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  • Author or Editor: Jean-Charles Coulon x
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Abstract

Sharāsīm (or Ishrāsīm) al-Hindiyya is the mysterious putative author of a treatise on astral and natural magic. This treatise was considered a milestone for the learning of magic and occult sciences in the Middle Ages. Little is known, however, about either the author or her treatise, and most of the information preserved is probably legendary, such as the fact that Sharāsīm was Hārūn al-Rashīd’s odalisque. Based upon a close study of the extant manuscripts, this article introduces Sharāsīm, her treatise, and its impact on the knowledge of occult sciences in the Middle Ages, and it serves as preamble to a forthcoming critical edition and translation of this important text.

In: Islamicate Occult Sciences in Theory and Practice

From the fourteenth century onward, the figure of al-Būnī (d. 622/1225) became the greatest authority in the science of letters (or sīmiyāʾ). His life was not well known in the Middle Ages but some hagiographical notices concerning him circulated. The purpose of this article is to establish ʿAbd al-Raḥmān al-Bisṭāmī’s (d. 858/1454) part in the process of building al-Būnī’s legend. Indeed, ʿAbd al-Raḥmān al-Bisṭāmī’s renowned Shams al-āfāq fī ʿilm al-ḥurūf wa-l-awfāq (The Sun of the Horizons: The Science of Letters and Magic Squares) established al-Būnī the premier authority in the science of letters. Although the Shams al-āfāq clearly aimed to position the science of letters in a mythical background (with biblical references, for example), it also portrayed the Sufi environment in which al-Būnī was thought to live. The biographical notices in which al-Būnī is quoted can help us to understand how al-Bisṭāmī wrote an apparently self-consistent picture of the emergence and transmission of the science of letters. Moreover, some mystical pedigrees in the Shams al-āfāq indicate that this treatise must be one of the sources of the later Shams al-maʿārif al-kubrā since they are almost identical in both texts. Thus, the Shams al-āfāq was an important stage in the diffusion of the image of the figure of al-Būnī and the works attributed to him.

La figure d’al-Būnī (m. 622/1225) devint la plus importante autorité dans la science des lettres (ou sīmiyāʾ) à partir du xiv e siècle. Sa vie n’était pas très bien connue au Moyen Âge mais des notices hagiographiques circulaient. Le but de cet article est de mettre en évidence le rôle de ʿAbd al-Raḥmān al-Bisṭāmī (m. 859/1454) dans la formation de la légende entourant al-Būnī. En effet, son célèbre Shams al-āfāq fī ʿilm al-ḥurūf wa-l-awfāq (Le soleil des horizons: la science des lettres et des carrés magiques) fit d’al-Būnī une autorité majeure dans la science des lettres. Bien que ce travail a clairement pour but de resituer la science des lettres dans un contexte pseudo-historique légendaire (avec des références bibliques par exemple), il décrit également le milieu soufi dans lequel al-Būnī était réputé avoir vécu. Les notices biographiques dans lesquelles al-Būnī est mentionné peuvent nous aider à comprendre comment al-Bisṭāmī écrivit un panorama de l’émergence et de la transmission de la science des lettres cohérent en apparence. En outre, quelques chaînes de transmission du Shams al-āfāq indiquent que ce traité fut une des sources du Shams al-maʿārif al-kubrā. Ainsi, le Shams al-āfāq fut une étape importante dans la diffusion de la figure d’al-Būnī et des ouvrages qui lui furent attribués.

This article is in French.

In: Journal of Sufi Studies

The Sultan’s Sex Potions. Arab Aphrodisiacs in the Middle Ages, éd., trad. et intr. Daniel L. Newman, Londres, Saqi, 2014, 208 p. (texte en anglais) + 72 p. (texte en arabe), isbn : 978-0-86356-747-6, 17,99 £ / 29,95 $ relié.

L’ouvrage de Daniel L. Newman est une édition et une traduction de l’ouvrage érotologique de Naṣīr al-Dīn al-Ṭūsī intitulé Kitāb Albāb al-bāhiyya wa-l-tarākīb al-sulṭāniyya (Le livre des stimulants sexuels et des remèdes composés pour le sultan) précédé d’une introduction et suivi d’un référencement bibliographique des textes érotologiques arabes. Le Kitāb Albāb al-bāhiyya

In: Arabica

© Koninklijke Brill NV, Leiden, 2010 DOI: 10.1163/157005810X519198 Arabica 57 (2010) 491-514 brill.nl/arab Bulletin critique Amira El-Zein, Islam, Arabs, and the Intelligent World of the Jinn , New York, Syracuse University Press, 2009, 215 p., ISBN: 978-0-8156-3200-9, 39,95  . L’ouvrage d’Amira El-Zein est une synthèse complète sur les problèmes liés à l’étude des g ̌ inn s en Islam. En effet, peu de monographies en langues indo-européennes leur sont consacrées. Souvent, le problème est abordé de façon transculturelle, par le biais d’ouvrages généraux ou d’articles au sein d’un travail à portée plus générale. Si on prend l’exemple des articles

In: Arabica

À la fin des temps, l’humanité est vouée à être confrontée aux terrifiants peuples de Gog et Magog, que seul l’envoyé de Dieu (Messie ou Mahdī) parviendra à défaire afin que le bien triomphe du mal. Aussi, en tant que signe annonciateur de la fin des temps, Gog et Magog ont fait couler beaucoup d’encre, que ce soit celle de conteurs, d’exégètes, de poètes, etc. Comme bien des légendes, son origine est obscure et les nombreuses informations contradictoires que proposent théologiens et littérateurs pour combler les lacunes des révélations successives n’aident pas à lui donner une cohérence unificatrice. Aussi, l’ouvrage

In: Arabica

Le pouvoir de guérir : mythe, mystique et politique au Maroc, Leyde-Boston, Brill (« Studies in the history and society of the Maghrib », 5), 2014, 182 p., isbn : 978-90-04-25792-4, 69 € relié.

Dans Le pouvoir de guérir, Zakaria Rhani analyse un rituel de guérison au Maroc. L’auteur y témoigne de son riche parcours démarré par un doctorat de biologie soutenu en 2000 à l’Université de Genève avant de se tourner vers l’anthropologie, discipline dans laquelle il soutint sa thèse de doctorat en 2009 à l’Université de Montréal. L’ouvrage dont il est ici rendu

In: Arabica

Time in Early Modern Islam, Cambridge, Cambridge University Press, 2013, xiii+209 p., isbn : 978-1-107-03023-7, 55 £ / 90 $ relié.

Time in Early Modern Islam constitue une importante synthèse sur l’histoire du temps au début de l’époque moderne, dans trois grands empires : safavide, moghol et ottoman.

Le temps est un sujet très complexe et, bien entendu, une donnée indispensable à toute étude historique. Aussi, de nombreux historiens et orientalistes se sont-ils déjà penchés sur les problèmes de calendriers : la compréhension du calendrier hégirien tout d’abord, mais aussi des calendriers coptes, zoroastriens, etc. Les

In: Arabica

Les Rasāʾil Iḫwān al-Ṣafāʾ (Épîtres des frères de la pureté) représentent un recueil de textes fondamental non seulement pour l’ismaélisme, mais plus généralement pour la pensée musulmane en langue arabe du Moyen Âge. Les nombreuses études sur ce corpus se sont basées jusque-là sur l’édition libanaise de Dār Ṣādir établie par Buṭrus al-Bustānī en 1957, tout en indiquant son manque de fiabilité. Le projet d’éditer entièrement le corpus de manière critique a donc été impulsé depuis 2008 par l’Institut d’Études Ismaéliennes qui a déjà mené à bien la parution d’une introduction en 2008 1 , de

In: Arabica

La croyance en les anges est un des dogmes essentiels de l’islam. Pourtant, bien peu de monographies en langues européennes leur sont consacrées. La thèse que présenta Stephen R. Burge en 2009 vient donc combler cette lacune. Il ne s’agit pas seulement d’une traduction partielle du traité al-Ḥabāʾik fī aḫbār al-malāʾik d’al-Suyūṭī, mais également d’un bilan historiographique approfondi sur la question des anges en islam.

La première partie de l’ouvrage (p. 1-28) est consacrée à la présentation du problème des anges dans l’islam classique à travers le prisme des études contemporaines (p. 3-15) et à la réinscription d’al-Suyūṭī

In: Arabica

Abstract

The symposium “The Picatrix between the East and the West” (11-12 May 2007) focused on a treatise on magic known as Ġāyat al-ḥakīm, attributed to al-Maǧrīṭī and translated into Latin in the thirteenth century under the title “Picatrix”. While the proceedings of the symposium expand our knowledge of the history of magic in Islam considerably, they also raise numerous questions. In spite of the universalizing perspective advocated by historians of the medieval Christian West, scholars do not always show the same intellectual rigor when dealing with “the Orient”. Protean texts like ‘Picatrix’ present huge difficulties. In this text’s case, it is now clear that a number of earlier conclusions need to be rethought or at least nuanced.

In: Arabica