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Résumé

La formation diplomatique est une des questions majeures abordées dans les écrits sur l’ambassadeur et l’art de négocier de l’époque moderne. Dès la fin du XVI e siècle, le modèle du « parfait ambassadeur », qui plongeait ses racines dans la culture humaniste, est soumis à une critique serrée visant une redéfinition du statut politique et culturel de l’ambassadeur. Au fil du XVII e siècle et du début du XVIII e, on assiste à la formulation de programmes de formation plus spécifiques, centrés sur la connaissance de la documentation diplomatique et de l’histoire moderne, conçue comme une source du ius gentium. Cette réflexion, menée parfois en polémique ouverte avec la mauvaise formation des ambassadeurs, va jouer un rôle important à l’égard de la ‘professionnalisation’ de l’ambassadeur à l’époque moderne.

In: Journal of the History of International Law / Revue d'histoire du droit international

Résumé

Le dix-septième siècle voit l’émergence de nouveaux modes de négociation ainsi que la naissance de théories sur la diplomatie. On assiste à la parution de plusieurs ouvrages sur le sujet tels que L’ambassadeur de Jean Hotman et De la manière de négocier avec les souverains de François de Callières. C’est également l’époque où la France débute la fondation de colonies dans le Nouveau Monde et, en particulier, en Amérique du Nord. Dans cette région aussi, de nouvelles formes de négociations apparaissent lors des contacts entre les envoyés du roi de France et les tribus amérindiennes, axées sur l’échange et le dialogue, la découverte de l’autre et de sa culture.

Dans cet article, nous allons chercher à savoir si les autorités coloniales s’inspirent des principes de diplomatie européenne lors de la négociation de traités avec les Amérindiens. Pour ce faire, nous nous pencherons sur les deux ouvrages susmentionnés, sur la correspondance entre le ministre de la marine et les colonies françaises ainsi que sur les écrits d’auteurs, voyageurs et explorateurs des dix-septième et dix-huitième siècles.

In: Journal of the History of International Law / Revue d'histoire du droit international
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Résumé

Depuis la première moitié du seizième siècle, les rois de France semblent être présentés sous une titulature impériale dans la traduction française des capitulations. La notion d’empire apparaît pourtant étrangère à la conception turque de l’État. Le titre d’imparatorluk n’apparaît d’ailleurs nulle part dans le texte original des capitulations. La titulature impériale attribuée au roi de France découle en effet d’une traduction hasardeuse du terme de padishah par les drogmans attachés au service de l’ambassade. D’origine perse, ce titre sans réel équivalent en Europe signifie littéralement «grand dirigeant» ou «dirigeant des dirigeants». En reconnaissant cette qualité au roi de France, le sultan turc met ainsi en avant une prééminence du roi de France sur les autres princes européens. Cette rhétorique s’inscrit alors dans la construction de relations internationales franco-turques ouvertement tournées contre l’empire Habsbourg.

In: Journal of the History of International Law / Revue d'histoire du droit international