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Neil Malloy

Résumé

Marguerite Duras envisage la scène comme un jardin ouvert, un espace clos à la clôture rompue, un paradis perdu hanté par des ombres où se cachent la misère du monde, les marginaux, les exclus. Parvenir à l’intelligence de l’exclusion et des exclus, tel semble être l’en-jeu du théâtre de Marguerite Duras dans les années soixante-dix. À travers l’étude d’India Song et de L’Éden Cinéma, cet article examine la mise en scène des marginaux dans le théâtre durassien. Il tient compte de la mise en scène des deux pièces telle que Duras l’a elle-même conçue dans ses didascalies et écrits paratextuels, et s’attarde en particulier sur le décor et les dialogues pour y déceler le projet poétique, politique et dramatique proposé par l’écrivain.