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En 1929, le fondateur du mouvement surréaliste, André Breton, s’est senti l’appel «POUR LA PROFONDE, LA VERITABLE OCCULTATION DU SURRÉALISME.» Plusieurs surréalistes autour Breton ont porté de l’intérêt à l’occultisme et à des traditions peu conventionnelles ou mêmes rejetées à partir des années 30 et plus particulièrement à partir des années 40 et au-delà. Curieusement, les femmes artistes opérant dans l’orbite du surréalisme étaient parmi les plus ardents partisans de l’occulte, des spiritualités alternatives et des mythologies païennes. Le travail de Leonora Carrington, Ithell Colquhoun, Leonor Fini, Valentine Penrose, Remedios Varo et autres fournit des exemples illustratifs de la réception du surréalisme et de l’emploi de l’occultisme et de la religiosité hétérodoxe. L’iconographie formulée par ces artistes est remplie des symboles ésotériques mais articule également les questions de pouvoir et de créativité féminine, attestant d’un usage féminin/féministe des images ésotériques.

L’objectif principal de cet article consiste à engager la notion de l’occulture de Christopher Partridge à l’examen du lien entre l’occultisme et l’art surréaliste et de sa pratique par les femmes. L’article va tenter de mettre en lumière les enquêtes surréalistes des femmes dans les sciences occultes et leurs crédits, leurs adaptations et leur rencontre avec l’occulture depuis les années 30 et jusqu’aux années 50. Le document sera mis à illustrer dans quelle mesure l’appel de Breton pour l’occultation a touché une corde sensible de ses collègues de sexe féminin et d’esquisser la perception surréaliste de l’occultisme à travers le prisme des préoccupations des femmes concernant l’identité de sexe, l’égalité sociale/culturelle et l’autorité artistique. En outre, il mettra l’accent sur leur travail visuel qui aspire à démontrer comment la préoccupation surréaliste avec l’occulture a été véhiculée par leurs pratiques visuelles.

In: Aries
In: Lux in Tenebris