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Rachel Bouvet

Abstract

La miniaturisation du végétal affecte la dimension visuelle et les processus d’écriture et de lecture. L’observation des dessins et des photos dans l’Encyclopédie poétique et raisonnée des herbes de Denise Le Dantec permet de remarquer qu’ils s’inscrivent dans la tradition des « livres des simples », où la plante est réduite aux dimensions de la page. Alors que l’herbier scientifique respecte ses dimensions originales, les schématisations et reproductions picturales jouent avec les échelles. L’ouvrage de Le Dantec intègre les données scientifiques tout en les faisant dialoguer avec la littérature et les arts. La minia­ture végétale « ouvre un monde » (Bachelard), dans la mesure où la connaissance fine de chacune des herbes joue un rôle déterminant dans le regard porté sur l’environ­ne­ment. 


Series:

Nadja Maillard

Abstract

Les miniatures dont il est question dans ce texte ont toutes une taille respectable, qu’il s’agisse des palais florentins du XVe siècle ou d’une sculpture de 18 mètres de haut. Leurs points communs : la pierre, comme matière et comme symbole, et le fait que pour les produire des montagnes ont dû être réduites : les collines de Boboli dont les carrières ont fourni la pietra forte dont Florence est en grande partie constituée, le Mont Rushmore dans les Black Hills (Dakota du Sud) ramené à une galerie de portraits, ceux des présidents Washington, Jefferson, Roosevelt et Lincoln. Entre ces objets, un fil rouge, l’escalade, évoquée dans un texte de Vicki Baum où il est question du palazzo Pitti et dans la scène finale de North by Northwest [La Mort aux trousses] d’Alfred Hitchcock.


Series:

Églantine Bigot-Doll

Abstract

Notre étude investigue les potentialités générées par la miniature en tant que dispositif de conception architecturale et stratégie créative comme préalable à des postures paramétriques créant des matérialités émergentes. Du fait de l’usage courant des outils digitaux dans le projet d’architecture, on constate, dans les écoles comme en agences, une forte hétérogénéité entre, d’une part, l’approche sensible et analogique liée à la matière – intrinsèque à la discipline – et le design assisté par ordinateur, d’autre part. Nous utilisons ici la miniature en tant qu’objet activateur de créativité ainsi que support physique d’apprentissage de l’outil numérique. Cette recherche se situe dans un cadre pédagogique, en master, à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon, au laboratoire MAP-Aria.


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Bruno Thibault

Abstract

À la croisée des arts plastiques, de la scène et du cinéma, le dernier film d’Andy Guérif, réalisé en 2015, se présente comme un long plan séquence d’une heure environ qui s’inspire du fameux retable polyptique médiéval de Duccio di Buoninsegna, Maestà, conservé à Sienne. Andy Guérif a reconstruit minutieusement les petits décors du maître primitif italien à échelle humaine puis il y a filmé les scènes de la Passion du Christ qui s’y déroulent une à une, les rassemblant ensuite en split screen. En juxtaposant ces tableaux vivants sur grand écran, Guérif produit sur le spectateur l’effet d’unespectaculaire miniaturisation, sans aucun gros plan. Mais quel sens donner à ce jeu du cinéaste avec la narration évangélique et avec la miniaturisation ? Après avoir présenté les aspects techniques, et la fonction didactique de ce film, nous proposons deux niveaux de lecture, l’un pour chacune des vignettes et l’autre pour l’ensemble de ces vignettes. Nous discutons aussi le traitement de la bande son, l’absence de dialogues et de musique, qui renforce l’importance visuelle des scènes miniaturisées, ainsi que l’absence d’effets spéciaux. Finalement, à partir de certaines réflexions de Fumaroli et de Kristeva, nous nous interrogeons sur la fonction pédagogique et la portée cathartique du film.


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Florence Pandit

Abstract

Les pouvoirs esthétique, cognitif et psychique des miniatures sont envisagés comme vecteurs de développement chez l’enfant et médium de la parole dans les contextes psychothérapeutiques. Un détour par les situations psychopathologiques nous montre à quel point le processus miniaturisant concourt au développement de la fonction symbolique qui caractérise la pensée humaine. La miniature interroge à la fois la complexité du développement des représentations mentales et leur mise en relation avec les différentes fonctions cognitives. Nous envisageons comment la réduction d’échelle peut constituer une réponse pour dépasser les contraintes cognitives et offrir un cadre sécurisant propice à l’élaboration de la pensée.


Series:

Danielle Constantin

Abstract

La maison de poupées, en tant que dispositif, réunit deux caractéristiques principales : d’une part, elle met en scène un espace domestique qu’elle dévoile en faisant disparaître des façades ou des toitures et, d’autre part, elle implique la miniaturisation de cet espace. Depuis leur apparition en Allemagne au XVIe siècle jusqu’à leur incarnation récente dans l’univers des jeux vidéo, les maisons de poupées ont principalement rempli trois fonctions : didactiques, décoratives et ludiques. Après un bref survol historique présentant l’évolution des maisons de poupées à travers les siècles, il s’agira de voir ­comment des pratiques contemporaines dans les arts de l’image (roman graphique, photogra­phie, arts plastiques, cinéma, arts vidéoludiques) s’approprient ce dispositif pour le détourner de ses fonctions premières, voire les subvertir.


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Isabelle Roussel-Gillet

Abstract

La maison miniature qui inspire le roman Miniaturiste de Jessie Burton (2015) est exposée au Rijksmuseum à Amsterdam. Conçue au XVIIe siècle, cette maison de poupée, Poppenhuis Van Petronella Oortman, porte la mémoire de la société protestante qui la voit naître. La seule figurine authentique est celle d’un bébé ; et cette solitude n’est pas le seul trait qui la différencie d’une crèche, son pendant miniature. Au musée, les choix scénographiques la font aussi coexister avec le cabinet de curiosités, tous deux réunis dans un imaginaire de l’expérimentation propre à leur siècle. Si les fonctions psychologiques de l’objet sont fortement activées dans le roman, notamment le désir de maîtrise ou la conscience d’être femme, le plaisir épistémique et l’enjeu heuristique y sont autant mis en abyme qu’au carré. Devenu dispositif actif, la maison d’une poupée permet de problématiser, au-delà de la contextualisation des rapports entre cabinet, crèche et maison de poupées, la tension entre prédictibilité (destinée ou déterminisme) et projection (promesse ou fantasme).