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L’œuvre de Richard Millet, né en 1953, s’impose aujourd’hui comme l’une des plus importantes de ces vingt dernières années. L’objet de ce livre, le premier qui lui soit exclusivement consacré, est d’en éclairer la profondeur singulière, en montrant comment elle dépasse à la fois la géographie et l’autobiographie dans une véritable invention du pays, au double sens de création littéraire et de mise au jour d’un territoire secret. Pour en établir la genèse, il était indispensable de remonter aux livres brefs de la première période, trop souvent négligés au profit des grands romans publiés à partir de La Gloire des Pythre. On suivra donc d’abord le cheminement obstiné d’une écriture entre « matière de Corrèze » (Viam et le plateau de Millevaches) et « matière d’Orient » (les années d’enfance au Liban), dans un dialogue du natal et du lointain qui rend possible le passage au roman. Puis, l’étude du territoire de « Siom », tel que le fondent et l’explorent les cinq romans publiés de La Gloire des Pythre à Ma vie parmi les ombres, sera conçue comme celle d’un « pays apocryphe » (selon Faulkner), nourri des souvenirs et de l’imaginaire du romancier, entre restitution et légende, dans la riche polyphonie des voix narratives.
Author: Avigdor Levy

The Turkish term millet (from Ar. milla; Ott. Tur. pl. milel; mod. Tur. pl. milletler) originally meant both a religion and a religious community. In the nineteenth century, while retaining its original meanings, it also came to denote such modern concepts as nation and nationality. The term

Türkisch-osmanischer Begriff für Religion, Religionsgemeinschaft, später auch für Nation. Das Millet-System wurde im Osmanischen Reich im 19. Jahrhundert im Zuge politischer Reformen eingeführt. Es versprach den Angehörigen der anerkannten Religionsgemeinschaften der Christen und Juden die

The term millet (from the Arabic milla, “religious community”) in the Ottoman Empire denoted non-Muslim religious groups [1. 69]. The first attestation is from 17th-century Aleppo, where it denoted communities of Christians and Jews who, while not Ottoman subjects, were living temporarily in the