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  • Drama & Theatre Studies x
  • Primary Language: fr x
Tout effacer

De Madame Dacier au père Brumoy, l’histoire des traductions en français d’Aristophane s’écrit en pointillés. Des traductions incomplètes, parfois même remplacées par des résumés, un sentiment d’étrangeté voire d’irréductibilité, renforcé par l’influence supposée du dramaturge sur les affaires du temps (la condamnation de Socrate), palliée ou désignée mais non compensée par un appareil de notes : tout concourt à faire d’Aristophane un auteur que l’on peine à assimiler, et peut-être pour cela porteur d’un « génie » grec que l’on refuse de considérer comme un modèle ; la « grossièreté » d’Aristophane est un lieu commun qui aboutit au jugement définitif de Voltaire : « Aristophane, poète comique qui n’est ni poète ni comique » (Dictionnaire philosophique, 1764). Au XVIIIe siècle, comment rendre représentable ce qui est si constamment désigné comme étranger et obscène ? Telle est la contradiction interne de ces traductions.

in Philologie et théâtre
in Le Sang et les Larmes
in La Littérature face à elle-même
in La Littérature face à elle-même
in La passion du théâtre
Beckett: une écriture sans mémoire ni désir
Si on pouvait rêver du vide, le rêve beckettien serait celui d’un monde sans mémoire, ni désir, un monde sans autrui – un monde évacué, sans littérature, ni mots, ni pensée. Sans lecteur. Un texte sans lecteur ou une scène sans acteurs.
L’œuvre beckettienne : une œuvre négative ?
Dans cet essai original d’inspiration psychanalytique, Ciaran Ross défend l’idée qu’il est temps de réapprendre à lire la négativité de Beckett . S’inscrivant dans une tradition psychanalytique de la relation d’objet qui va de Klein à Anzieu en passant par Winnicott et Bion, l’ancien analyste de Beckett, l’auteur propose une nouvelle lecture de la première trilogie et d’ En attendant Godot, axée sur l’exploration et la quête du vide et de la négativité, avec ses “objets intermédiaires” , tels le “jeu” et la “pensée” . Soucieux de nuancer et d’équilibrer l’équation entre théorie et texte, symptôme et écriture, l’auteur montre que c’est Beckett qui nous invite à interroger, par le jeu et la pensée, son imagination et son écriture, si riches en matière négative.
L’auteur fait pour la première fois le lien entre les concepts psychanalytiques abordés dans cette étude – le vide, le jeu, la pensée – et les concepts opératoires de la critique post-structuraliste : écriture, différ ance, espacement, altérité.
in Philologie et théâtre
in La Littérature face à elle-même