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Author: Bruno Thibault

Résumé

Cet article analyse les enjeux de l’approche (auto)biographique et de l’approche exégétique d’Emmanuel Carrère dans Le Royaume. Dans un premier temps, l’article souligne l’influence sur le travail de Carrère de ce qu’il nomme lui-même ‘le roman documentaire’ issu de la narrative nonfiction américaine. Cette section permet de mieux cerner le positionnement si particulier de l’auteur par rapport au récit de vie, à la biographie romancée, à l’essai autobiographique et au journalisme d’investigation combinés. Dans un second temps, l’article examine comment le récit de vie et la biographie sont pour Carrère des lieux d’expérimentation et d’élucidation intimes qui tentent d’échapper à l’espace de la fascination.

In: Territoires de la non-fiction
Author: Bruno Thibault
Ce volume contient le première étude consacrée à l’oeuvre complète de Danièle Sallenave. Les trois premiers chapitres examinent ‘l’éthique du roman’ définie par Sallenave contre le formalisme des années 50-60. Ils soulignent les apories de la temporalité dans les premiers romans de l’auteur et mettent en relief les traits qui y opposent temps existentiel et temps historique, temps masculin et temps féminin, temps messianique et temps médiatique. Le chapitre 4, intitulé “Féminisme et postféminisme”, examine la représentation de la féminité dans le corpus sallenavien. Ce chapitre montre d’abord comment l’émancipation proposée par le féminisme universaliste et la transgression rêvée par le féminisme différentialiste s’opposent point par point chez plusieurs personnages. Ce chapitre étudie ensuite l’alliance nécessaire de la critique sociale à la théorie psychanalytique pour bien définir la condition féminine dans Vie fantôme.chapitre discute enfin la violente polémique qui a opposé. Danièle Sallenave à Julia Kristeva et à Sylviane Agacinski à propos du débat sur la ‘parité’ à la fin des années 90. Le chapitre 5 étudie les journaux de voyage de Sallenave dans les pays de l’Est, puis en Palestine et en Inde. Ce chapitre montre d’une part les difficultés rencontrées par l’auteur pour aboutir à une représentation authentique du tiers-monde. Ce chapitre discute d’autre part l’importance de définir un nouvel humanisme à l’heure de la globalisation: un humanisme universaliste et engagé, basé sur les droits de l’homme et de la femme, bien distinct de l’eurocentrisme d’antan. Le chapitre 6 étudie la métaphore de ‘l’accélération de l’histoire dans Trois Minutes du diable. L’analyse détaillée de ce ‘roman polyphonique’ permet de définir une écriture du temps vivant adaptée au siècle nouveau.
Author: Bruno Thibault

Abstract

À la croisée des arts plastiques, de la scène et du cinéma, le dernier film d’Andy Guérif, réalisé en 2015, se présente comme un long plan séquence d’une heure environ qui s’inspire du fameux retable polyptique médiéval de Duccio di Buoninsegna, Maestà, conservé à Sienne. Andy Guérif a reconstruit minutieusement les petits décors du maître primitif italien à échelle humaine puis il y a filmé les scènes de la Passion du Christ qui s’y déroulent une à une, les rassemblant ensuite en split screen. En juxtaposant ces tableaux vivants sur grand écran, Guérif produit sur le spectateur l’effet d’unespectaculaire miniaturisation, sans aucun gros plan. Mais quel sens donner à ce jeu du cinéaste avec la narration évangélique et avec la miniaturisation ? Après avoir présenté les aspects techniques, et la fonction didactique de ce film, nous proposons deux niveaux de lecture, l’un pour chacune des vignettes et l’autre pour l’ensemble de ces vignettes. Nous discutons aussi le traitement de la bande son, l’absence de dialogues et de musique, qui renforce l’importance visuelle des scènes miniaturisées, ainsi que l’absence d’effets spéciaux. Finalement, à partir de certaines réflexions de Fumaroli et de Kristeva, nous nous interrogeons sur la fonction pédagogique et la portée cathartique du film.


In: La miniature, dispositif artistique et modèle épistémologique
Author: Bruno Thibault

Résumé

Cet article étudie les notions de réalisme, de « romanesque » (au sens d’extravagant, de fictionnel, de fantastique ou de mythique) et d’ « antiromanesque » dans les premiers romans de J. M. G. Le Clézio, en particulier Le Procès-Verbal (1963), Le Déluge (1966) et Terra Amata (1967). S’appuyant sur les analyses de Michael Sheringham and d’Alain Schaffner, l’analyse souligne les tensions entre l’écriture de l’expérience quotidienne et commune et la mise en scène d’existences légendaires ou exemplaires, deux modes d’écriture à l’oeuvre dans Le Chercheur d’or (1985), Onitsha (1991), Révolutions (2003) et Ourania (2006). Une section particulière présente une typologie des scénarios « romanesques » et « mythiques » chez Le Clézio en examinant leurs liens avec l’expérience de la fascination. Une autre section discute l’influence du ’réalisme magique’ des auteurs latino-américains (notamment Juan Rulfo) sur l’auteur de Désert au cours des années 80 et 90. Finalement, en se basant sur les observations judicieuses de Bruno Blanckeman sur les « récits incertains » contemporains, l’article interroge chez Le Clézio le besoin de réaffirmer constamment la puissance de figures mythiques comme un geste qui permet d’exorciser leur fragilité ou leur disparition dans le monde contemporain.

In: Changer de style
In: Un Jésus postmoderne
In: Un Jésus postmoderne
In: Un Jésus postmoderne
In: Un Jésus postmoderne