Search Results

You are looking at 1 - 10 of 19 items for

  • Author or Editor: Nejmeddine Hentati x
  • Search level: All x
Clear All

Abstract

Dans cet article, quatre thèmes ont retenu notre attention. Le premier concerne la place des problèmes de la construction et de la rue dans les sources juridiques malikites et son évolution historique. Le second se rattache à la terminologie de la voirie dans ces sources et aux genres de rues : rue privée, généralement étroite et non passante, pouvant être possédée par une personne ou deux ou par un groupe, rue publique, passante et relativement large, elle ne peut pas être possédée, mais elle a fait l'objet d'empiètements. C'est au problème de l'empiètement sur la rue et à l'attitude des juristes malikites sur ce problème que se rapporte le troisième thème de cet article. Si R. Brunschvig a taxé le fiqh malikite de laxisme vis-à-vis de l'empiètement sur la rue, nous avons pu démontrer que ce fiqh comporte deux options : une option laxiste qui prévalait généralement en Andalousie et une option rigide qui prévalait à Kairouan. Le quatrième thème concerne les retombées de ce phénomène sur le plan de la ville islamique. Nous cherchons à examiner aussi bien les théories orientalistes qui prônent l'option anarchiste dans le plan de la ville islamique que les théories qui tendent à faire l'éloge de ce genre de ville.

In: Arabica
In: Islamic Law and Society
تعُد الأسدية منطلقا لمدوّنة سحنون في الفقه المالكي. وينسب فهرس مكتبة رقاّدة بالقيروان ثلاث قطع مخطوطة إلى الأسدية. فحصنا هذه القطع من ناحية المنهج، فشككنا في صحةّ تلك النسبة ، ثم حققناها، فتبين أنها لم تكن من الأسدية. فهي تمثلّ رواية أسد بن الفرات لكتاب الأصل عن محمدّ بن الحسن الشيباني، وتهمّ الفقه الحنفي . <\br> هذه القطع هي فريدة من نوعها، وهي تتجاوز في قيمتها الأسدية ذاتها. ولتحقيق هذه القطع، قمنا بمقارنتها بالنصّ المنشور لكتاب الأصل الذي اعتمد فيه المحقّق على مخطوطات متأخّرة، بخلاف مخطوطات القيروان التي تعود إلى القرن 3هـ/9م، كما قارنّاها بكتاب الكافي في الفقه للحاكم الشهيد وكتاب المبسوط للسرخسي، وكذلك بمدوّنة سحنون.<\br>

The Asadiyya is considered to be the foundation of Saḥnūn's Mudawwana, one of the most important works of the Malikī school of jurisprudence. The catalog of the Raqqada Library in Kairouan attributes three manuscript fragments to the Asadiyya. This work examines these fragments from a methodological point of view, since the validity of that attribution is questionable. From the edition by Nejmeddine Hentati, it becomes clear that they do not belong to the Asadiyya. These are rather witnesses of the scholarly transmissions of Asad b. al-Furāt from Muḥammad b. al-Ḥasan al-Shaybānī, and they contain Ḥanafī jurisprudence.
These fragments are unique, and their importance stretches beyond the Asadiyya. For the edition, Hentati relied on al-Ḥākim al-Shahīd's compendium in al-Kāfī fī l-fiqh, as well as on al-Sarakhsī al-Mabsūṭ, which is a commentary on this compendium. Hentati also compared these fragments to Saḥnūn's Mudawwana.
in Encyclopaedia of Islam Three Online
In: Arabica

Abstract

J. Berque has argued that the main task of the Muslim judge is to encourage agreement between parties to a dispute. In this essay, I test his thesis in the light of information relating to Muslim judges in the Mālikī West between the 3d/9th and 8th/14th centuries. After discussing the relationship between a court judgment, arbitration, and transaction, I analyze the competence and jurisdiction of the judge in an effort to determine whether or not he did in fact settle disputes and enforce his judgments. Jacques Berque estime que l'essentiel du travail du cadi musulman est de favoriser la conclusion d'accords entre les parties en litige. L'objet de cette étude est d'examiner cette thèse à la lumière des données relatives au cadi malikite en Occident musulman médiéval. Dans un premier moment, nous avons évoqué la relation entre qadā' (juridiction), arbitrage et transaction. Dans un second moment, nous avons parlé de la compétence du cadi en matière de jugement et de son exécution pour savoir s'il tranche les litiges et travaille à l'exécution de ses sentences.

In: Islamic Law and Society

Dans cette étude, nous montrons que l’attitude des juristes malikites vis-à-vis du prince n’était pas unifiée, ce qui nous permet de classer ces juristes en trois catégories : les révoltés, les soumis et les réservés. Si les révoltés participèrent à des révoltes et se permirent même dans certains cas de tirer l’épée contre le prince, les soumis, que les sources qualifient de ʿulamā’ al-salāṭīn, cherchèrent à rendre divers services au prince et mirent l’accent sur l’obligation des sujets de lui être soumis. La troisième catégorie de juristes porta son attention sur les devoirs du prince et tenta de se faire les porte – parole du petit peuple et de la religion. Nous rattachons cette diversité d’attitudes à plusieurs données historiques, dont la position ambiguë de Mālik b. Anas vis-à-vis du prince.


In this study, I show that the attitudes of Mālikī jurists towards the ruler fall into three categories: rebellious, submissive, and reserved: Rebelious jurists participated in revolts and, in some cases, drew their swords against the ruler; submissive jurists – identified in the sources as ʿulamāʾ al-salāṭīn – performed favors for the ruler and emphasized the obligation of his subjects to submit to him; reserved jurists focused on the duties of the ruler and attempted to give voice to the common people and religion. I link these three positions to historical data, including the ambiguous position of Mālik b. Anas vis-à-vis the ruler. 


In: Islamic Law and Society