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  • Literature, Arts & Science x
  • Primary Language: fr x
Tout effacer

Series:

Edited by Paul Pelckmans

Les Fables de La Fontaine multiplient les échos savamment aménagés. Le présent recueil voudrait souligner qu’elles aménagent aussi toute une intertextualité interne: les douze Livres regroupent des textes qui avaient déjà circulé séparément et dont la mise en série, même si elle ne débouche sur aucune structure globale du recueil, crée quelquefois des irisations assez paradoxales. Les études ici rassemblées cherchent à définir les critères qui permettent de reconnaître ces sériages, que La Fontaine souligne rarement pour laisser à la sagacité du lecteur le plaisir de les repérer. On voudrait montrer aussi que certaines fables très connues prennent, à la faveur de ces voisinages, une couleur fort inattendue.

La Fontaine’s Fables cultivate a sophisticated art of subtle echoes. They also set up occasionally a discreet internal intertextuality: the twelve Books of the definitive edition group texts that had already circulated separately and create somewhere brief series with very surprising iridescences. The author’s of the present essays search to define benchmarks that may allow to recognize this series: La Fontaine mostly preferred not to stress them explicitly, it should be the reader’s pleasure to locate them! The essays show also that some very well-known fables present, when read in combination with their neighbour-texts, a completely unexpected physiognomy.

Avec les contributions de / contributors: Julien Bardot, Patrick Dandrey, Marc Escola, Sjef Houppermans, Yves Lepestipon, Paul.J.Smith, Tiphaine Rolland

Series:

Sjef Houppermans

Abstract

Le troisième et le quatrième recueil des Contes et Nouvelles s’ouvrent chacun sur une sorte d’initiation. Les Oies du Frère Philippe relate comment un garçon ’sauvage’, élevé dans la solitude des forêts, découvre les femmes lors d’un voyage en ville. Comment l’Esprit vient aux Filles décrit la recherche de Lise, qui trouve l’esprit en question entre les bras d’un révérend père. Le ton léger et les jeux de mots n’empêchent pas une certaine ambiguïté qui peut donner des frissons. L’expérience de la lecture s’en ressent à l’instar des aventures libertines.

Series:

Yves Le Pestipon

Abstract

Le livre IX des Fables est un livre rendu manifestement singulier par la présence de l’étonnant Discours à Mme de La Sablière. Une des manières de tenter d’en rendre compte est d’y suivre l’organisation d’une pensée complexe de la diversité, qu’il ne faut pas confondre avec la « bigarrure », ni avec la « variété », et qui permet de sentir le rôle du célèbre Discours sur l’âme des bêtes. À lire, dans tout le Livre, les mots qui caractérisent la diversité, bien des liaisons entre fables apparaissent. Des effets de série deviennent évidents. On sent comment La Fontaine propose, de texte en texte, une continuité complexe, qui fait plaisir et excite aux relectures.

Series:

Paul J. Smith

Abstract

Le présent article se propose d’étudier la série des fables qui ferment le Premier Recueil des Fables choisies (1668) de La Fontaine. Afin de contextualiser la pratique sérielle de La Fontaine, nous donnons un bref survol historique des pratiques sérielles dans les fabliers avant La Fontaine.

Series:

Julien Bardot

Abstract

Le livre XII des Fables a souvent attiré l’attention de la critique en raison de ses fables mythologiques, dont fait partie Philémon et Baucis. Mais il se trouve que cette fable forme avec Daphnis et Alcimadure, qui la précède, un diptyque tout aussi original et intéressant : on peut y voir comment le fabuliste s’approprie des récits étrangers au corpus ésopique pour leur conférer une valeur morale digne d’un recueil de fables, sans renoncer pour autant à leur exotisme. Dans ce cas précis, c’est par la complémentarité entre les situations et atmosphères au sein des deux fables que La Fontaine édifie ce diptyque propice au recueillement et à la réflexion morale.

Series:

Marc Escola

Abstract

La postérité a si bien attaché le nom de La Fontaine au genre de la fable animalière, que l’on méconnaît généralement le nombre de fables sans animaux dans les douze Livres des Fables. C’est méconnaître du même coup que le fabuliste est aussi l’auteur de deux recueils de Contes (au moins) dont la rédaction et la publication sont exactement contemporaines de la diffusion des Fables. Si l’on pose résolument que Contes et Fables ont bien le même auteur, on doit lire comme autant de contes (immoraux) les fables sans animaux, et inversement : traquer dans les Contes autant d’apologues plaisamment amoraux. La confrontation invite à cette question sur l’inspiration de La Fontaine : l’apologue était-il bien son genre ?

Series:

Paul Pelckmans

Abstract

La fable des Deux Amis passe communément pour être une des rares fables émouvantes d’un recueil qui préfère le plus souvent la goguenardise sceptique aux beaux sentiments. Elle forme en réalité le second volet d’un diptyque dont L’Ours et l’Amateur de jardins est le premier volet : l’une et l’autre fable sont empruntées à Pilpay et traitent de l’amitié. A les lire à l’affilée, on se demande si la seconde fable ne serait pas, elle aussi, plus ironique que le lecteur moderne ne le dirait au premier regard.

Series:

Tiphaine Rolland

Abstract

Le Livre III des Fables est-il plus « facétieux » que les autres du Premier Receuil ? La réponse peut sembler négative si l’on examine uniquement les sources des dix-huit apologues de ce Livre : seuls trois d’entre eux se rattachent directement à la tradition du conte à rire européen. Mais en étudiant deux diptyques, L’Ivrogne et sa Femme et La Goutte et l’Araignée, puis Philomèle et Procné et La Femme noyée, il apparaît que La Fontaine tantôt réverbère des traits d’écriture facétieux dans des canevas ésopiques, tantôt tempère les tonalités gaillardes de certaines plaisanteries anciennes par la mélancolie d’un motif mythologique. La « gaieté » lafontainienne se révèle ainsi comme un art de la réverbération contrôlée de traditions allogènes, notamment celle du conte à rire, dans le cadre resserré de l’apologue.