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Edited by Isabelle Roussel-Gillet and Évelyne Thoizet

Dirigé par Roussel-Gillet et Evelyne Thoizet, La miniature, dispositif artistique et modèle épistémologique s’interroge sur les nouvelles fonctions de la miniature à la croisée des arts, de l’architecture, de la littérature, des sciences et des techniques, depuis le début des années 1960. Ludique, cognitive, didactique, la miniature permet d’abord d’approcher, de comprendre et de dominer la complexité du réel (maquette, modèle réduit, maison de poupée, diorama, aquarium, etc.) mais elle constitue aussi une œuvre d’art à part entière qui change notre rapport au monde et modifie notre regard. Contrairement au fragment et au détail, souvent étudiés, elle représente l’objet dans sa totalité en changeant d’échelle, et ouvre la connaissance et l’imagination à de nouveaux mondes.

Co-edited by Isabelle Roussel-Gillet and Evelyne Thoizet, La miniature, dispositif artistique et modèle épistémologique focuses on the new functions of the miniature at the crossroads of visual arts, architecture, literature, technology and sciences since the early 1960s. Playful, cognitive or didactic, the miniature (as model, dollhouse, aquarium, diorama…) allows us to approach, understand and perhaps dominate a complex reality. Many contemporary artists consider the miniature as a fully-fledged work of art which changes our relationships with the world and modifies our perception. Contrary to the often-studied detail, ornament or fragment, the miniature provides a complete vision of the depicted object in a different scale, and opens knowledge and imagination to new worlds.

L’ écho de la correspondance

L’ influence musicale sur la création beckettienne

Virginie Podvin

). D’ ailleurs, parmi ceux qu’ il surnomme les “Tarquin de l’ art,” qui le happent “par la peau du cou,” figurent Rembrandt, Halse, Titien, Rubens et Beethoven (2014, 485). Malgré ce constat, les deux lignes de fuite n’ ont jamais eu traitement égal. Si le modèle pictural est connu, reconnu et ô

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Martin Gosman

L'aventure extraordinaire d'Alexandre a fait de lui un héros hors du commun dont les échos ont rencontré des interprétations bienveillantes et enthousiastes aussi bien que des commentaires franchement négatifs. Pour les uns Alexandre était le roi modèle que les princes de ce monde feraient bien d'imiter: tout succès serait alors garanti. Pour les autres le comportement du jeune roi constituait un anti-exemple: son arrogance, son hybris étaient inacceptables, voire pernicieux. Chaque société réceptrice a ainsi récrit l'aventure dans la perspective qu'elle a jugée fonctionnelle.
Le travail que voici présente pour la première fois l'évolution des réécritures consacrées à Alexandre le Grand dans la littérature française du 12e siècle depuis le texte d'Albéric (début du siècle) jusqu'au Vengement Alixandre de Gui de Cambrai (vers 1191). Entre ces deux textes-là on trouve l' Alexandre décasyllabique, le Fuerre de Gadres mis sur le compte d'un certain Eustache, l' Alexandre en Orient de Lambert le Tort, la Mort Alixandre, les versions conservées par les manuscrits Arsenal et Venise, le Roman de toute Chevalerie attribué à Thomas de Kent, la Venjance Alixandre de Jehan le Nevelon ainsi que le grand Roman d'Alexandre, terminé vers 1184/5, par Alexandre de Bernai dit de Paris, où Alexandre est vraiment le roi modèle.
Ce dernier texte se distingue d'ailleurs non seulement des autres réécritures en territoire français de par sa solide charpente organisatrice (son compilateur l'a voulu example fonctionnel), mais aussi de par le fait qu'il est le seul à avoir occasionné de nombreuses suites et interpolations,- parmi lesquelles, entre autres, les fameux Vœux du Paon de Jacques de Longuy-on (1313/4). La compilation d'Alexandre de Bernai dit de Paris est devenue, et ce à juste titre, la vulgate de la tradition française. A travers les analyses des différentes réécritures françaises de la vie du grand Macédonien que nous a léguées le 12e siècle se profile le statut unique du grand roman antique qu'est le Roman d'Alexandre.

Les Illusions perdues du roman

L’abbé Prévost à l’épreuve du romanesque

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Alexandre Duquaire

Les Illusions perdues du roman s’interroge sur la trajectoire du romancier Prévost à partir de ses deux derniers romans, les Mémoires d’un honnête homme et le Monde moral. Proches par leur intrigue comme par leur structure, ces œuvres obéissent à un double mouvement de retour au romanesque et de rejet du romanesque, que la présente étude analyse à la lumière des autres romans de Prévost. Ainsi envisagés dans l’ensemble de son œuvre, les Mémoires d’un honnête homme et le Monde moral revêtent leur juste dimension. La convocation d’un matériau hérité des années 1730 souligne, dans ces récits, l’approfondissement d’une réflexion sur le romanesque, dont les modalités se renouvellent. S’inspirant du modèle structurel des Voyages du capitaine Robert Lade, l’auteur poursuit en effet une ambition anthropologique comparable à celle qui anime L’Histoire Générale des voyages. Cependant, parce que le roman en constitue le véhicule, celle-ci débouche sur une critique de l’illusion, derrière laquelle se lit aussi une critique originale du roman contemporain.