Search Results

Double bind et transculturation
Un passé contraignant. Double bind et transculturation de Michèle Bacholle constitue jusqu’à présent la seule étude à regrouper trois écrivains contemporains venus d’horizons très différents et formés par deux mondes contradictoires : le milieu petit-commerçant et la bourgeoisie pour Annie Ernaux, la Hongrie communiste et la Suisse francophone pour Agota Kristof, et les valeurs françaises et les traditions arabo-musulmanes pour Farida Belghoul. S’adressant aux chercheurs en littérature et culture françaises et francophones contemporaines, ainsi qu’aux psychologues, sociologues et anthropologues, Un passé contraignant présente une approche originale de l’œuvre d’Ernaux, de Kristof et de Belghoul. A la différence des travaux critiques déjà parus, ce livre tente de dépasser les binarités fondatrices de chaque écrivain et montre comment, par la mise en écriture du double bind, au moyen du double et de la schizophrénie, ces écrivains sont parvenus à échapper à une situation contraignante et à la “réorienter”. L’auteur montre que, dans ces textes empreints de postmodernisme deleuzo-guattarien, les deux mondes formateurs ont été traités de façon égalitaire et que seul un tel traitement garantit le succès de la transculturation en permettant la création d’un “tiers-espace”, né mais distinct des deux mondes originels, où peut s’épanouir la “tierce-identité” du sujet transculturé.
Autour du multiculturalisme et des minorités visibles en France
Paroles d’auteurs jeunesse – autour du multiculturalisme et des minorités visibles en France
donne la parole à treize auteurs et à un illustrateur de littérature jeunesse contemporaine. Nadira Aouadi, Louis Atangana, Hubert Ben Kemoun, Dounia Bouzar, Marc Cantin, Marie-Félicité Ebokéa, Gudule, Catherine Kalengula, Gisèle Pineau, Karim Ressouni-Demigneux, Leïla Sebbar, Tran Quoc Trung et Marcelino Truong se sont gracieusement prêtés à une réflexion autour du multiculturalisme, du multiethnique, de l’interculturalité.
Cet ouvrage part d’un simple constat : le manque de représentation des minorités visibles en littérature jeunesse dans les années 1970. Cette littérature s’inscrit dans un contexte historique et socio-politique ; or, un des traits caractéristiques de la France actuelle est sa multiculturalité, maintenant visible dans sa production pour la jeunesse. Chacun de ces auteurs, aux origines et parcours différents, aux voix et styles très divers, s’est penché sur la question d’appartenir à une « minorité visible » et sur sa propre contribution.
L’ouvrage de Michèle Bacholle-Bošković s’adresse aux professionnels du livre jeunesse, aux chercheurs en littérature jeunesse, en études francophones, études postcoloniales et études culturelles, mais aussi à un large public. Il offre une voie d’accès essentielle à des auteurs d’un genre en expansion, toujours renouvelé.
Les cas Fottorino, Vigan, Grimbert, Rahmani, Charneux et Delaume
Cet ouvrage de Michèle Bacholle est le premier à examiner des écrits autobiographiques de romanciers français contemporains endeuillés après suicide. Alors que les livres de Fottorino et Vigan permettent une réflexion sur la famille, la filiation et les secrets (aux effets pathogènes et transgénérationnels), ceux de Grimbert et Rahmani montrent comment l’Histoire (l’Holocauste et les massacres des harkis) a causé des suicides retardés. Charneux et Delaume ouvrent, eux, une discussion sur les enfants endeuillés après suicide. Puisant dans la psychologie et la suicidologie, ce livre montre les stratégies utilisées pour dire l’indicible et que l’écriture permet une restructuration de soi. En explorant le suicide et les tenants et aboutissants de ce deuil particulier, il lève aussi un tabou.

Michèle Bacholle’s book is the first to examine autobiographical writings by contemporary French novelists, survivors of another person’s suicide. While Fottorino’s and Vigan’s books allow a reflection on family, filiation, and family secrets (with their pathogenic and transgenerational effects), Grimbert’s and Rahmani’s show how History (the Holocaust and the harkis’ massacres at the end of the Algerian War) caused delayed suicides, and Charneux and Delaume open a discussion on children as suicide survivors. Using sources in psychology and suicidology, this book shows the strategies these writers use to tell the unspeakable and shows how writing enables self-restructuration.By exploring suicide and the ins and outs of its specific kind of mourning, this book breaks a taboo.
In: Paroles d’auteurs jeunesse
In: Paroles d’auteurs jeunesse
In: Paroles d’auteurs jeunesse
In: Paroles d’auteurs jeunesse