Browse results

You are looking at 1 - 10 of 36 items for :

  • Drama & Theatre Studies x
  • Literary Relations x
  • Primary Language: French x
Clear All

De Madame Dacier au père Brumoy, l’histoire des traductions en français d’Aristophane s’écrit en pointillés. Des traductions incomplètes, parfois même remplacées par des résumés, un sentiment d’étrangeté voire d’irréductibilité, renforcé par l’influence supposée du dramaturge sur les affaires du temps (la condamnation de Socrate), palliée ou désignée mais non compensée par un appareil de notes : tout concourt à faire d’Aristophane un auteur que l’on peine à assimiler, et peut-être pour cela porteur d’un « génie » grec que l’on refuse de considérer comme un modèle ; la « grossièreté » d’Aristophane est un lieu commun qui aboutit au jugement définitif de Voltaire : « Aristophane, poète comique qui n’est ni poète ni comique » (Dictionnaire philosophique, 1764). Au XVIIIe siècle, comment rendre représentable ce qui est si constamment désigné comme étranger et obscène ? Telle est la contradiction interne de ces traductions.

In: Philologie et théâtre
In: Philologie et théâtre
In: Mallarmé hors frontières

La première traduction française des comédies de Plaute par l’abbé Michel de Marolles paraît en 1658 et elle constitue un moment intéressant dans l’histoire de la réception du comique latin en France. Certaines de ses pièces avaient certes été adaptées à la scène française auparavant, mais cette édition bilingue a la prétention de transmettre un savoir érudit sur ce corpus, grâce à un apparat critique développé, tout en touchant le lectorat mondain : pour ce faire, Marolles donne un air « galant » à la traduction et au commentaire critique. La conséquence la plus frappante, en termes d’herméneutique des textes, de cette nouvelle posture du traducteur et de l’éditeur « scientifique », est l’inscription des réflexions de Marolles, souvent intéressantes, sur la dramaturgie latine (usage de l’aparté, métathéâtralité…) dans les débats contemporains sur le théâtre, grâce au dialogue qu’il mène, dans les notes et remarques, avec La Mesnardiere ou d’Aubignac.

In: Philologie et théâtre
In: Mallarmé hors frontières
In: Mallarmé hors frontières
In: Mallarmé hors frontières
In: Mallarmé hors frontières

L’article analyse la place prise par le spectacle au sein des traductions françaises, anglaises et allemandes de Plaute et de Térence parues au XVIIIe siècle. Après les traductions de la Française Mme Dacier (1688) et du Britannique Laurence Echard (1694), les deux dramaturges latins font l’objet d’un regain d’intérêt dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, au moment même où la comédie est prise comme modèle par les théoriciens favorables à un théâtre plus visuel. Au commentaire philologique centré sur la langue se substitue peu à peu un commentaire dramaturgique adoptant le point de vue de la réception. En creux, se dessine une réforme du théâtre qui revalorise la part accordée à la représentation et privilégie l’effet produit par rapport au respect des règles. La traduction n’apparaît pas seulement comme la caisse de résonance des débats théoriques en cours, mais aussi comme le lieu d’une expérimentation sur la théâtralité.

In: Philologie et théâtre
In: Mallarmé hors frontières