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In: Philological Encounters
In: Arabica
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Résumé

Cet article s’intéresse au phénomène linguistico-rhétorique massivement présent dans la poésie arabe médiévale, qui consiste à oblitérer un substantif pour le remplacer par une épithète. Après avoir analysé tel discours théorique de la tradition médiévale, portant sur ce procédé appelé ṣifa li-mawṣūf maḥḏūf, l’article examine les liens que celui-ci entretient avec ce que cette même tradition nomme abyāt al-maʿānī, ces vers abscons qui ne se laissent pas comprendre immédiatement et exigent d’être interprétés. Puis, en vue d’appréhender la spécificité de ce phénomène de l’oblitération du substantif et de rendre compte du privilège que lui confère sa remarquable récurrence dans le discours poétique, l’article tente de le situer dans le cadre plus général de l’ilġāz. À cette fin, il interroge quelques ḫabars que rapporte Abū l-Faraǧ al-Iṣfahānī dans le Kitāb al-Aġānī (Le livre des chansons), qui témoignent du fait que l’oblitération du substantif constitue un facteur décisif parmi ceux qui permettent de se servir d’un vers de poésie en guise d’énigme ou de devinette, lors d’une sorte de jeu ou d’épreuve consistant à le soumettre au savoir et à la sagacité d’une ou plusieurs personnes, dans le but d’éprouver leur compétence en poésie. L’hypothèse qui guide ce travail est la suivante : la remarquable fréquence de l’oblitération du mawṣūf témoignerait de ceci au moins que dans la tradition arabe médiévale la poésie est conçue comme un discours où le locuteur évite de nommer, évite de mentionner le nom de ce dont il parle, pour en confier la mention à son destinataire (auditeur ou lecteur). Telle est la dimension essentiellement sibylline de la parole poétique. Sans se présenter toujours ni même souvent comme une énigme, cette parole est néanmoins structurée comme une énigme.

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In: Arabica
Authors: and

Résumé

L’étude vise à retracer le milieu de production des histoires de ʿAdī b. Zayd, poète « chrétien » d’al-Ḥīra, et de sa famille, en comparant la version fournie dans le Kitāb al-Aġānī aux autres traditions historiographiques tardo-antiques et médiévales, d’une part, et en soumettant cette version à la critique textuelle et littéraire, d’autre part. Les résultats permettent de défendre l’hypothèse que ces histoires auraient été élaborées à al-Ḥīra, entre 602 et 633 ap. J.-C., afin d’affirmer la légitimité de la famille des Banū Ayyūb à dominer la ville. L’enquête montre aussi que le Kitāb al-Aġānī est un témoin précieux de la circulation de l’information entre milieux chrétiens et musulmans en Mésopotamie durant les premiers siècles de l’islam.

In: Arabica
Author:

Résumé

Si l’on en croit al-Iṣfahānī, c’est à la présence d’Abū Qaṭīfa parmi les auteurs des trois premières chansons choisies que le Kitāb al-Aġānī doit en partie sa structure si singulière : l’auteur des vers de la première chanson n’étant ni le plus grand ni le plus ancien des poètes, le livre ne pouvait adopter une progression thématique, ni chronologique, ni hiérarchique. Cet article fait l’hypothèse que le premier couple de notices biographiques (celles d’Abū Qaṭīfa et Maʿbad) du Kitāb al-Aġānī a valeur de pacte de lecture et porte un commentaire auctorial général sur l’ouvrage. Nous montrons l’importance de la réflexivité comme principe de composition et de lecture à partir de trois thèmes introduits par la première chanson : la nostalgie, le fait de se défendre soi-même de l’abaissement et du mépris, et la capacité à garder le secret. Ces thèmes reçoivent, dans les deux notices qui suivent, un écho tel qu’ils se laissent lire comme l’exergue de l’ouvrage.

In: Arabica

Abstract

This article publishes a selection of texts discovered during the 2019 Badia Survey that shed light on the complex interactions between the inhabitants of the desert and settled areas. The inscriptions studied here include two new Safaitic-Greek bilingual texts, two new Greek inscriptions, and a Safaitic text composed by an inhabitant of the city of Bosra in the Ḥawrān.

In: Arabica