Search Results

You are looking at 1 - 2 of 2 items for :

  • All: spectacle x
  • Art History x
  • Primary Language: French x
Clear All

Series:

Sophie Marchand

Les débats qui entourent, dans les années 1780 la décision de faire asseoir le parterre des théâtres officiels parisiens révèlent l’importance de la posture corporelle du spectateur et ses liens avec la manière dont celui-ci interprète le spectacle et y participe. Deux argumentaires s’opposent sous la plume des partisans du parterre assis et des nostalgiques du parterre debout. Les premiers entendent policer le spectacle, en instaurant au sein du parterre une discipline des corps, supposée garantir une contrainte des esprits. Face à eux, d’autres penseurs, hostiles à la réforme, reconnaissent au corps des compétences et des droits à l’interprétation et attribuent à la position debout le pouvoir de transcender les corps individuels des spectateurs en corps collectif du public, par la magie d’une forme d’alchimie, propre à la réception théâtrale. Qu’on cherche à la contenir ou, au contraire, à favoriser son avènement, cette « électricité du théâtre » représente le point de jonction entre corps et interprétation, singulier et collectif, esthétique et politique.

Series:

Charlène Deharbe

Tout semble opposer le théâtre au récit de soi. Le premier se rattache aux arts du spectacle, tandis que le second relève de l’intime. Genre littéraire emblématique du XVIIIe siècle, le roman-mémoires invite à dépasser cette opposition. S’il place l’expérience vécue au cœur de son écriture, il s’approprie également le langage de la scène comique ou tragique au profit d’une fiction de l’intériorité. Ce livre montre ce que le roman-mémoires doit au théâtre, en étudiant comment son écriture s’élabore à partir de différents emprunts et procédés caractéristiques de la scène. En s’inventant au sein d’une culture dominée par le goût du spectacle, ce genre lègue ainsi à la littérature à venir les éléments constitutifs d’un langage de l’intime.

Theatre and fictional memoir are supposedly opposites: the former has to do with the performing arts, while the latter focuses on the intimate side of life. A literary genre emblematic of the eighteenth century, fictional memoir invites readers to move beyond this assumption. Although lived experience is at the heart of the memoir, such fiction also appropriates the language of comedy or tragedy for the benefit of a novel of interiority. This book highlights fictional memoir’s debt to the theatre, while examining how its writing developed based on various borrowings and processes characteristic of the stage. By self-inventing within a culture dominated by enthusiasm for stage performance, this genre thereby endowed future literature with the constitutive elements of a language of the intimate.