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Stephen Eskildsen

Abstract

An "emergency death meditation" is a psychic technique performed by a religious adept who has yet to attain the desired level of perfection but faces imminent death. This essay examines a few Daoist examples of such techniques endorsed in late Tang or early Song internal alchemical texts, such as the Taibai huandan pian, Zhen longhu jiuxian jing, and Dongyuanzi neidan jue. These texts describe emergency death meditation methods whereby the practitioner hopes to "enter the womb", "change the dwelling", "repel the killer demons" or "flee the numbers". The intended result is that the Spirit either transfers to another womb or body (in the cases of "entering a womb" and "changing the dwelling") or manages to stay on in its accustomed body (in the cases of "expelling the killer demons" and "fleeing the numbers"). In either case, the adept hopes subsequently to resume training and persevere in it until the Spirit is rendered pure yang and the loftiest mode of immortality is attained. The essay also discusses the intriguing parallels and possible connections between these emergency death meditations (especially "entering the womb") and those taught and practiced in Tantric Buddhist circles. Une "méditation d'urgence au moment de la mort" est une technique psychique utilisée par un adepte n'ayant pas encore atteint le niveau désiré de perfection mais confronté à une mort imminente. Cet article examine quelques exemples taoïstes de telles techniques approuvées par des textes d' alchimie interne datant de la fin des Tang ou du début des Song, tels le Taibai huandan pian, le Zhen long – hu jiuxian jing et le Dongyuanzi neidan jue. Ces texts décrivent des méthodes de méditation d' urgence face à la mort grace auxquelles l'adepte espère "entrer dans l'utérus", "changer de résidence", "repousserles démons tueurs" ou "fuir les nombres". Le résultat attendu est soit que l'Esprit émigre vers un autre utérus ou un autre corps, soit (dans les cas "repousser les démons tueurs" et "fuir les nombres") qu'il réussisse à rester dans son corps habituel. Dans un cas comme dans l'autre l'adepte espère reprendre par la suite sa preparation et persévérer jusqu'à ce que son Esprit devienne pur yang et atteigne le niveau suprême d'immortalité. L'article aborde également les parallèles intéressants et les connexions possibles entre ces techniques de méditation d'urgence (en particulier "entrer dans l'utérus") et celles qui étaient enseignées et pratiquées dans les milieux du bouddhisme tantrique.

Stephen Eskildsen

Miao Shanshi (fl. 1324), in his Chunyang dijun shenhua miaotong ji, a large collection of stories about the legendary immortal Lü Dongbin, denounces as spurious and fallacious the three so-called “Zhong-Lü texts” (Zhong-Lü chuandao ji, Lingbao bifa, and Xishan qunxian huizhen ji) that claim to convey the inner alchemical teachings learned and practiced by Lü Dongbin. So why did Miao Shanshi, who saw himself as a champion of Quanzhen Daoist orthodoxy and defender of Lü Dongbin’s true legacy, so disdain these texts? Clues for answering this question are to be found in the dialogue between Zhongli Quan and Lü Dongbin recorded in the Miaotong ji’s sixth episode. Miao Shanshi’s editorial comments provide further hints as to what he objected to in the Zhong-Lü texts, as well as to how he himself may have arrived at his notion of what Lü Dongbin learned, practiced, and later taught. Attention is here also paid to another work of his, entitled Xuanjiao dagong’an. Miao Shanshi’s inner alchemical methods, which he considered the true teachings of Lü Dongbin, compared to those advocated in the Zhong-Lü texts, are much less complicated and seem to essentially consist of making the mind clear and calm while slowing down one’s breathing.


Miao Shanshi (fl. 1324), dénonce dans son Chunyang dijun shenhua miaotong ji (Miaotong ji ; une vaste collection de récits sur l’immortel légendaire Lü Dongbin), les trois textes dits de la tradition “Zhong-Lü” (Zhong-Lü chuandao ji, Lingbao bifa et Xishan qunxian huizhen ji). Il affirme que ces textes réputés exposer les techniques d’alchimie intérieure reçues et pratiquées par Lü Dongbin sont en réalité apocryphes et erronées. Pourquoi Miao Shanshi, qui se présente comme un pilier de l’orthodoxie du taoïsme Quanzhen et un gardien de l’héritage de Lü Dongbin, rejette-t-il ces textes avec autant de virulence ? La réponse se trouve en bonne partie dans le dialogue entre Zhongli Quan et Lü Dongbin exposé dans le 6e épisode du Miaotong ji. Miao Shanshi dans ses commentaires à son propre récit fournit des éléments supplémentaires sur son opposition à ces textes et sur sa propre façon de concevoir ce que fut l’enseignement de Lü Dongbin. La vision de l’orthodoxie défendue par Miao Shanshi est encore analysée dans une autre de ses œuvres, le Xuanjiao dagong’an. L’article conclut que les méthodes d’alchimie intérieure défendues par Miao Shanshi (et qu’il considère comme représentant l’enseignement authentique de Lü Dongbin) sont bien moins complexes techniquement que celles exposées dans les textes Zhong-Lü, et consistent essentiellement à rendre l’esprit clair et calme en ralentissant sa respiration.