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  • Author or Editor: Pierre Jouventin x
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Abstract

In the king penguin, during the three months of incubation and the brooding stage, members of a pair alternate care duties on land with foraging trips. Contrary to most of the species of birds that nest at a fixed location, the king penguin carries its egg on its feet during incubation. This allows the incubating parents to move in the colony. Brooding or incubating parents moved on average 4.4 meters between egg-laying and the end of the brooding stage. This movement in a group of thousands of other birds reduced the reliability of visual cues for recovering the pair mate during the change-over. We showed that the difficulty in relocating the mate was more important during the brooding stage than during incubating. We confirmed earlier findings that acoustic communication was the main mode of communication during a change-over, and showed that the omnidirectional properties of sound allowed birds to reach more than five hundred other birds with each emitted call. Our experiments proved that the communication system is performed at short or medium range. On average, the birds identified their mate at a distance of 8.8 m. Seventy percent of the birds started the acoustic search of their mate when the distance was shorter or equal to this discrimination range, and so acoustic communication is a particularly efficient strategy in the king penguin. Chez le manchot royal (Aptenodytes patagonicus) le male et la femelle participent tous deux a l'incubation et a l'elevage du poussin. Si en general les oiseaux possedent un nid dont la position fixe aide les deux partenaires a se retrouver lors des releves, le manchot royal est une des rares especes sans nid. En effet, l'adulte incube et protege son oeuf ou son poussin sur ses pattes ce qui lui permet de se deplacer dans la colonie. Nous avons mesure un deplacement moyen de 4.4 metres entre le moment de la ponte et la fin de l'elevage individuel. Ce deplacement parmis des milliers d'autres oiseaux morphologiquement semblables rend tous reperes visuels inutilisables lors des releves entre male et femelle. Pour se reconnaitre individuellement, les manchots utilisent une signature acoustique. Nous avons montre que les proprietes omnidirectionelles du son permettent au manchot qui cherche son partenaire de communiquer potentiellement avec plus de 500 oiseaux pour chaque chant emis. La degradation rapide de la signature lors de la propagation du signal dans la colonie ne permet pas une communication a longue distance: les oiseaux identifient le chant de leur partenaires a une distance moyenne de 8.8 metres. La majorite des manchots royaux (70%) commencent a chanter a une distance inferieure ou egale a la portee du signal ce qui revele une strategie de communication particulierement efficace.

In: Behaviour

Abstract

Chez les Sphéniscidés, la reconnaissance individuelle est acoustique mais elle est facilitée par le repère topographique que constitue le nid. Chez le Manchot empereur, l'incubation est itinérante. Aussi son comportement vocal est-il particulièrement intéressant à étudier sous ses multiples aspects : 1) Par conditionnement, il a été mis en évidence que les fréquences audibles allaient de 30 à plus de 12 500 Hz. L'intervalle minimum perçu entre 2 sons a été obtenu par la même méthode: il est inférieur à 15 millisecondes alors que la résolution temporelle chez l'homme est de 50 millisecondes. 2) Par des mensurations de sonagrammes, il a été mis en évidence que les chants d'un même individu sont plus de 10 fois plus stables que ceux de l'ensemble de la population. La fixité du découpage temporel fournit une base physique à l'identification acoustique. 3) Après deux échecs dus aux difficultés du terrain, des expériences de phono-comportement ont pu être effectuées sur le Manchot empereur en vue de préciser le paramètre physique de l'identification vocale. Des enregistrements, certains modifiés, des chants du conjoint ont été diffusés aux mâles couveurs et leurs réactions ont été notées. Les résultats montrent que: l'identification vocale existe; l'identification peut se faire à l'aide seulement d'un fragment du chant du conjoint; la modification du rythme du chant (découpage temporel) empêche toute identification; la modification des fréquences du chant ne gène en rien l'identification. Le découpage temporel est donc bien l'élément déterminant de la reconnaissance individuelle chez le Manchot empereur. 4) Les chants des deux sexes ont été ramenés à des types structurels qui permettent d'ébaucher les régles de syntaxe de ce code. 5) Lorsqu'ils se trouvent à moins de 7 mètres l'un de l'autre, les chanteurs évitent de superposer leur chant. 6) Les couples se tiennent muets jusqu'à la ponte. Il a été montré expérimentalement que ce silence avait une valeur de survie en empêchant la formation de trios qui se formeraient par suite de l'absence de barrière territoriale. 7) Une série d'expérimentations a montré en particulier que les mouvements du poussin déclenchent l'adoption mais que les parents reconnaissent leur poussin par son chant. 8) La méthode de mesure des sonagrammes employée précédemment a permis de montrer qu'au niveau individuel, les chants des poussins sont aussi stables que ceux des adultes. Mais la variabilité au niveau de la population est moins grande ce qui entraine une différenciation moins nette des chants de poussins, en accord avec leur plus faible nombre. 9) Un poussin élevé par l'homme ignorait ensuite ses congénères. L'ontogenèse de son chant et de celui des poussins de la colonie a montré qu'à la différence des Manchots territoriaux, la structure du chant ne se modifiait quasiment pas chez cette espèce de l'éclosion au départ en mer, ce qui semble une autre adaptation à l'absence de territoire.

In: Behaviour

We studied the influence of marine resources during a year of abundance and another of extreme scarcity, on sexually selected ornaments of the king penguin (Aptenodytes patagonicus), a seabird with striking coloured ornaments in both sexes. Displaying birds started their breeding cycle with similar mean body mass each year, but both sexes had significantly larger yellow/orange auricular patches in the year of abundant resources. Colours of the auricular patches and breast were more pure in the good year, and both UV and yellow/orange colours of beak spots were brighter. Comparison of the mating process suggested lower levels of choosiness in both sexes during the unfavourable year, perhaps in order to pair more quickly and partly compensate for a marked delay in breeding initiation. Our results suggest that the expression of sexual traits may substantially vary under different environmental conditions, a predication of some models of mate choice and sexual selection.

In: Behaviour