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La génération d’après et la Mémoire de la shoah
A partir des années ’70, on voit en France une résurgence de la mémoire juive de l’Occupation et de la Shoah, qui va de pair avec une extraordinaire floraison de romans et de récits. Une nouvelle génération d’écrivains prend la parole : c’est la « génération d’après », celle des enfants de survivants et des survivants-enfants. Jusqu’à ce jour, peu de critiques ont été sensibles à la puissante unité qui relie ces œuvres, malgré la diversité des styles employés. Le présent ouvrage se veut une étude d’ensemble de la « littérature de la génération d’après », en passant par une analyse comparative de trois œuvres : celles de Georges Perec, de Patrick Modiano et de Henri Raczymow. Comment parler ? Comment dire une expérience – celle de la Shoah - qu’on n’a pas, ou très peu vécue, et qui n’a été transmise que fort difficilement, comme absence ou comme disparition ? C’est pourtant cette « mémoire absente » qui est au cœur même de ces trois œuvres. Elle s’exprime à travers une poétique proche des recherches formelles d’Oulipo et du Nouveau Roman. Quelles sont les pratiques d’écriture adoptées par chacun des trois auteurs ? Et comment les transforment-ils dans le cours de leur œuvre ?
Raczymow, Wajsbrot, Lecadet, Wajcman, Orner, Aaron, Cormann, Modiano… Oler, Cohen, Perec, Federman, Kofman, Burko-Falcman, Meschonnic, Vargaftig, Goscinny… Qu’ont en commun ces deux ensembles d’auteurs juifs-français, qui diffèrent tant par le genre et le style de leurs œuvres ? Les premiers, nés après la Libération, enfants ou petits-enfants des survivants de la Shoah, n’étaient pas là, c’est pourquoi ils ne peuvent témoigner de ce qui pourtant a déterminé tout leur être. Les seconds, nés peu avant ou pendant l’Occupation, appartiennent à la minorité d’enfants qui survécurent miraculeusement aux persécutions, cachés dans des institutions ou chez des familles. Etaient-ils là, eux qui étaient généralement trop jeunes pour vivre consciemment ce qui leur arrivait ? Enfants de survivants ou survivants-enfants, leur expérience commune serait alors d’appartenir à l’après, de témoigner de l’après-Auschwitz, de la difficile transmission et élaboration de la Shoah, dans l’univers d’aujourd’hui. « Témoins absents » ou par procuration, ces auteurs sont à la fois le témoin de leurs aînés et, de plus en plus, témoins d’eux-mêmes, de leur propre expérience de l’après. Par des textes inédits des auteurs en question, des essais théoriques et des études critiques, le présent recueil espère mieux faire connaître la vaste et riche panoplie de leurs œuvres.
In: Subjectivity
In: Jeux de mots – enjeux littéraires, de François Rabelais à Richard Millet

Résumé

La brève préface de Georges Perec à l’album La cathédrale de Chartres dans tous ses états est un brillant pastiche de la préface savante. Se proposant de mettre à jour la racine étymologique de deux noms de lieux – Beauce et Chartres – cet exercice de style déploie une extraordinaire variété de jeux de mots et de figures de style : fausses étymologies, hyperboles, néologismes, calembours, associations verbales … Le présent article en propose l’analyse, montrant comment le jeu des mots s’avère une machine à déplier le langage, un ouvroir de littérature potentielle.

In: Jeux de mots – enjeux littéraires, de François Rabelais à Richard Millet
In: Sensations proustiennes
In: Perec, Modiano, Raczymow
In: Perec, Modiano, Raczymow
In: Perec, Modiano, Raczymow
In: Perec, Modiano, Raczymow