Search Results

La littérature francophone contemporaine porte un vif intérêt au déchiffrement de la guerre sous la paix, à l’histoire des conflits sanglants du XXe siècle et de leurs séquelles pour la vie civile. Elle dépasse la vue partielle de l’histoire nationale et rétablit le lien rompu avec celle de la période coloniale. Les protagonistes des textes de Maurice Attia, de Mathias Énard, de Jérôme Ferrari, de Laurent Gaudé, d’Alexis Jenni, de Laurent Mauvignier et de Wajdi Mouawad sont bien souvent des vétérans, des revenants qui tardent à vraiment ‘revenir’ de la guerre. La monographie cherche à explorer les modalités narratives qui permettent aux auteurs d’adresser les traumatismes et d’entamer le travail de mémoire.

Contemporary Francophone literature is acutely interested in peacetime attempts to make sense of war, in the history of the bloody conflicts of the twentieth century and their repercussions on civilian life. It goes beyond the partial view of national history and restores the broken link to the history of the colonial era. Many of the characters of Maurice Attia, Mathias Énard, Jérôme Ferrari, Laurent Gaudé, Alexis Jenni, Laurent Mauvignier and Wajdi Mouawad are veterans, returnees who have trouble really ‘returning’ from war. This monograph aims to explore the narrative methods that allow the authors to address traumas and begin the work of memory.

Résumé

Cet article est consacré au roman Zone Zone (2008) de Mathias Énard, un roman qui donne la parole à Francis, un vétéran de la guerre de Croatie devenu espion au service de la République française. Les listes de victimes, de bourreaux et de crimes de guerre que le narrateur ressasse en un flux monologique de 512 pages, rythment ce roman qui prend, avec sa structure paratactique, le caractère d’une liste, en référence à son intertexte central : l’auteur yougoslave Danilo KišKi , Danilo. Énard s’inscrit ainsi dans la tradition de la thanatographie, une écriture portant sur l’expérience de la mort violente. Tel son modèle, il a recours à une stratégie élaborée de l’abréviation et de l’énumération, déplaçant l’évocation de l’horreur du niveau manifeste du texte au niveau latent.

In: Mathias Énard et l’érudition du roman
In: Une femme puissante
In: Une femme puissante
In: Une femme puissante
In: Une femme puissante
L’œuvre de Marie NDiaye
Marie NDiaye s’impose comme l’une des voix les plus intéressantes de la littérature française contemporaine. L’obtention du prix Goncourt en novembre 2009 pour Trois femmes puissantes vient confirmer ce constat.
La recherche littéraire n’a pas tardé à interroger les univers insolites de ses romans, de ses pièces de théâtre et de ses nouvelles qui semblent défier toute tentative de classification générique. Le réalisme ndiayïen agit en correcteur des formes préétablies, qui suggèrent une cohérence que la réalité n’offre pas. L’auteure refuse la parenté avec les moules des genres traditionnels et renonce à s’intégrer dans une grande et heureuse « famille » littéraire.
C’est dans cette perspective que le présent ouvrage se propose de relire l’œuvre de Marie NDiaye en réfléchissant sur des sujets tels que les mécanismes d’exclusion sociale, l’étrangeté et les procédés discursifs de racialisation aussi bien que sur la dimension poétique de son écriture et sur la gestion de l’image de l’auteure et les enjeux médiatiques de sa représentation.
In: La memoria cinematográfica de la guerrilla antifranquista
In: La memoria cinematográfica de la guerrilla antifranquista