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This article maps out the depiction among pre-Islamic tribes of two seasons, the August ḫarīf rains and the qayẓ dry season. References to the ḫarīf rain are found almost exclusively in southwestern Arabia, Yemen and the Ḥiǧāz. Tribes in these regions evidently began their seasonal migration in August, that is, earlier than tribes of central and northeastern Arabia (Naǧd), where migration began in October and November. The most conspicuous result of this difference is the development of two regional methods of depicting the ẓaʿn, or departure of the beloved’s caravan, in the classical qaṣīda (polythematic ode). Naǧdī tribes set this scene at the beginning of the summer dry season, while the Ḥiǧāzī Huḏayl set it in a rainy season. A sequence of poets within Tamīm developed an idiosyncratic set of vocabulary for developing the early-summer ẓaʿn, just as certain Huḏalī poets developed certain techniques to describe their rainy season ẓaʿn.

Cet article analyse la représentation dans les tribus préislamiques de deux saisons, les pluies d’août (ḫarīf) et la saison sèche (al-qayẓ). Les références à la pluie ḫarīf se trouvent presque exclusivement au sud-ouest de l’Arabie, au Yémen et dans le Ḥiǧāz. Les tribus de ces régions commençaient apparemment leur migration saisonnière en août, plus tôt que les tribus du centre et du nord-est de l’Arabie (Naǧd), où la migration commençait en octobre ou novembre. Le résultat le plus remarquable de cette différence est l’évolution de deux méthodes régionales de la représentation du ẓaʿn, le départ de la caravane de la bien-aimée, dans la qaṣīda classique (ode polythématique). Les tribus du Naǧd plantent le décor de cette scène au début de la saison sèche, tandis que la tribu ḥiǧāzienne Huḏayl la situe à la saison des pluies.

This article is in English.

In: Arabica