jour. En même temps, il subvertit la dichotomie perversion/normalité et chante la gloire de ceux qui osent se libérer du discours normatif. Car, comme il le dit lui-même, Genet ne voit pas double : il voit « le double des choses ».

La passion du théâtre

Camus à la scène

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Edited by Sophie Bastien, Geraldine F. Montgomery and Mark Orme

Voici enfin une somme critique consacrée aux multiples facettes de la relation entre Albert Camus et la scène de théâtre. Réunissant des exégètes camusiens aussi bien que des théâtrologues et des professionnels de la scène, elle embrasse une pluralité d’approches et de sensibilités. La première de ses quatre parties se concentre sur le répertoire dramatique de Camus : les pièces de son cru autant que ses adaptations scéniques de romans, ses traductions de pièces étrangères et les créations collectives. La seconde partie considère le praticien qui a expérimenté tous les métiers de la scène, et la veine théorique qu’il développe dans certains textes de réflexion. L’ensemble de cette première moitié du livre couvre ses nombreux accomplissements reliés au théâtre ; celui-ci apparaît dans toute sa polymorphie comme une sphère d’activité permanente sur le parcours camusien. La suite du livre examine la fortune scénique remarquable non seulement du corpus dramatique mais aussi de récits camusiens : d’abord en France (c’est l’objet de la troisième partie), puis à l’étranger (c’est l’objet de la quatrième et dernière partie). D’une façon inusitée, en se penchant sur la vie théâtrale contemporaine, elle met vigoureusement au jour l’actualité de l’œuvre fictive de Camus à l’échelle occidentale.

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Edited by Jean Kaempfer

Michon lu et relu : ce titre, en écho au Balzac lu et relu d’Albert Béguin, prend acte du fait qu’aujourd’hui, Pierre Michon est un « classique ». Un classique se reconnaît d’abord à cette évidence que l’on a affaire le lisant non seulement à une parole singulière, mais plus encore à une puissance d’énonciation qui s’impose absolument, nécessairement. Avant, il n’y a rien (ou le journal du matin) ; puis on lit : et dans l’énergie imparable des phrases qui se découvrent, un fiat s’affirme, fondateur d’une langue et d’un monde… Puis s’ajoute le consensus critique. Le désir de commenter Michon, depuis les études fondatrices de Jean-Pierre Richard, n'a pas connu de cesse : on verra qu’il poursuit dans ce volume sa carrière, au confluent nourricier de l’érudition et de l’admiration.

Plagiat et créativité II

Douze enquêtes sur l’auteur et son double

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Jean-Louis Cornille

Aujourd’hui plus que jamais en crise, la littérature en français ne semble disposer pour se perpétuer que d’un jeu subtil d’imitations, enfoui sous l’apparente diversité des textes. Chaque œuvre littéraire s’inscrit dans une chaîne, en reprenant certaines des œuvres qui la précèdent, tout en rêvant d’être un jour transmise à son tour aux générations futures. Ce faisant, elle réactualise des fragments de code déjà actualisés par d’autres textes qu’elle copie en partie tout en y laissant proliférer ses mutations, petites ou grandes : selon le taux d’importance de ces variations, on parlera de plagiat pur ou de vague influence. C’est ce qu’on pourrait appeler le principe de vie ou de survie d’une œuvre : il ne suffit pas à celle-ci d’être lue, il lui faut encore être récrite. Sans doute le taux d’intertextualité est plus fortement présent dans les œuvres du début, l’auteur s’efforçant ensuite de faire disparaître ces traces qui sentent la classe préparatoire, dans le but de se réapproprier son propre texte. Il en va de même pour le lecteur, qu’on invite ici à s’approprier les œuvres qu’il lit et à entrer ainsi à son tour dans le dialogue que mènent ces maîtres discrets qui ne se font entendre que lorsqu’on les appelle. C’est à cette fin que sont regroupés ici par paires des auteurs tant français que francophones : on suivra les démêlées scolaires d’un Rouaud, d’un Mabanckou ou d’un Chamoiseau avec Flaubert, Diderot ou Tournier, ou la fascination qu’éprouvaient à leurs débuts Le Clézio, Sartre ou Bataille pour Baudelaire (ou Rimbaud ou Proust ou Roussel), en espérant que de cette confrontation entre deux œuvres un troisième sens finisse par se dégager, aussi surprenant que s’il nous attendait au tournant.

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Edited by Sjef Houppermans, Manet van Montfrans and Annelies Schulte Nordholt

Samuel Beckett : trivial et spirituel

Le langage dans les pièces théâtrales, radiophoniques et télévisuelles

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Arnaud Beaujeu

Quoi dire, mal dire, ouïr, mal entendre, en-deçà du langage, à l’écoute d’un manque, mèr(e) morte ou « souffle-esprit » ? Dans et hors de la langue, triviale ou spirituelle, aimée ou haïe, anglaise ou française, exil ou patrie... Le travail de Beckett, dans ses pièces théâtrales, télévisuelles et radiophoniques, est le travail d’un poète sur la matière des mots, dénudés de leurs sens par trop utilisés, travail musical et rythmique, d’une exigence qui dépasse la frontière des langues dans leur labilité. Le théâtre beckettien donne à écouter une présence (peut-être celle du « mot perdu »), la présence d’une absence qui n’en finirait plus…
Ainsi le néologisme de « spirivial » – qui provient (tout comme son dérivé, la « spirivialité ») de la jonction (ou bien encore du va-et-vient) entre le mot « trivial » et le mot « spirituel » – permet-il de désigner le passage ou bien encore l’anamorphose au cœur du processus de destruction-reconstruction, propre au langage beckettien. Il peut s’agir, par extension, du « lieu-non-lieu » de la Question ou du mystère qui palpite au centre d’un mouvement paradoxal-spiroïdal, involutif-évolutif, à la fois creuset et matrice de la « matière-idée ».

Sylvie Germain

Les essais. Un espace transgénérique

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Edited by Mariska Koopman-Thurlings

Sylvie Germain est l’auteur d’une importante œuvre romanesque, mais elle a écrit aussi un grand nombre d’ouvrages que, faute d’un terme plus approprié, l’on désigne par le mot d’ « essai ». Dans quelle mesure ces ouvrages, qui sont souvent des méditations poétiques, se distinguent-ils des œuvres romanesques ? Les auteurs de ce recueil se penchent sur l’éclatement générique et les interférences entre écriture romanesque et écriture essayistique. À toutes les questions soulevées dans les différentes contributions, Sylvie Germain répond par un « essai » qui clôt le présent ouvrage : écrire c’est « tester », prêter l’oreille aux bruits confus de la langue, témoin de l’Histoire et du mystère du monde, c’est revivifier les mots de la tribu, transmettre « la voix de fin silence ». Peu importe donc si cette écriture prend la forme d’un roman, d’un récit, d’un essai ou d’une méditation poétique, elle est fondamentalement transgénérique.

Vassilis Alexakis

Exorciser l’exil

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Marianne Bessy

Vassilis Alexakis: Exorciser l’exil est le premier ouvrage critique consacré à l’œuvre littéraire de l’auteur grec d’expression française Vassilis Alexakis, lauréat du prix Médicis en 1995 et du Grand prix du roman de l’Académie française en 2007. Les schémas de dépossessions culturelles, de quêtes linguistiques, de crises identitaires et de déplacements géographiques propres aux écrits d’Alexakis y sont analysés selon trois axes (autofictionnel, linguistique et spatial) dans les œuvres publiées entre 1974 et 2007 afin de révéler une esthétique du déplacement qui permet à l’auteur de se libérer progressivement de la problématique de l’exil. Cette étude critique s’adresse particulièrement à ceux qui s’intéressent aux écrits contemporains en langue française, aux études littéraires francophones, au bilinguisme littéraire ou à l’autotraduction. L’ouvrage comporte un entretien exclusif avec l’auteur effectué en janvier 2010 à Athènes.

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Sergio M. Carbone

Also available as an e-book

La doctrine et la jurisprudence la plus récente relèvent de plus en plus les limites de l’utilisation de la nationalité du navire dans la solution des conflits de loi et l’importance du droit uniforme. En ce qui concerne les conflits de lois relatifs aux transports maritimes de marchandise, il est tenu compte des différences des solutions adoptées à propos des charter-parties, des transports tramps et des transports maritimes de ligne documentés par un connaissement. S’agissant du contrat de travail maritime, sont mis en évidence l’affaiblissement du rôle de la nationalité du navire et l’importance croissante de la négociation collective internationale. A propos de la responsabilité extracontractuelle, c’est la lex damni qui s’applique, sauf lorsqu’il s’agit d’événements ayant lieu à bord du navire. De cette analyse, enfin, il ressort que la tendance à l’internationalisation du droit maritime et la fonction résiduelle confiée à la loi du pavillon dans la solution des conflits de lois sont confirmées.