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Jan Baetens

Etudes camusiennes est le premier livre qui traite de l'oeuvre de Renaud Camus (1945), dont l'oeuvre proétiforme est à l'intersection des courants majeurs de la prose française contemporaine: journal, roman expérimental, critique d'art, gay fiction, théorie de l'art, entre autres. Le volume se divise en trois parties, qui offrent chacune un point de vue très différent sur l'oeuvre. Le premier volet, qui traite des problèmes de la réception de Camus, suit une approche plutôt sociologique. La partie centrale propose une série de microlectures des Eglogues, le grand roman expérimental “in progress” de l'auteur. Le troisième ensemble regroupe une série d'études qui soulignent essentiellement l'incroyable diversité de l'oeuvre de Renaud Camus et discutent les sujets suivants: rapports entre textes et illustrations, enjeux esthétiques et idéologiques de l'écriture, convergences et divergences de la vie et de l'oeuvre, statut de l'art et du beau dans une société postmoderne.
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Jan Baetens

Ce livre donne pour la toute première fois un aperçu de la littérature française à contraintes en prose. Contrairement à un préjugé tenace, écrire à contraintes n’est pas seulement une pratique poétique, mais touche également au genre apparemment le plus « libre » qui soit, le roman. Combinant analyse théorique et microlecture stylistique, le présent ouvrage passe en revue l’essentiel des auteurs et des livres qui explorent ce domaine, parfois très connu (Jacques Roubaud, Claude Ollier, Robert Pinget, par exemple), parfois plus confidentiel (Jean Lahougue, Bernard Colin, Jean-Benoit Puech, notamment). Dans le sillage du travail réalisé par Jan Baetens dans le cadre de Formules, la revue des littératures à contraintes, cette étude s’intéresse aussi de très près à toute une série de figures rhétoriques dont le roman à contraintes fait un usage systématique.
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Jan Baetens

Ce livre aborde pour la première fois la totalité de l'œuvre de Benoît Peeters, jeune écrivain franco-belge dont la production protéiforme illustre les changements radicaux que subissent aujourd'hui tant l'écriture littéraire que le métier d'écrivain. La production de Benoît Peeters échappe en effet de toutes parts à la notion d'œuvre et au concept d'auteur. Travaillant dans des genres et pour des publics on ne peut plus hétérogènes, mélangeant les médias, écrivant presque systématiquement en collaboration, Benoît Peeters pose les jalons, non pas d'un style inédit mais d'une conception totalement nouvelle du travail d'écriture. Proposant une bibliographie commentée de la production d'ensemble de Benoît Peeters (près de 40 livres, une centaine de publications en revue), ce livre contient aussi une sélection des textes les plus importants de Benoît Peeters non encore rassemblés en volume.
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Jan Baetens

Résumé

Ce chapitre se propose d’analyser la poésie comme forme de sociabilité littéraire et de s’interroger sur la manière dont le travail sur la langue dépend des groupes et collectivités qui se constituent autour d’un objet littéraire commun, en l’occurrence la production et la défense de la poésie. Ces groupes, qui au XXe siècle se construisent souvent en opposition à l’uniformisation de la langue (sous l’influence des médias de masse, entre autres), tendent parfois à développer des vocabulaires et des codes privés, dont la maîtrise détermine l’appartenance au groupe et l’accès ou non au rang de poète. L’exemple choisi est celui des potassons, le groupe informel réuni autour de Léon-Paul Fargue, et l’invention poétique de ces auteurs sera illustrée à l’aide des variations sur le terme même du néologisme potasson.

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Jan Baetens

Abstract:

This chapter addresses the topic of the mixte (English: the mixt), a type of writing that combines very different, sometimes perhaps even incompatible types of writing, such as fiction and non-fiction or, in a more singular manner, fiction and writing on fiction (the term of mixt has been coined by author and theoretician Jean Ricardou). However, the present chapter does not just present or examine Ricardou’s theory and practice of the mixt but takes it as its starting point to reflect on the status of the author’s self-commentary in a research-oriented fictional practice. More precisely, the chapter makes a plea, not for the merger but the articulation (and thus the relative separation) of fiction and writing on fiction in practice-based artistic research.