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  • All: reconciliation x
  • Biblical Theology x

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Laurence Decousu

Abstract

Dans ce chapitre, deux catégories d’Ariens sont distinguées : les Ariens de la romanité chrétienne au IVe siècle et les Ariens d’origine germanique. Les sources relatives à la réconciliation des Ariens issus de la romanité chrétienne montrent des modalités d’application du rituel inchangées au IVe siècle. En revanche, les modalités de réconciliation des Ariens d’origine germanique en Gaule, en Hispanie, et en Italie, révèlent une adaptation majeure à leur égard : les Ariens des tribus barbares sont dispensés d’une réconciliation par la pénitence canonique, en vertu de leur statut militaire incompatible avec la réglementation post-pénitentielle (excepté en Afrique). Une onction est par ailleurs pratiquée dans le cadre de leur réconciliation en Gaule et en Hispanie. Cette chrismation est la réitération d’un rite déjà reçu dans les assemblées ariennes. Cette réitération n’est pas conditionnée par des impératifs pneumatologiques, mais résulte de la non-reconnaissance en amont du clergé arien germanique qui a confectionné le chrême de cette chrismation – cette non-reconnaissance ayant entraîné la nullité du chrême arien et donc des chrismations accomplies avec ce chrême. On observe toutefois des pratiques différentes en Italie et en Afrique, où aucune chrismation n’a été mise en œuvre dans la réconciliation des Ariens germaniques. En Italie cependant, la dimension christologique de la chrismation postbaptismale, et ses enjeux en contexte arien, ont poussé certains milieux cléricaux à revendiquer la nullité des chrismations ariennes – en vain semble-t-il –, malgré une reconnaissance du clergé arien dans cette partie de l’Europe. Enfin, les dernières sections de ce chapitre énumèrent les différents documents romains produits jusqu’à Grégoire le Grand, relatifs à la réconciliation des Ariens germaniques, des Nestoriens, et des Monophysites. Cette documentation témoigne d’une évolution dans la réconciliation des séparés. La grande Église a reconnu à des séparés, des Nestoriens et des Monophysites, la possibilité de recevoir l’Esprit dans la séparation. À la même époque, des juridictions occidentales vont même jusqu’à reconnaître la possession de l’Esprit à certains Novatiens et Donatistes. Enfin, on observe un autre type d’évolution dans la discipline pénitentielle à l’intérieur des frontières de la catholicité. Cette évolution intervient au niveau de la perception de la gravité des péchés qui auparavant entraînaient une perte ou une non-possession de l’Esprit. Les critères d’évaluation ne sont plus les mêmes qu’au IIIe siècle pour dire qu’un pécheur possède ou ne possède pas l’Esprit. La non-possession et la perte de l’Esprit vont peu à peu ne plus concerner que les cas les plus extrêmes, mais les critères d’évaluation varient encore jusqu’à l’époque mérovingienne, selon les juridictions ecclésiales en Europe et en Afrique.

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Laurence Decousu

Abstract

Ce chapitre montre la continuité du rituel à l’égard des Donatistes également. Il présente d’abord l’apport de la documentation canonique en matière de réconciliation des Donatistes, laïcs et clercs, en Afrique aux IVe et Ve siècles. Il souligne ensuite l’apport précieux d’Augustin pour éclairer les principes pneumatologiques qui gouvernaient la réitération de l’imposition des mains associée au don de l’Esprit dans la réconciliation des séparés et des pénitents. Ces principes s’expliquent par une conception de l’effusion de l’Esprit très éloignée du modèle scolastique élaboré à l’époque médiévale : pour l’Église ancienne, la communication de l’Esprit avec ses dons résulte de l’immédiateté d’un agir divin libre et souverain ; elle n’est pas le fruit d’une transmission résultant d’un rite agissant ex opere operato accompli une fois pour toutes. L’imposition des mains, rappellera Augustin, « n’est qu’une prière » ; et d’ailleurs, « on peut la réitérer ». Les rites du culte chrétien ne sont pas considérés comme l’assurance ou la garantie d’un don effectif de l’Esprit. Les usages de l’Église ancienne dans la réconciliation des pénitents montrent comment la perte de l’Esprit par le pécheur conduisait à prier pour une nouvelle initiative de la part de Dieu, consistant en une réédition du don de l’Esprit en faveur du pécheur repenti. Enfin, comme pour les Novatiens, on note aussi qu’aucune onction n’était pratiquée dans la réconciliation des Donatistes : ni en Afrique, ni en Gaule, ni en Hispanie (hormis Barcelone), ni à Rome.

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Laurence Decousu

Abstract

Les documents relatifs à la réconciliation des Novatiens ont engendré plusieurs polémiques parmi les commentateurs modernes. Ces documents permettent pourtant de commencer à mieux saisir les principes pneumatologiques qui sont à l’origine d’un certain nombre de pratiques anciennes non élucidées, concernant l’usage de l’imposition des mains associée au don de l’Esprit dans l’initiation, les ordinations, et la réconciliation des séparés et des pénitents, laïcs et clercs. Les communautés chrétiennes ont opéré un discernement au cours des deux premiers siècles de leur histoire. Une véritable théologie de l’observation est à l’origine de ce discernement concernant la possession ou la vacance de l’Esprit chez un croyant. À l’origine, on n’impose pas la main à celui qui est déjà en possession de l’Esprit, mais seulement à celui qui l’a perdu ou qui ne l’aurait pas encore reçu. Cette pneumatologie a continué de fonctionner après la fixation des rites dans les liturgies de l’initiation et des ordinations. L’imposition des mains postbaptismale effectuée sur les néophytes avait la même finalité que celle effectuée sur les clercs dans les ordinations ; elles ont une origine commune : l’épiclèse associée à ces impositions des mains demandait à Dieu de donner son Esprit au néophyte ou à l’ordinand au cas où ceux-ci ne l’auraient pas reçu. En vertu de cette pneumatologie, ces impositions des mains étaient réitérées dans la réconciliation des laïcs (d’origine catholique ou séparée), et tout autant dans la réconciliation des clercs (d’origine catholique ou séparée) quand ceux-ci étaient reçus dans leur rang : soit parce que ces deux catégories de pénitents, laïcs et clercs, avaient perdu l’Esprit (cas des pénitents d’origine catholique) ; soit parce qu’elles ne l’avaient encore jamais reçu (cas des séparés). Ce chapitre expose aussi plus précisément les modalités d’application des règles pénitentielles à l’égard des clercs faillis, ou d’origine séparée, réconciliés dans leur rang moyennant une dispense exceptionnelle. Il montre en outre la continuité du rituel à l’égard des Novatiens durant toute la période patristique.

Nicoletta Gatti and Daniel Yeboah

Reconciliation While many can be repelled by the language of the imprecatory psalms, there is a long list of people for whom these psalms are relevant friends and a journey toward healing. Commenting on Ps 137, Brueggemann asks very important questions: Can there be a claim that overrides forgiveness for the

Mark W. Hamilton

the sample address to Yhwh seems garbled, it does at least express a desire for reconciliation with the deity and thus the redirecting of Israel’s history in a more positive direction. Israel will renounce its confidence in Assyrian power, opting instead for Yhwh’s guardianship. 13 That is, the text

„Der Felsen aber war Christus“ (1 Kor 10,4)

Überlegungen zu Funktion und Bedeutung einer schwierigen paulinischen Bemerkung

Daniel Lanzinger

Renewals. Interpretative Authority, Renewed Revelation and the Quest for Perfection in Jewish Antiquity (JSJ.S 53), Leiden 2010, 207–218, hier: 209. 43 Vgl. z. B. M. M. Mitchell , Paul and the Rhetoric of Reconciliation. An Exegetical Investigation of the Language and Composition of 1 Corinthians

Sōtēria: Salvation in Early Christianity and Antiquity

Festschrift in Honour of Cilliers Breytenbach on the Occasion of his 65th Birthday

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Edited by David du Toit, Christine Gerber and Christiane Zimmermann

In Sōtēria: Salvation in Early Christianity and Antiquity, an international team of scholars assembles to honour the distinguished academic career of New Testament scholar Cilliers Breytenbach. Colleagues and friends consider in which manner concepts of salvation were constructed in early Christianity and its Jewish and Graeco-Roman contexts. Studies on aspects of soteriology in the New Testament writings, such as in the narratives on Jesus’ life and work, and theological interpretations of his life and death in the epistolary literature, are supplemented by studies on salvation in the Apostolic Fathers, Marcion, early Christian inscriptions and Antiochian theology. The volume starts with some exemplary studies on salvation in the Hebrew Bible, the Dead Sea scrolls, the Septuagint, and popular Graeco-Roman literature and philosophy. Furthermore, some contributions shed light on the ancient cultural background of early Christian soteriological concepts.

Sébastien Doane and Nathan Robert Mastnjak

context. “The Witness Blanket stands as a national monument to recognise the atrocities of the Indian Residential School era, honour the children, and symbolise ongoing reconciliation.” 7 Our intertextual work will interpret an ancient biblical text that evokes a metaphorical narrative violence towards

Series:

Edited by Cilliers Breytenbach and Christoph Markschies

The chapters in this volume cover all aspects of the work of Adolf Deissmann (1866–1937). Following his main works, the authors highlight crucial aspects and impulses from his philological work on the New Testament, including the interpretation of Paul, Light from the Ancient East, the social status of the first Christians, and the lexicography of the New Testament. His background in the Lutheran Church of Hessen-Nassau, his contribution to the ecumenical movement together with Nathan Söderblom and through the Evangelische Wochenbriefe during World War II, and his role as rector of the Berlin University in 1930/1931 are also discussed. The contributions illustrate that notwithstanding his ecumenical engagement, Deissmann never gave up his scholarly work. The essays trace the influence of his philological and historical work among his students and place contemporary debates on Deissmann as philologist and theologian in their historical context.

Dieser Band widmet sich in neun Einzelbeiträgen der gesamten Breite des Schaffens von Adolf Deissmann (1866–1937). Entlang der Hauptwerken werden wesentliche Aspekte und Impulse aus seiner philologisch orientierten Arbeit am Neuen Testament neu gewürdigt (Interpretation der Paulusbriefe, Licht vom Osten, „Unterschichtenthese“, neutestamentliche Lexikographie etc.). Daneben geht es um seine Herkunft aus der Evangelischen Kirche in Hessen-Nassau, um sein Wirken in der Ökumene am Beispiel der Beziehung zu Nathan Söderblom und der Arbeit an den Evangelischen Wochenbriefen im Ersten Weltkrieg sowie um seine Rolle als Rektor der Berliner Universität von 1930 bis 1931. Die Beiträge zeigen, dass Deissmann trotz seines ökumenischen Engagements seine wissenschaftliche Arbeit nicht aufgegeben hat. Die Aufsätze gehen den Wirkungen seiner philologisch-historischen Arbeit unter seinen Schülern nach und stellen die zeitgenössischen Debatten um den Philologen und Theologen Deissmann in ihren historischen Kontext.