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Charlène Deharbe

Tout semble opposer le théâtre au récit de soi. Le premier se rattache aux arts du spectacle, tandis que le second relève de l’intime. Genre littéraire emblématique du XVIIIe siècle, le roman-mémoires invite à dépasser cette opposition. S’il place l’expérience vécue au cœur de son écriture, il s’approprie également le langage de la scène comique ou tragique au profit d’une fiction de l’intériorité. Ce livre montre ce que le roman-mémoires doit au théâtre, en étudiant comment son écriture s’élabore à partir de différents emprunts et procédés caractéristiques de la scène. En s’inventant au sein d’une culture dominée par le goût du spectacle, ce genre lègue ainsi à la littérature à venir les éléments constitutifs d’un langage de l’intime.

Theatre and fictional memoir are supposedly opposites: the former has to do with the performing arts, while the latter focuses on the intimate side of life. A literary genre emblematic of the eighteenth century, fictional memoir invites readers to move beyond this assumption. Although lived experience is at the heart of the memoir, such fiction also appropriates the language of comedy or tragedy for the benefit of a novel of interiority. This book highlights fictional memoir’s debt to the theatre, while examining how its writing developed based on various borrowings and processes characteristic of the stage. By self-inventing within a culture dominated by enthusiasm for stage performance, this genre thereby endowed future literature with the constitutive elements of a language of the intimate.

Series:

Edited by Jürgen Siess, Matthijs Engelberts and Angela Moorjani

The thematic part of this volume of Samuel Beckett Today/Aujourd’hui is devoted mainly to Beckett’s texts of the forties and later, and particularly to those he composed after his adoption of the French language. The essays presented in this part of the current issue attempt to see Beckett as a writer among other authors with whom he connects or competes, to examine his relations with artists, whether Beckett stimulates them or is stimulated by them, and to define his ‘posture’ and his position in the cultural field. How does the budding francophone writer position himself in the cultural field during his difficult beginnings and after his first successes? How can he be situated in relation to the three cultures he is dealing with? What are the parallels between Beckett’s own texts and those of other writers (literary and philosophical), but also between his work and the work of artists of the period? The ten essays in the free-space section of this volume also mainly concern his texts that were first written in French, and situate Beckett in relation to different topics, from Dante to the ‘War on Terror.’

Series:

Edited by Angela Moorjani, Danièle de Ruyter-Tognotti, Dúnlaith Bird and Sjef Houppermans

Le Sang et les Larmes

Le suicide dans les tragédies profanes de Jean Racine

Series:

Tom Bruyer

En dépit de l’affirmation de Racine dans la préface de Bérénice que « ce n’est point une nécessité qu’il y ait du sang et des morts dans une Tragédie », la mort et le suicide en particulier sont omniprésents dans ses tragédies. Les pleurs versés par les personnages sur la scène suscitent à leur tour les larmes du spectateur qui donne libre cours à ses propres émotions. Le Sang et les Larmes s’attache d’une part à cerner les particularités du suicide dans les tragédies profanes de Racine et, de l’autre, à présenter les multiples enjeux poétiques, dramaturgiques et esthétiques du suicide. L’étude contextuelle établit quelle est, sous Louis XIV, la pensée officielle sur le suicide, et révèle plusieurs hésitations et contradictions. L’étude interne touche à des aspects majeurs de la dramaturgie racinienne : comment Racine réussit-il à contourner les limites fixées par la bienséance et quelle est la fonction des dénouements tragiques ?
Le Sang et les Larmes oppose aussi la représentation de l’acte suicidaire sur la scène du théâtre classique aux stratégies discursives des protagonistes de Racine. Une option parmi d’autres, le suicide devient essentiellement un moyen de chantage, mis au service d’une rhétorique cruelle destinée à faire parler « l’autre ». Il s’agit de remédier à l’échec de la communication en brisant un silence tenace qui accule les personnages tragiques au « sacrifice ». Comment ne pas être sensible à la violence de l’univers tragique racinien où la parole tragique exprime davantage toute la cruauté des affrontements entre les personnages ? Le théâtre classique est alors le lieu privilégié où s’articule une véritable esthétique de la mort, nonobstant les contraintes dramaturgiques qui en interdisent la représentation directe sur la scène.

Les Mystères

Studies in Genre, Text and Theatricality

Series:

Edited by Peter Happé and Wim Hüsken

This collection of essays in English by scholars of international standing presents new insights into the contexts in which the fifteenth-century French mystères were created. It is centred upon the remarkable outburst of large-scale plays written for urban production and dealing with biblical and hagiological subjects which transformed the art of theatre in France and gave rise to a new and multi-faceted theatrical culture. Among the subjects treated are the means by which surviving texts preserve theatrical practice, and some of the ways in which the work of the principal dramatists Eustache Mercadé, Arnoul Gréban and Jean Michel interact with one another and with the work of others. The nature of some surviving texts is subjected to close scrutiny and this includes detailed work upon some manuscripts and their typology. Attention is also given to the related moralités, the convent drama, and to the large corpus of Catalan plays which deal with similar topics but in different circumstances. Further contexts are addressed through paradramatic aspects including sermons and the chansons de geste, as well as the political environment. One recurring feature is the nature and activities of ubiquitous and powerful evil characters and their theatrical and theological significance.

Series:

Edited by Mariko Hori Tanaka, Yoshiki Tajiri and Michiko Tsushima

Samuel Beckett and Pain is a collection of ten essays which explores the theme of pain in Beckett’s works. Experiencing both physical and psychological pain in the course of his life, Beckett found suffering in human life inevitable, accepted it as a source of inspiration in his writings, and probed it to gain deeper insight into the difficult and emotionally demanding processes of artistic creation, practice and performance. Acknowledging the recent developments in the study of pain in literature and culture, this volume explores various aspects of pain in Beckett’s works, a subject which has been heretofore only sporadically noted. The topics discussed include Beckett’s aesthetics and pain, pain as loss and trauma, pain in relation to palliation, pain at the experience of the limit, pain as archive, and pain as part of everyday life and language. This volume is characterized by its plural, interdisciplinary perspectives covering the fields of literature, theatre, art, philosophy, and psychoanalysis. By suggesting more diverse paths in Beckett studies, the authors hope to make a lasting contribution to contemporary literary studies and other relevant fields.

Series:

Edited by Yann Mével, Dominique Rabaté and Sjef Houppermans

La passion du théâtre

Camus à la scène

Series:

Edited by Sophie Bastien, Geraldine F. Montgomery and Mark Orme

Voici enfin une somme critique consacrée aux multiples facettes de la relation entre Albert Camus et la scène de théâtre. Réunissant des exégètes camusiens aussi bien que des théâtrologues et des professionnels de la scène, elle embrasse une pluralité d’approches et de sensibilités. La première de ses quatre parties se concentre sur le répertoire dramatique de Camus : les pièces de son cru autant que ses adaptations scéniques de romans, ses traductions de pièces étrangères et les créations collectives. La seconde partie considère le praticien qui a expérimenté tous les métiers de la scène, et la veine théorique qu’il développe dans certains textes de réflexion. L’ensemble de cette première moitié du livre couvre ses nombreux accomplissements reliés au théâtre ; celui-ci apparaît dans toute sa polymorphie comme une sphère d’activité permanente sur le parcours camusien. La suite du livre examine la fortune scénique remarquable non seulement du corpus dramatique mais aussi de récits camusiens : d’abord en France (c’est l’objet de la troisième partie), puis à l’étranger (c’est l’objet de la quatrième et dernière partie). D’une façon inusitée, en se penchant sur la vie théâtrale contemporaine, elle met vigoureusement au jour l’actualité de l’œuvre fictive de Camus à l’échelle occidentale.

Samuel Beckett : trivial et spirituel

Le langage dans les pièces théâtrales, radiophoniques et télévisuelles

Series:

Arnaud Beaujeu

Quoi dire, mal dire, ouïr, mal entendre, en-deçà du langage, à l’écoute d’un manque, mèr(e) morte ou « souffle-esprit » ? Dans et hors de la langue, triviale ou spirituelle, aimée ou haïe, anglaise ou française, exil ou patrie... Le travail de Beckett, dans ses pièces théâtrales, télévisuelles et radiophoniques, est le travail d’un poète sur la matière des mots, dénudés de leurs sens par trop utilisés, travail musical et rythmique, d’une exigence qui dépasse la frontière des langues dans leur labilité. Le théâtre beckettien donne à écouter une présence (peut-être celle du « mot perdu »), la présence d’une absence qui n’en finirait plus…
Ainsi le néologisme de « spirivial » – qui provient (tout comme son dérivé, la « spirivialité ») de la jonction (ou bien encore du va-et-vient) entre le mot « trivial » et le mot « spirituel » – permet-il de désigner le passage ou bien encore l’anamorphose au cœur du processus de destruction-reconstruction, propre au langage beckettien. Il peut s’agir, par extension, du « lieu-non-lieu » de la Question ou du mystère qui palpite au centre d’un mouvement paradoxal-spiroïdal, involutif-évolutif, à la fois creuset et matrice de la « matière-idée ».

Say It

The Performative Voice in the Dramatic Works of Samuel Beckett

Series:

Sarah West

Central to Samuel Beckett’s literature is a wilful voice which insists on speaking and being heard. Beckett described it as “a truly exterior voice”, and in the plays he separates voice from the body and turns it into an audible character. Previous critical studies have explored the enigma of this voice, its identity, source and location, but little attention has been given to the voice as protagonist. This volume traces the genesis of the performative voice in the early prose and charts its trajectory throughout the dramatic oeuvre in a readable narrative which generates fresh insights into some of Beckett’s most remarkable and impenetrable plays. It examines the use of embodied and acousmatic – ‘out of body’ – voices in the different media of theatre, radio and television; the treatment of voice in relation to music, image and movement; and the ‘shifting threshold’ between the written and spoken word. The analysis comprises a detailed study of dramatic speech and technical aspects of sound reproduction, making it relevant for all scholars and students with an interest in textual and performance issues in Beckett’s drama.