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In: Journal of Language Contact
Author: Robert Nicolaï

Abstract

Les travaux sur le contact des langues donnent peu de place aux recherches sur les variations diastratiques et diaphasiques or, ces phénomènes sont concernés par cette problématique. Je tente de montrer que leur approche permet d'élargir le débat en questionnant des procès essentiels tels ceux de la construction du sens et de la sémiotisation des formes et je me propose d'appréhender le contact de ce point de vue.Je partirai d'un exemple simple puis, je présenterai ensuite l'arrièreplan conceptuel qui me conduit à ouvrir le débat : il s'articule autour de trois approches qui ont un rapport avec la dynamique des langues et qui gagnent à être liées : l'approche de la 'discursivité', celle de la 'variabilité' et celle du 'feuilletage'. Chacune d'elles privilégie un point de vue sur le fonctionnement de la communication humaine mais toutes trois s'intéressent au fait que dans l'espace global de la communication et en rapport avec la multiplicité des formes langagières et/ou linguistiques actualisées ou potentielles, finissent par émerger des formes, des représentations et des façons de parler qui présupposent l'existence nécessaire d'un contexte de contact interne au développement linguistique lui-même. Je tenterai de montrer que, loin d'être limité à des cas de figure qui impliquent la saisie d'un rapport entre des langues différentes, le contact se situe tout d'abord dans le dynamisme même qui conduit aux langues. Finalement, je présenterai le cas de l'indoubill qui, à une autre échelle, montre la pertinence de la problématique du contact, exemplifie la construction d'entités homogènes au travers d'une hétérogénéité manifeste, suggère quelques ouvertures de recherche et rejoint le questionnement sur le contact entre les langues.

In: Journal of Language Contact
In: Journal of Language Contact
In: Journal of Language Contact
Author: Robert Nicolaï

This paper is a linguistic, anthropological and philosophical exploration of language, with particular focus on language contact. The goal is not to address linguistic phenomena from a descriptive perspective, in the classical sense of the term, nor as if they were a “given”, and nothing further. Nor is the goal to craft a model. Instead it is an attempt to account for all relevant elements which (empirically) come into play in ordinary language use, considering them both in terms of language dynamics and in terms of language usage; this necessarily entails taking into consideration our own practices, as actors of communication and as builders of knowledge. We are ever stakeholders in this play (and its plays) because we are the ones who identify and/or attribute relevance.

In other words, this text is a reflection on the (our) frameworks established through communication practices (frameworks which naturally have an impact on the form of our tools, including languages!) It highlights that the objectivization of phenomena which underlies our practices (whether academic or not) is closely dependent on the means by which we grasp the phenomena—this is nothing new but is worth noting afresh.

Methodologically speaking, observing this point is an essential element in the elaboration of a theory to account for how phenomena are empirically grasped, and more particularly what it entails in the field of ‘language contact’.

In: Journal of Language Contact
Author: Robert Nicolaï

The issue of ‘language contact’ has been widely explored from the perspectives of empirical description and theoretical development, as well as from sociolinguistic, societal and cognitive angles. I would like to broach the subject from a different view, to deepen reflections of an epistemological and methodological order, building on my “distanced” (but empirically grounded) examination of language contact and semiotic dynamics (). Several notions will be further explored and specified here, such as: givens, constructs, historicity and WE . The goal is to structure research trajectories by highlighting both the relative relativity of our epistemic understanding and the extent of our subjectivity in context. On this basis, positions can be taken, most notably on the possible circularity of the hypotheses we posit. General learnings can be gleaned from these elements for grasping language contact, the dynamics driving their transformation, as well as general processes for ascribing meaning and developing significance, which in the end converge with current hermeneutic approaches and enactive views.

In: Journal of Language Contact
Author: Robert Nicolaï

Abstract

Aujourd'hui l'étude du multiple, de la variabilité et l'hétérogène va de soi dans les recherches sur l'évolution des langues et le changement linguistique. Corrélativement, des modèles évolutionnistes ont été proposés (cf. Lass 1997, Croft 2000, Mufwene 2001, etc.) ce qui suppose d'engager une réflexion sur leur pouvoir de description et leur degré d'adéquation aux phénomènes. Je m'intéresse ainsi aux 'modélisations métaphoriques' parce qu'elles témoignent de changements importants dans notre perception de la dynamique des langues, et parce que chaque fois qu'on envisage d'exporter un modèle se pose la question cruciale de savoir ce qu'on modélise dans le transfert. Un modèle néo-darwinien va introduire de nouveaux questionnements et conduira à précontraindre et à transformer les problématiques linguistiques. Il importe donc de s'intéresser au risque de surmodélisation qu'il est susceptible d'introduire : cela demande de s'interroger sur certains aspects fondamentaux et nécessaires à l'élaboration du linguistique (variabilité dans les langues, sémiotisation des formes) mais aussi sur la place des 'acteurs' dans les procès de communication.En considérant ces aspects on atteint l'interface où, activement, les acteurs construisent de l'unitaire à partir du variable, de l'hétérogène et du multiple, dans l'espace anthropo-linguistique dont ils sont partie prenante ; ce qui ne veut pas dire que cela résulte d'un procès délibéré. Cette construction se matérialise à travers diverses modalités de saisie des phénomènes. J'en présenterai trois (linéarisation, massification et Gestalt) qui illustrent 'l'activisme' des acteurs dans les dynamiques de l'élaboration de leurs langues.

In: Journal of Language Contact
In: Journal of Language Contact
Author: Robert Nicolaï

Studies on language contact are sufficiently developed to make it possible to ponder about its entailments. This implies that the researcher sets himself aside in order to grasp the dynamics of the various approaches. This paper first (i) goes back on the notion of “viewpoint”, (ii) presents the notion of “persistence of view point”, and (iii) proposes a simplification of the epistemic inputs that structure a “domain α”, that of a project’s conditions of existence of an epistemic construct, to a “domain β”, which is dependent on the ‘viewpoint’ involved in the process of the epistemic construct.

Second, the paper investigates the four spaces that are sensitive to contact : (i) the structural space, (ii) the social space, (iii) the “rationalization” space, and (iv) the psycho-physiological space. The third part deals with the logical inferences of language contact, and more specifically of its margins, i.e. language mixing, using as a basis of discussion the little read book by Schuchardt Slawo-deutsches und Slawo-italienisches (1883). The book, which shows the importance and the ordinariness of language mixing [Mischsprache], induces to question the obliteration of this issue in academic research, while studies on language contact are booming. The answer involves a reflection on the possibilities to keep in our research the compatibility between classical and new viewpoints.

In: Journal of Language Contact
In: Journal of Language Contact