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  • Author or Editor: Sylwia Kucharuk x
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Résumé

L’article se propose de présenter une lecture pirandellienne du théâtre inédit d’Anna Langfus en analysant les problèmes identitaires des personnages. Ces derniers tiennent à vivre dans l’illusion et à ne pas montrer leur vrai visage. Pour cela, ils s’inventent souvent une personnalité fictive et se livrent au jeu des apparences, pour détourner leur regard de la vie, devenue trop pénible. Ce qui rapproche l’œuvre des deux auteurs, c’est aussi le rôle de la société, qui oblige les individus à se conformer aux conventions sociales et rejette ceux qui refusent de s’y plier. Considérés comme des fous, ceux-ci sont alors condamnés à vivre en marge de la société. Comme dans l’univers pirandellien, dans celui de Langfus, l’homme est toujours en procès, et c’est la société qui le juge et rend le verdict.

In: Anna Langfus, la Shoah, le silence et la voix
Anna Langfus a contribué à un renouvellement majeur de la littérature de la Shoah, qui, avant ses publications, était largement dominée par le récit du témoin. Elle est l’auteure de pièces de théâtre et de trois romans : Le Sel et le soufre (1960), Les Bagages de sable (1962), lauréat du prix Goncourt, et Saute, Barbara (1965). Bien qu’ayant vécu les horreurs du génocide, elle n’a pas exprimé sa souffrance par l’autobiographie. Dans son œuvre elle explore, sans pathos, la tragédie des survivants atteints par ce qu’elle appelle « la maladie de la guerre ». Ce livre étudie, entre autres, la spécificité des textes de Langfus. Ecrits à une époque où prévalait l’ethos de la victimisation, de la repentance et parfois du manichéisme, ils nous invitent à tenir à distance toute idéalisation ou fausse consolation.

Anna Langfus participated in a major renewal of Holocaust literature which had been mainly testimonial and witness-focused prior to her publications. She is the author of theater plays and of three novels: Le Sel et le soufre (1960), Les Bagages de sable (1962), awarded with the Prix Goncourt, and Saute, Barbara (1965). She experienced the horrors of the Holocaust, but she refused to express her grief through autobiography. Through her work she explores, without pathos, the tragedy of those who survived, and what Anna Langfus herself calls “la maladie de la guerre”: the war disease. This books examines, among other issues, the specificity of Langfus’s texts. Written at a time when an ethos of victimization, repentance, and sometimes Manichaeism was dominant, Langfus’s they urge us to keep any form of idealization or false consolation at a distance.