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Travail du texte et histoires du sujet dans Portrait du soleil
Auteur célèbre d'une oeuvre multiforme et singulière, Hélène Cixous est surtout connue pour son théâtre et ses écrits sur la poétique de la différence sexuelle. Cette étude traite pour la première fois d'une seule des fictions d'Hélène Cixous, Portrait du soleil (1973). Elle tente d'expliciter le fonctionnement narratif et poétique et de relever les thèmes et motifs essentiels de cette oeuvre en les mettant à l'épreuve de la métaphore solaire. Constatant une solarité généralisée, elle propose une ouverture sur l'ensemble de l'oeuvre d'Hélène Cixous, en particulier son livre le plus récent, O R, les lettres de mon père (1997), et touche à la profonde motivation d'une écriture.
Cette analyse, qui suit de près le texte d'Hélène Cixous, se développe d'un chapitre à l'autre en entrant de plus en plus dans la complexité des questions soulevées par le texte lui-même. Elle tient compte du renouvellement critique et philosophique des années 70 en France et ailleurs, dont la fiction de Cixous intègre les questionnements mais pour les déplacer et les transformer. Elle montre également l'enracinement d'une oeuvre dans le vécu et dans l'Histoire.
Quant à l'impossible portrait du soleil que la fiction d'Hélène Cixous essaie de tracer: il se manifeste à travers l'évocation de la figure du père, que l'on découvre partout présente, liée à la mort et à l'expérience de la séparation, et dans l'autoportrait d'un sujet féminin, en train de se chercher à travers des histoires aussi bien fictionnelles que textuelles.
In: Écriture des origines, origines de l’écriture. Hélène Cixous

Dans Pornocratie, récit-pamphlet inspiré par La Maladie de la mort de Marguerite Duras, Catherine Breillat met un homme à l’épreuve de la sexualité et du corps féminins pour élucider un certain nombre de « vérités » et de tabous sexuels, à commencer par l’interdit de regarder le sexe féminin. En passant par une critique de la notion de l’obscène, l’article analyse les références, explicites ou non, aux figures mythologiques de femmes associées à l’obscène, à savoir Méduse, Lilith et Baubô et la façon dont, selon Breillat, ces figures continuent à nourrir l’imaginaire contemporain.

In: Mythes et érotismes dans les littératures et les cultures francophones de l’extrême contemporain
In: Écrivains franco-russes
In: Écriture des origines, origines de l’écriture. Hélène Cixous
Etudes de littératures et de cultures francophones.

The series published an average of two volumes per year over the last 5 years.
Écrivaine inclassable, Hélène Cixous offre une écriture dont les grands thèmes – le père mort, le pays perdu et la mère étrangère –, aux fortes résonances autobiographiques, s’affirment continuellement tout en multipliant les échos poétiques et philosophiques. La question de l’origine, à la fois singulière et plurielle, donne lieu à une écriture-pensée d’une subjectivité qui montre ses enracinements, revisite les lieux et les liens, mais (se) défait aussi des mythes de l’origine.
Ce volume se propose d’étudier les marqueurs de la féminité, de l’« algériance » et de la judéité comme les principaux lieux d’interrogation de l’origine, auxquels s’ajoutent la filiation allemande mise en lumière dans les textes les plus récents, Gare d’Osnabrück à Jérusalem et Une autobiographie allemande. Le volume ouvre par un inédit d’Hélène Cixous, « Un legs empoisonné ».

Hélène Cixous offers us an unclassifiable oeuvre, the main themes of which - the dead father, the lost country and the foreign mother -, all autobiographically inspired, assert themselves as such while offering the reader continuously new poetical and philosophical insights.
The question of origin, either singular or multiple, gives rise to an écriture-pensée of a subjectivity which shows its roots, revisits places and relationships, but also breaks down myths of origin.
This collection of essays proposes to study the markers of femininity, “algériance”, Jewishness and, as expressed in Cixous’ latest works of fiction, the German filiation, as the main places of questioning origin. “Un legs empoisonné”, an unpublished text by Hélène Cixous, opens the collection.
Hommage à Françoise van Rossum-Guyon