Caligula et Camus

Interférences transhistoriques

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Sophie Bastien

Alors que le théâtre d’Albert Camus reçoit de plus en plus de considération de la part des universitaires, cet ouvrage se consacre à la meilleure pièce camusienne, Caligula. Il en propose une analyse structurelle, pour en faire ressortir toute la métathéâtralité, et définit les rapports complexes que celle-ci entretient avec la folie et le politique : il cerne ainsi dans leur interaction les motifs qui sont au cœur de l’œuvre. De plus, il établit des liens aussi riches que variés avec des textes historiographiques et des œuvres-phares de la littérature occidentale, qui préfigurent le personnage si puissant qu’est Caligula. En somme, il situe la pièce sur le triple plan d’une tradition philosophique et littéraire qui remonte à l’Antiquité, du renouveau théâtral qui marque le milieu du XXe siècle, et de la production de Camus dans son ensemble.
Il intéressera étudiants et professeurs qui se penchent sur la littérature française du XXe siècle, aussi bien que sur d’autres littératures, puisque par le biais camusien, il traite de la tragédie grecque, de Shakespeare, de Melville, de Pirandello… Il s’adresse plus spécialement à ceux qui étudient le théâtre, que ce soit dans une perspective historique, thématique ou esthétique.

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Edited by Sophie Bastien, Geraldine F. Montgomery and Mark Orme

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Edited by Sophie Bastien, Geraldine F. Montgomery and Mark Orme

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Edited by Sophie Bastien, Geraldine F. Montgomery and Mark Orme

La passion du théâtre

Camus à la scène

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Edited by Sophie Bastien, Geraldine F. Montgomery and Mark Orme

Voici enfin une somme critique consacrée aux multiples facettes de la relation entre Albert Camus et la scène de théâtre. Réunissant des exégètes camusiens aussi bien que des théâtrologues et des professionnels de la scène, elle embrasse une pluralité d’approches et de sensibilités. La première de ses quatre parties se concentre sur le répertoire dramatique de Camus : les pièces de son cru autant que ses adaptations scéniques de romans, ses traductions de pièces étrangères et les créations collectives. La seconde partie considère le praticien qui a expérimenté tous les métiers de la scène, et la veine théorique qu’il développe dans certains textes de réflexion. L’ensemble de cette première moitié du livre couvre ses nombreux accomplissements reliés au théâtre ; celui-ci apparaît dans toute sa polymorphie comme une sphère d’activité permanente sur le parcours camusien. La suite du livre examine la fortune scénique remarquable non seulement du corpus dramatique mais aussi de récits camusiens : d’abord en France (c’est l’objet de la troisième partie), puis à l’étranger (c’est l’objet de la quatrième et dernière partie). D’une façon inusitée, en se penchant sur la vie théâtrale contemporaine, elle met vigoureusement au jour l’actualité de l’œuvre fictive de Camus à l’échelle occidentale.