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Author: Katia Zakharia

Première partie d’une étude à paraître en deux temps, consacrée aux versions arabes du conte d’Ali Baba, cet article est centré sur l’orientaliste Jean-Georges Varsy. En opposition avec le point de vue de Mohsen Mahdi, qui considère que « Varsy [. . .] a composé [Ali Baba] comme un quelconque écolier français aurait pu le faire en grec ou latin » et souligne son « indigence » « stupide » et « ridicule », cette étude établit que Varsy était un arabisant compétent, avec une solide connaissance de la langue et de la civilisation arabes. À cet effet, je me suis appuyée sur des documents imprimés portant sur la Campagne d’Égypte, du matériau généalogique et, surtout, sur deux manuscrits que j’ai récemment découverts : une autobiographie de Varsy et un commentaire qu’il a rédigé en arabe du Qāmūs d’al-Fīrūzābādī.

In: Arabica
In: Arabica
Author: Katia Zakharia

This article intends to reintroduce a reasonable doubt concerning the received idea – following Mohsen Mahdi’s research – according to which the Arabic version of the Ali Baba Tale as recorded by Jean Varsy is in fact a poor translation provided by the said Varsy from the French text of the same tale as found in Galland. To achieve this aim, intertextual data have been studied (such as Varsy’s signature in various recently discovered manuscripts, the use of formulae in the Arabic text, coranic and religious references . . .), as well as intratextual data (the structure and scansion of the tale, notably through the formulae) and the data linked to the linguistic ideology showing that the assessment of this text is completely different before and after the identification of Varsy as allophone transcriber. The conclusion opens the study on the vivid relevance of the tale in the islamic world and its transformation in connection with the development of the islamist strands.

Cet article vise à réintroduire le doute raisonnable à propos de l’idée admise, en continuité avec les travaux de Mohsen Mahdi, selon laquelle la version arabe du Conte d’Ali Baba, consignée par Jean Varsy, serait en fait une traduction médiocre. Jean Varsy l’aurait réalisée à partir du texte français du même conte chez Galland. À cet effet, sont étudiés respectivement des données intertextuelles (les signatures de Varsy dans différents manuscrits récemment découverts, les formules utilisées dans le texte arabe; les références coraniques et religieuses), des données intratextuelles (la structure du conte et sa scansion, notamment par les formules) et des données liées à l’idéologie linguistique, montrant que l’évaluation de ce texte n’est pas du tout la même avant et après l’identification de Varsy en tant que son consignateur allophone. La conclusion ouvre l’étude sur la vivacité toujours actuelle du Conte dans le monde islamique et ses transformations en lien avec le développement des courants islamistes.

This article is in French.

In: Arabica
In: Arabica
In: Arabica
In: Arabica
Author: Katia Zakharia

Abstract

Auteur mineur, al-Wahrānī a laissé trois maqāmas (dont une en deux versions). L'étude de ces textes illustre la place et la fonction de l'inter-textualité dans les textes classiques, montrant notamment la difficulté que rencontre un auteur secondaire à assimiler les sources auxquelles il emprunte de manière à produire, malgré ces emprunts, un texte original. Cette étude permet également de montrer que l'adab , loin de l'auto-célébration figée qu'on lui impute parfois, est un espace vivace, en contact avec les réalités linguistiques et sociales du quotidien. Enfin, cet article illustre indirectement, par l'utilisation qu'il fait des bibliothèques virtuelles, l'intérêt pour le chercheur arabisant de ces nouvelles sources de documentation.

In: Arabica